Cent dollars achètent environ 0,044 ETH le matin du 2 novembre 2026, avec un ether proche de 2 291 dollars à 09:52 UTC selon DefiLlama. Dépensée dans un échange sur Base, une infime partie de cette somme part en frais de réseau (le gas) : un appel de contrat typique a coûté environ 0,2 cent ce matin-là. Sur Ethereum même, blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il a coûté environ 4 cents. Pendant des années, le conseil habituel pour commencer en DeFi était que le gas dévorerait un petit solde. Ce n’est plus le cas.
Ce qui ronge 100 € aujourd’hui tient en deux choses. Les frais de pool d’abord : un pool à 0,3 % prélève 30 cents sur 100 dollars, soit plus de cent fois le gas sur Base. Les erreurs ensuite : un faux jeton, un mauvais réseau ou une signature malheureuse peuvent tout emporter en un clic, alors qu’une année de prêt de cette même somme aux taux d’Aave cités plus bas rapporterait entre 2,70 et 5,40 dollars environ.
Ce tuto traite donc ces 100 € comme des frais de scolarité. Il compte huit étapes, d’une adresse neuve à la révocation des approbations, et chacune donne les gestes en toutes lettres, le coût attendu, la vérification de fin, le risque et la leçon qui explique la mécanