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Microfinance blockchain et crédit DeFi : ce que la finance on-chain a vraiment financé

Microfinance blockchain et crédit DeFi lus à travers les défauts réels : Goldfinch, Jia, Credix, tontines, ce que les prêteurs ont récupéré.

Intermédiaire 28 min de lectureMis à jour À lire d'abord : Transfert d’argent crypto vers l’Afrique : ce que coûtent vraiment les stablecoins, étape par étape
Une ville, des personnes, des billets, une poignée de main et une chaîne
Sommaire
  1. Prêt crypto sans garantie : pourquoi quelqu’un doit juger l’emprunteur
  2. Comment est construit le crédit DeFi dans les pays émergents : trois couches, une seule on-chain
    1. Microfinance blockchain : Jia et les expériences de petits tickets
    2. Le problème de l’identité : Kiva Protocol en Sierra Leone
  3. Crédit privé tokenisé : Goldfinch, Centrifuge et Credix
    1. Goldfinch : un Senior Pool qui prêtait à des fonds de crédit
    2. Trois échecs nommés et un groupe encore en recouvrement
    3. De Prime à la liquidation progressive en 2026
    4. Centrifuge : des pools Tinlake aux fonds tokenisés
    5. Credix au Brésil : un portefeuille sans dépôts
  4. Tontine blockchain : la version honnête de l’idée
    1. Ce qu’un contrat peut et ne peut pas faire respecter
    2. Ce qui existe en novembre 2026
  5. Résultats et défauts : ce que disent les chiffres
    1. Rendement du prêteur contre coût pour l’emprunteur
    2. Pourquoi on-chain n’a pas voulu dire moins de défauts
  6. Comment juger un pool de crédit on-chain avant d’y mettre de l’argent
  7. Les règles pour les lecteurs en France, dans l’UE, aux États-Unis et au Royaume-Uni
  8. Ce que cela change pour les emprunteurs des pays émergents

En octobre 2021, un financeur kényan de motos-taxis a emprunté 5 millions de dollars à un blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool de déposants en crypto. Tugende Kenya a versé ses intérêts, 53 400 dollars par mois selon TechCrunch, jusqu’en mai 2023, puis s’est arrêté. Un examen avait déjà retracé 1,9 million de dollars envoyés à sa société sœur en Ouganda, contrairement aux termes du prêt. Le dossier s’est clos en novembre 2024 sur un dernier paiement de 460 000 dollars. En juin 2026, les détenteurs du jeton du prêteur, Goldfinch, ont voté l’arrêt du développement et le passage en « mode maintenance », c’est-à-dire la seule collecte de ce qu’wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il reste à recouvrer.

Cette histoire contient l’essentiel de ce cours sur la microfinance blockchain et le crédit DeFi dans les pays émergents. Le financement était on-chain et le registre public. Le jugement sur l’emprunteur, les clauses, le recouvrement et la créance juridique se trouvaient hors chaîne, là où un smart contract n’a aucune prise.

Ce cours fait suite à notre leçon sur les transferts d’argent en crypto vers l’Afrique, car un lecteur qui envoie de l’argent à sa famille est aussi un prêteur potentiel pour ces mêmes économies. La question est donc simple : que financeraient vos dollars, et qui supporterait la perte ?

Prêt crypto sans garantie : pourquoi quelqu’un doit juger l’emprunteur

Le prêt DeFi ordinaire fonctionne parce que l’emprunteur dépose plus de crypto qu’il n’en retire, un mécanisme expliqué dans notre guide du prêt et de l’emprunt en crypto. Si la garantie baisse, un bot la vend. Personne n’a besoin de connaître le nom de l’emprunteur. Une clinique de Nairobi ou une boutique de Manille n’a pas de réserve d’ether à bloquer, et c’est précisément pour cela qu’elle a besoin d’un prêt. Sans garantie en crypto, c’est un humain qui doit décider qui remboursera probablement.

Le besoin est réel. Le rapport MSME Finance Gap de l’IFC et de la Banque mondiale, publié en mars 2025, chiffre à 5,7 billions de dollars la demande de crédit formel non satisfaite des petites entreprises des économies émergentes et en développement, soit environ 19 % de leur PIB, sur des données de 2019. C’est un stock, pas un flux annuel. Côté ménages, le Little Data Book on Financial Inclusion 2025 de la Banque mondiale indique que 70,4 % des adultes d’Afrique subsaharienne ont emprunté en 2024, et seulement 12,4 % de façon formelle. Les gens empruntent en permanence : à des proches, à des commerçants, à des groupes d’épargne, comme l’a montré la leçon sur la DeFi en Afrique pour les services financiers en général.

L’argument crypto, à partir de 2021, était simple : des déposants en quête de rendement d’un côté, des petites entreprises à court de capital de l’autre, et une blockchain pour supprimer les intermédiaires. Les déposants sont bien venus. Le bilan bascule à l’étape suivante : atteindre les petites entreprises et se faire rembourser.

Comment est construit le crédit DeFi dans les pays émergents : trois couches, une seule on-chain

Chaque produit de ce cours, quelle que soit sa marque, repose sur trois couches. Lire un pool commence par nommer qui occupe chacune d’elles.

  • La couche d’origination trouve l’emprunteur, vérifie ses comptes, fixe les conditions et surveille le respect des clauses. Elle est tenue par des personnes, dans le pays de l’emprunteur ou via un fonds de crédit, et ne touche jamais un bloc.
  • Le financement est la partie sur la chaîne : les déposants envoient des USDC à un contrat, reçoivent un jeton qui représente leur part et voient arriver les remboursements.
  • Côté exécution, il y a un contrat de prêt soumis à un droit national, une sûreté sur des actifs, un compte bancaire et, au bout du compte, un avocat dans la juridiction de l’emprunteur.

Un contrat peut cesser de payer, déprécier un prêt selon un calendrier et enregistrer qui possède quoi. Il ne sait pas lire un relevé bancaire, remarquer que de l’argent a circulé entre deux sociétés sœurs, ni saisir une moto. Les montages diffèrent surtout par qui assure la première couche. Goldfinch utilisait des pools à emprunteur unique, avec une tranche junior de « Backers » censés faire les vérifications, et un Senior Pool qui répartissait les dépôts entre tous. Le premier pool de Jia sur Huma, plafonné à 100 000 dollars, avait Jia elle-même comme prêteur sur le terrain. Credix gérait une place de marché pour prêteurs institutionnels.

Un smartphone, des nœuds reliés, un document signé et un marteau de juge sur fond sombre
Seul le financement se trouve on-chain : l'analyse du risque et l'exécution restent aux mains de personnes, de contrats et de tribunaux.

Microfinance blockchain : Jia et les expériences de petits tickets

Jia fut ce qui ressemblait le plus à du vrai microcrédit on-chain. TechCrunch rapportait en mai 2023 qu’elle avait levé 4,3 millions de dollars en amorçage, plus 1 million de dollars de liquidité on-chain engagée, pour prêter de 200 à 5 000 dollars à de petites entreprises du Kenya et des Philippines, à environ 2 à 6 % par mois. Cela fait 24 à 72 % par an en taux simple. Cela paraît dur jusqu’à ce qu’on rapporte quelques dollars d’intérêts au coût de gestion d’un prêt de 200 dollars ; le directeur général de Jia, Zach Marks, a indiqué à TechCrunch que ce taux représentait environ un tiers de ce que facturait un prêteur fintech de consommation typique. Les emprunteurs qui remboursaient gagnaient des points, destinés à devenir des jetons échangeables contre une part des profits de Jia.

Jia a déclaré en 2023 qu’un pool de 100 000 dollars sur Huma avait financé plus de 500 emprunteurs, et en février 2024 elle a annoncé à CoinGeek avoir dépassé 2 millions de dollars d’origination et 2 000 chefs d’entreprise aux Philippines et au Kenya. Ce sont des chiffres de l’entreprise relayés par la presse, pas des chiffres audités, et d’autres publications de Jia donnent des nombres d’emprunteurs différents pour les mêmes premières semaines. Même pris tels quels, deux millions de dollars sont une erreur d’arrondi face à 5,7 billions.

Jia aujourd’hui (site consulté le 2 novembre 2026) décrit autre chose : du financement de factures aux Philippines via Jia Financing, Inc., une société de financement régulée par la SEC philippine, qui avance jusqu’à 90 % d’une facture pour des frais de 1 à 5 %. La page ne mentionne ni pool on-chain ni Kenya. Elle revendique un taux de pertes sur prêts inférieur à 1 %, sans date et sans audit, pour autant que la page le montre. Elle ne dit ni quand ni pourquoi le modèle a changé. Ce qu’elle décrit est un prêteur régulé, sans pool public en vue.

EthicHub a pris une voie voisine. DefiLlama le décrit encore comme un protocole qui finance de petits agriculteurs et affiche 184 dollars de TVL, avec environ 1,05 million de dollars indiqués comme empruntés au 2 novembre 2026. Sa page d’accueil vend désormais du café vert de spécialité du Mexique, de Colombie, du Brésil et du Honduras et ne montre aucune offre de prêt. Ne considérez ni l’un ni l’autre comme un produit de crédit DeFi actif.

Huma elle-même illustre bien cette dérive. DefiLlama l’affichait à environ 369,9 millions de dollars de staking or liquidity, measured at current market prices. It is the main size metric in DeFi.">TVL le 2 novembre 2026, mais elle décrit maintenant son rendement comme issu de flux de paiement, et rien dans ce chiffre n’indique que de petites entreprises africaines ou asiatiques soient financées.

Le problème de l’identité : Kiva Protocol en Sierra Leone

Kiva, l’organisation de microcrédit, s’est attaquée à la racine du problème plutôt qu’au financement. Son annonce de 2019 décrivait une plateforme nationale d’identité numérique en Sierra Leone, bâtie avec le gouvernement et deux agences de l’ONU, sur laquelle les citoyens pourraient détenir une identité vérifiable, avec un système national d’information sur le crédit prévu avec la banque centrale. Sans dossier de crédit, pas d’analyse du risque : la logique était juste. Le projet n’a pas duré. Une bannière sur la même page indique aujourd’hui, en anglais : « Kiva will sunset operations of Kiva Protocol, effective June 30, 2022 » (Kiva mettra fin aux activités de Kiva Protocol au 30 juin 2022). Les microcrédits ordinaires de Kiva continuent sans lui.

Crédit privé tokenisé : Goldfinch, Centrifuge et Credix

Le crédit privé désigne des prêts accordés en dehors des banques et des marchés obligataires publics, conservés jusqu’à l’échéance par des fonds. Le crédit privé tokenisé place la part de l’investisseur dans ces prêts sous forme de jeton. Le jeton peut circuler en quelques secondes. Le prêt qu’il représente, non.

Goldfinch : un Senior Pool qui prêtait à des fonds de crédit

Goldfinch était le fer de lance. Andreessen Horowitz a mené un tour de 25 millions de dollars en janvier 2022, et le GFI, son jeton, a atteint 32,94 dollars ce mois-là, d’après Protos. Les déposants plaçaient des USDC dans le Senior Pool. Les Backers absorbaient la première perte sur chaque pool, en échange d’un taux plus élevé. Warbler Labs, la société derrière le protocole, assurait le suivi et les premières actions de recouvrement, jusqu’à ce qu’un conseiller nommé par la Fondation Goldfinch reprenne la plupart des pools en 2024.

Ce n’était pas un prêteur africain, et il serait faux de le lire ainsi. L’argent est surtout allé à des intermédiaires. L’examen des risques publié par Warbler en octobre 2023 décrivait 39 sociétés sous-jacentes dans 20 pays, pour une exposition moyenne de 2,5 millions de dollars. On y trouvait des prêteurs en Inde, en Colombie et en Afrique, des développeurs de crédits carbone et un véhicule adossé à des actifs américains. ALMA, un fonds de crédit, avait à lui seul levé 39 millions de dollars. Protos cite une affirmation de la mi-2022 selon laquelle plus de 200 000 emprunteurs finaux dans 18 pays étaient touchés ; ces personnes se trouvaient à plusieurs étapes du contrat, et ce chiffre est l’argumentaire du projet lui-même.

Trois échecs nommés et un groupe encore en recouvrement

Tugende est venu en premier. La mise à jour de juillet 2023 indique que le prêt de 5 millions de dollars était un prêt in fine de deux ans avec intérêts mensuels, garanti par tous les actifs de la société kényane, avec une clause de ratio prêt/valeur inférieur à 80 %. Il était financé entièrement par le Senior Pool. Le transfert de 1,9 million de dollars vers l’Ouganda est apparu lors d’un examen des rapports de Tugende en décembre 2022, et la communauté en a été informée en février 2023. Warbler a attribué les difficultés de la société ougandaise à l’inflation, au coût de l’énergie et à une vague d’embauches en 2022. Le contrat a alors fait ce que les contrats font bien : il a déprécié le pool selon un calendrier, par paliers, sur 120 jours. Le rendement glissant du Senior Pool est passé de 7,81 % à 1,50 % projeté.

Une proposition de septembre 2023 laissait penser que la dépréciation nette pourrait passer de 3,95 % à moins de 0,79 %. Elle est tombée à l’eau quand le financement en capital n’est pas arrivé. La dernière mise à jour du 16 décembre 2024 a donné le résultat : 460 000 dollars, soit 250 000 de recouvrement du prêt et 210 000 de frais de clôture, en plus d’environ 1 million de dollars d’intérêts versés pendant la vie du prêt. Par ailleurs, les détenteurs de jetons avaient voté en septembre 2023 pour affecter 1 million de dollars de la trésorerie au trou. Notre calcul : environ 1,46 million de dollars est revenu après le défaut, contre 5 millions de principal, et plus des deux tiers de cette somme provenaient de la trésorerie de Goldfinch elle-même plutôt que de l’emprunteur.

Stratos fut le deuxième. En février 2022, le protocole a prêté 20 millions de dollars à Stratos, un fonds de crédit américain : ce n’était donc pas du tout un prêt de marché émergent. Warbler a indiqué en octobre 2023 que 13 millions étaient allés à Threecolts, 5 millions à REZI, une société américaine de location d’appartements, et 2 millions à POKT, une position en actifs numériques qui ne figurait pas dans l’usage des fonds proposé à l’origine. Les deux dernières devaient tomber à zéro. Warbler a précisé que Stratos était un investisseur en capital de Warbler et que son fondateur avait été un des premiers conseillers de Goldfinch, et elle a choisi de garantir ces pertes pour le Senior Pool et les Backers, en excluant sa propre position et celle de Stratos. Stratos a revendu le prêt Threecolts au pair en décembre 2023 pour 13,04 millions de dollars, et la garantie de Warbler devait ajouter environ 2,96 millions pour rembourser les 16 millions du Senior Pool ce mois-là, les Backers devant réclamer plus tard. Les déposants ont donc été sauvés par la décision privée d’une société liée à l’emprunteur, ce qu’aucun montage de pool ne promet.

Le troisième est celui qui devrait inquiéter quiconque se fie à un rapport de risque. Le 20 octobre 2023, après avoir examiné les emprunteurs finaux, Warbler écrivait qu’à part les problèmes déjà signalés, « tout semble bon » (en anglais : « everything looks good »). Cinq mois plus tard, juste avant l’échéance du pool Lend East de 10,15 millions de dollars le 3 avril 2024, le directeur général de la société a indiqué à Warbler qu’il comptait rembourser environ 4,25 millions, ce que Warbler a qualifié de « perte d’environ 58 % du principal » (en anglais : « a loss of approximately 58% of the principal »). Lend East, un prêteur aux fintechs d’Asie du Sud-Est et d’Inde, disait dans son profil de 2022 n’avoir connu ni retard ni défaut. Deux problèmes étaient déjà connus : un défaut d’Oriente, 15 % du pool, et un prêt intragroupe non autorisé d’environ 7 %. Des mises en demeure pour défaut ont été envoyées en avril 2024 puis, par la Fondation Goldfinch, de nouveau le 25 octobre 2024. Warbler a déclaré en mai 2024 croire que la société retenait des fonds pour obtenir un règlement amiable. Il s’agit des allégations d’une seule partie, et la réponse de Lend East ne figure pas dans les échanges du forum. Ces échanges ne mentionnent aucune décision de justice ; une proposition d’août 2025 évoque toujours un contentieux avec Lend East.

Il y avait aussi un piège dans les documents. Warbler a dit aux Backers en avril 2024 qu’elle n’était ni prêteur ni agent au sens des documents Lend East, de sorte que son pouvoir d’agir était limité, et que chaque prêteur devait s’inscrire pour la désigner. La créance était éparpillée entre de nombreux portefeuilles, et aucun créancier ne détenait de mandat clair.

Le quatrième emprunteur est en réalité un groupe. Une mise à jour de juin 2024 listait neuf pools encore en cours. En juillet 2026, l’équipe écrivait que les opérations héritées étaient « soit en attente de paiements, soit en recouvrement actif » (en anglais : « either waiting on payments or actively in recovery »). Ce message ne les distingue pas et renvoie vers un canal Discord ; le forum ne donne donc aucun résultat pool par pool pour Almavest, Cauris ou Addem Capital.

Emprunteur ou poolLieuMontantDateIssue (dernier état documenté)
Tugende KenyaKenya, groupe basé en Ouganda5,0 M$Oct. 2021Défaut dès juin 2023 ; clos en nov. 2024 avec 460 000 dollars versés par Tugende, plus 1 M$ de la trésorerie de Goldfinch
StratosFonds de crédit américain20,0 M$Févr. 20227 M$ attendus à zéro (oct. 2023) ; prêt Threecolts revendu au pair pour 13,04 M$ (déc. 2023) ; garantie de Warbler pour le reste, hors sa propre position et celle de Stratos
Lend East n° 1Asie émergente10,15 M$Échéance 3 avr. 2024Environ 4,25 M$ attendus (avr. 2024) ; mises en demeure ; aucune décision de justice dans les échanges du forum
Almavest (4 pools)Plusieurs pays36,81 M$Échéances nov. 2024 à avr. 2025Aucun résultat pool par pool publié ; opérations héritées en attente de paiements ou en recouvrement (juil. 2026)
Cauris (3 pools)Focus Afrique17,27 M$Échéances nov. 2024 à févr. 2025Idem
Addem CapitalPool adossé à des actifs10,0 M$Échéance avr. 2025Idem

De Prime à la liquidation progressive en 2026

Le produit suivant de Goldfinch, proposé en décembre 2024, s’éloignait des emprunteurs de marchés émergents. Goldfinch Prime devait offrir une exposition à des fonds de crédit privé gérés par de grands gestionnaires institutionnels, avec un objectif de 9 à 12 % net de frais, et il était réservé aux personnes non américaines. Il n’a pas pris. GIP-87, publié le 12 juin 2026, déclarait que Prime « n’a pas atteint le niveau d’adoption nécessaire pour justifier la poursuite de l’investissement » (en anglais : « has not achieved the level of adoption needed to justify continued investment »). Le vote Snapshot s’est clos le 23 juin avec environ 1,05 million de GFI pour et aucun contre.

Le plan transfère les droits de recouvrement à un nouveau trust américain placé sous Ted Gavin, directeur de la restructuration de Goldfinch, verse à Warbler un montant fixe de 150 000 dollars, arrête le développement et maintient l’ancienne application en service pendant au moins six mois après le dernier paiement attendu d’un emprunteur. Les investisseurs de Prime ont été remboursés intégralement le 7 juillet 2026, avec un mois d’intérêts supplémentaire. Les prêteurs des anciens pools, non. Le recouvrement, a écrit l’un des auteurs, pourrait prendre « 2 ans de plus ou davantage » (en anglais : « another 2 years or more »).

Un panneau d'alerte, un document, un sablier et une chaîne brisée sur fond sombre
Les recouvrements des anciens pools de Goldfinch passent à un trust et pourraient prendre deux ans de plus, voire davantage.

DefiLlama affichait la TVL de Goldfinch à 2,25 millions de dollars le 2 novembre 2026, contre un pic de 53,5 millions le 21 février 2022. Sa mesure des sommes « empruntées » est maintenant nulle, mais cela ne signifie pas que les prêts ont été remboursés : elle reflète ce que le flux de données compte. Protos a rapporté un GFI sous 7 cents en juin 2026, en baisse de 99,8 %. En décembre 2025, un contrat de test de 2020 oublié a aussi été exploité pour environ 330 000 USDC.

Centrifuge : des pools Tinlake aux fonds tokenisés

La page d’histoire de Centrifuge indique que le projet a débuté sur Ethereum avec Tinlake, des pools par tranches qui finançaient des actifs du monde réel, et elle articule sa mission autour des obstacles que rencontrent les petites et moyennes entreprises. Dès 2022, les clients étaient plus gros : BlockTower Credit a financé 220 millions de dollars d’actifs par ce biais, dont 150 millions de capital senior venant de MakerDAO. L’application d’investissement affichait le 2 novembre 2026 environ 745,8 millions de dollars sous gestion, dont 568,3 millions dans le fonds Janus Henderson AAA CLO et 112,8 millions dans le fonds Janus Henderson Treasury. Cela fait environ 91 % dans deux produits, selon notre calcul. L’accès direct aux fonds commence à 100 000 ou 500 000 dollars, et ce sont le type de produits abordés dans notre leçon sur la DeFi institutionnelle.

Centrifuge ne décrit pas cela comme un pivot ; c’est notre lecture de ces pages. Sa seule ligne de marché émergent dans l’application, un fonds obligataire Schroder, affichait environ 200 000 dollars, et il détient des obligations, pas des prêts à de petites entreprises. Centrifuge n’est aujourd’hui pas un prêteur aux petites entreprises des pays émergents.

Credix au Brésil : un portefeuille sans dépôts

Credix a bâti sur Solana une place de marché de crédit privé, et son site la présente désormais comme une infrastructure de crédit pour les entreprises brésiliennes. DefiLlama montre un pic de TVL de 5,0 millions de dollars le 13 juin 2022 et, le 2 novembre 2026, presque rien dans les pools contre 10,64 millions de dollars de crédit encore inscrits comme en cours. Un ticket ouvert le 8 octobre 2026 sur le dépôt de code de DefiLlama demande si cette somme peut encore être recouvrée. Il relève que le chiffre est passé de 5,4 millions et y voit des intérêts qui s’accumulent sur un portefeuille impayé. C’est la lecture d’un seul contributeur, et les documents publics ne tranchent pas. Gardez les noms séparés : CrediX, un protocole de prêt sur la chaîne Sonic, a perdu environ 4,5 millions de dollars dans une exploitation le 4 août 2025, selon les registres de piratages que cite le même ticket. Cette perte est enregistrée sur Sonic, pas sur ce portefeuille Solana, et les documents publics n’établissent pas ce que les deux ont en commun au-delà du nom.

Tontine blockchain : la version honnête de l’idée

Une tontine est l’inverse de Goldfinch : pas d’emprunteur extérieur, pas de capitaux étrangers. Un groupe verse une somme fixe à chaque tour et un membre empoche la cagnotte, à tour de rôle, jusqu’à ce que chacun l’ait eue. Le Cameroun a ses tontines et ses njangi, le Kenya ses chamas, le Ghana le susu, le Nigeria l’ajo. Selon Findex 2025, 28,1 % des adultes d’Afrique subsaharienne ont épargné de manière informelle en 2024, via un club d’épargne ou une personne extérieure à la famille. Pour qui passe tôt dans la rotation, la cagnotte est un prêt sans intérêt de la part d’amis ; pour qui passe tard, c’est de l’épargne forcée. Le système repose sur la réputation, puisque tout le monde sait où vous habitez. Pour les règles qui s’appliquent à la crypto au Cameroun et dans la zone CEMAC, consultez le guide dédié : la pratique sociale et une version en jetons sont deux questions juridiques distinctes.

Ce qu’un contrat peut et ne peut pas faire respecter

L’écrire en code est facile, et cela règle un vrai problème : celui du trésorier. Un contrat conserve les cotisations, verse la cagnotte dans un ordre fixe et ne peut pas partir avec la caisse. Si le groupe épargne en stablecoin dollar, les membres évitent aussi de détenir une monnaie locale qui se déprécie entre deux tours, avec les risques décrits dans la leçon sur les stablecoins comme accès au dollar.

Il ne fait rien contre l’autre défaillance classique. Prenons un exemple, avec des chiffres inventés : dix membres, 50 dollars par mois, une cagnotte de 500 dollars. Le membre qui touche la première cagnotte peut cesser de payer dès le lendemain, laissant un trou de 450 dollars. Un village a une réponse : la honte, la famille et la tontine suivante. Une adresse de portefeuille n’en a aucune. La seule réponse en code est un dépôt, et pour couvrir entièrement le risque, le premier membre doit bloquer 450 dollars à l’avance. À ce stade, la cagnotte n’est plus du crédit, car une personne qui a 450 dollars de côté n’a pas besoin d’en emprunter 500. Certains montages ajoutent un fonds de défaut ou des dépôts partiels, ce qui ne fait que réduire le problème.

Ce qui existe en novembre 2026

Les preuves sont minces. Les projets qui apparaissent sont petits et se décrivent eux-mêmes, beaucoup sont des participations à des hackathons sur Celo, Base ou Hedera, certains destinés à des groupes de la diaspora. Ceux qui ont été examinés pour ce cours ne montrent aucun chiffre d’usage audité, et aucun n’est recommandé ici. Ajoutez les risques ordinaires : un bug de contrat peut emporter l’argent de tous d’un coup, aucune garantie des dépôts ne s’applique, et les membres ont besoin d’un téléphone, de données mobiles et d’un moyen d’entrer dans le stablecoin et d’en sortir.

Résultats et défauts : ce que disent les chiffres

Le verdict de Goldfinch lui-même dans GIP-87 est court : environ 100 millions de dollars de prêts, et « plusieurs pools d’emprunteurs ont connu de graves problèmes de performance » (en anglais : « a number of borrower pools experienced serious performance issues »). Aucun total de pertes audité n’est public. Protos a rapporté des pertes cumulées de plus de 18 millions de dollars en juin 2026 et cité un déposant qui chiffrait l’argent mal géré à plus de 50 millions, une affirmation non vérifiée. L’écart tient en partie à ce qui est compté : plusieurs pools ne sont pas soldés. Côté gouvernance, quelques points solides : GIP-67, une proposition de vendre jusqu’à 1,2 million de GFI pour amortir les pertes, a été adoptée en juillet 2024 par seulement 691 184 voix contre 611 966, et fin 2025 les détenteurs de jetons ont voté pour la payer en GFI plutôt qu’en USDC, un jeton qui avait perdu presque toute sa valeur. En août 2025, la Fondation avait déclaré 534 000 dollars de frais juridiques, de conseil et de liquidation sur l’année.

Rendement du prêteur contre coût pour l’emprunteur

Une comparaison des taux montre où va l’argent, et pourquoi il n’a pas couvert le risque.

TauxChiffreDateRemarque
Emprunteur Jia, petite entrepriseEnviron 2 à 6 % par mois (24 à 72 % par an, taux simple)Mai 2023Chiffres de l’entreprise via TechCrunch ; prêts courts, coûts de gestion élevés
Tugende, intérêts versésEnviron 12,8 % par an2021-2023Notre propre calcul, pas un taux contractuel : les 53 400 dollars par mois rapportés par TechCrunch, sur 5 M$
Senior Pool de Goldfinch, déposant7,81 % sur 12 mois glissantsJuil. 2023, avant la dépréciation TugendeTombe à 1,50 % après celle-ci
Objectif de Goldfinch Prime9 à 12 % net de fraisDéc. 2024Pas du crédit de marché émergent
Bon du Trésor américain à 13 semaines4,08 % en équivalent coupon30 oct. 2026Taux quotidiens de Treasury.gov ; donné pour l’échelle, années différentes

Nos 12,8 % sont un calcul à partir d’un chiffre de presse : lisez-les comme un ordre de grandeur. L’écart avec 7,81 n’est pas entièrement du profit. Il paie les frais du protocole, le rendement des Backers et la composition des pools, et la répartition n’est pas publiée dans les messages cités ici. Le point plus simple : un écart de quelques points par an ne peut pas absorber un prêt qui rend moins d’un dixième de son principal. « Ces prêts étaient tous très probablement sous-tarifés », a déclaré Ryan Rodenbaugh, fondateur de Wallfacer Labs, à DL News en août 2023 (en anglais : « These loans were all very likely underpriced »). Les rendements du forum excluent les récompenses en GFI, dont la valeur en dollars a depuis presque disparu.

Pourquoi on-chain n’a pas voulu dire moins de défauts

La transparence est arrivée tard et au mauvais endroit. La chaîne montrait chaque paiement, mais les problèmes sont nés là où elle ne voit rien : un transfert intragroupe, une position hors de l’usage convenu des fonds, une mise à jour de portefeuille. Trois des échecs ci-dessus impliquent de l’argent déplacé vers une partie liée ou vers un usage non approuvé, et chacun est apparu par la lecture de rapports par des personnes, pas par le code.

La monnaie est l’autre poids. Les pools prêtaient en USDC. Le portefeuille de prêts de Tugende était à 89 % ougandais, et une petite entreprise de Nairobi ou de Lagos gagne de la monnaie locale. Si le shilling ou le naira chute, un prêt en dollars grossit au sens qui compte pour l’emprunteur. Les messages du forum cités ici n’imputent pas ces défauts à la monnaie : voyez-y un risque général plutôt qu’une cause. Un crédit en monnaie locale auprès d’un prêteur local et un crédit en dollars auprès d’un pool mondial restent des produits différents.

Comment juger un pool de crédit on-chain avant d’y mettre de l’argent

Ceci relève de la formation, pas de la recommandation d’un pool. Ajoutez ces vérifications à la méthode générale de notre guide de due diligence des protocoles et à la carte des types de risques DeFi ; un audit de smart contract ne répond à aucune de ces questions.

  • Nommez l’analyste du risque, et cherchez qui le paie et s’il possède une part de l’emprunteur ou est détenu par lui.
  • Demandez ce qui garantit le prêt, dans quel pays, et si un tribunal local a déjà fait exécuter ce type de sûreté au profit d’un prêteur étranger.
  • Trouvez qui détient la créance juridique, et qui a le pouvoir d’agir en justice quand le jeton est réparti entre des milliers de portefeuilles.
  • Vérifiez la fréquence des rapports et qui les contrôle, car une mise à jour mensuelle rédigée par l’emprunteur n’est pas un suivi.
  • Lisez la concentration : un seul emprunteur ou un seul gestionnaire peut représenter l’essentiel d’un pool.
  • Cherchez si les transferts vers des sociétés liées sont expressément interdits, et ce qui se passe s’ils ont lieu.
  • Comparez la monnaie du prêt à celle que gagne l’emprunteur final.
  • Testez la sortie, car les jetons de crédit ont rarement un marché profond et les rachats dépendent de l’arrivée des remboursements.
  • Comparez le rendement à un bon du Trésor le même jour, et demandez quel événement provoquerait une perte totale.

Les règles pour les lecteurs en France, dans l’UE, aux États-Unis et au Royaume-Uni

Dans l’UE, les prêts aux entreprises via une plateforme relèvent du règlement européen sur le financement participatif, qui impose des prestataires agréés et couvre les offres jusqu’à 5 millions d’euros par porteur de projet sur 12 mois. Il ne s’applique pas aux prêts aux consommateurs. Un pool on-chain ne vous donne aucune de ces protections, sauf si son opérateur détient cet agrément. En France, un lecteur qui prêterait par ce biais doit aussi garder en tête la fiscalité : le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % sur les plus-values de 2026, d’après la page des questions-réponses sur les actifs numériques de impots.gouv.fr modifiée le 17 juillet 2026, mais le traitement fiscal des intérêts perçus en DeFi n’est pas tranché. Voir notre guide de la fiscalité crypto en France.

Aux États-Unis, un jeton qui donne une part d’un pool de prêts peut être un titre financier, et les offres placées en privé sont souvent réservées aux investisseurs accrédités. Selon la règle 501 du Regulation D, cela suppose, pour une personne, un patrimoine net supérieur à 1 million de dollars ou un revenu supérieur à 200 000 dollars (300 000 pour un couple) chacune des deux dernières années, avec la même attente pour l’année en cours ; le test du patrimoine net exclut la résidence principale. Goldfinch Prime a tout simplement interdit son produit on-chain aux personnes américaines. Un lecteur américain particulier doit s’attendre à être exclu de la plupart de ces offres. Pour l’IRS, les actifs numériques sont des biens : un revenu versé en jetons est généralement imposé à la réception, et l’échange de jetons est une cession. Voir notre guide de la fiscalité crypto aux États-Unis. Le traitement d’un jeton de pool déprécié relève d’un professionnel de la fiscalité.

Au Royaume-Uni, la FCA indique que, depuis le 8 octobre 2023, les entreprises qui promeuvent des cryptoactifs doivent être autorisées ou enregistrées auprès d’elle, ou passer par une autre voie licite comme l’approbation par une entreprise autorisée, et que cela vaut aussi pour les entreprises basées à l’étranger. Les promotions doivent comporter des avertissements sur les risques bien visibles et ne pas inciter indûment à investir. Ses conseils aux investisseurs ajoutent qu’avec une entreprise non autorisée, vous risquez de perdre la protection du FSCS ou du Financial Ombudsman. La fiscalité est dans notre guide britannique.

Ce que cela change pour les emprunteurs des pays émergents

Pour la clinique kényane ou la boutique de Manille, le bilan donne à réfléchir. La chaîne a déplacé des capitaux d’un pays à l’autre, vite et à bas coût. Elle n’a pas rendu un prêt moins cher à évaluer, ni plus facile à recouvrer, et ce sont ces coûts qui rendent les petits prêts chers. La plupart des capitaux ont atteint des intermédiaires plutôt que de petites entreprises, et les survivants se sont tournés vers ce qui peut être tarifé et contrôlé : des factures d’acheteurs connus, des prêteurs régulés et des fonds de grands gestionnaires. Si vos dollars envoyés depuis la France finissaient dans un tel pool, ils financeraient le prêteur d’un prêteur, et votre créance dépendrait de quelqu’un d’autre pour la faire valoir à l’étranger.

La prochaine leçon de ce parcours passe du prêt à une seule transaction : un cas construit, celui d’une commerçante de Douala qui reçoit des USDC d’un client étranger, avec les frais et les règles réels qui s’appliquent. Côté Goldfinch, la prochaine chose à surveiller est le premier rapport du nouveau trust de recouvrement.

Sources

  1. GIP-87 : mode maintenance des opérations de Goldfinch et liquidation de Goldfinch Prime, avec la mise à jour des remboursements du 7 juillet 2026 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  2. Forum Goldfinch : point sur la facilité Tugende Kenya, 28 juillet 2023 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  3. Forum Goldfinch : restructuration de Tugende (5 septembre 2023) et message final de recouvrement (16 décembre 2024) (en anglais) gov.goldfinch.finance
  4. Forum Goldfinch : point sur le pool Stratos, 7 octobre 2023 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  5. Forum Goldfinch : point sur le pool Lend East, avril 2024 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  6. Forum Goldfinch : premier examen communautaire des risques de Warbler, 20 octobre 2023 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  7. Banque mondiale : Little Data Book on Financial Inclusion 2025 (Global Findex) (en anglais) thedocs.worldbank.org
  8. SME Finance Forum : rapport MSME Finance Gap, mars 2025 (en anglais) smefinanceforum.org
  9. DefiLlama : données du protocole Credix, 2 novembre 2026 (en anglais) defillama.com
  10. 17 CFR 230.501 : définitions du Regulation D, investisseur accrédité (en anglais) law.cornell.edu
  11. Snapshot : résultat du vote GIP-87, clos le 23 juin 2026 (en anglais) snapshot.box
  12. Forum Goldfinch : GIP-52, plan de réponse Tugende (en anglais) gov.goldfinch.finance
  13. Forum Goldfinch : GIP-76, nouvelle offre institutionnelle de crédit privé, décembre 2024 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  14. Forum Goldfinch : point communautaire sur les risques, juin 2024 (en anglais) gov.goldfinch.finance
  15. TechCrunch : Tugende amorce le remboursement du prêt Goldfinch de 5 M$ en défaut, 14 septembre 2023 (en anglais) techcrunch.com
  16. TechCrunch : Jia lève 4,3 millions de dollars en amorçage, 17 mai 2023 (en anglais) techcrunch.com
  17. Protos : le rêve africain de Goldfinch s'achève en défauts, juin 2026 (en anglais) protos.com
  18. Documentation de Centrifuge : mission et histoire (en anglais) docs.centrifuge.io
  19. Application Centrifuge : fonds tokenisés, consultée le 2 novembre 2026 (en anglais) app.centrifuge.io
  20. Règlement (UE) 2020/1503 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif eur-lex.europa.eu
  21. FCA : problèmes courants dans le marketing des cryptoactifs (en anglais) fca.org.uk
  22. Trésor américain : taux quotidiens des bons du Trésor, octobre 2026 (en anglais) home.treasury.gov
  23. impots.gouv.fr : comment déclarer les plus ou moins-values sur cessions d'actifs numériques (page modifiée le 17 juillet 2026) impots.gouv.fr
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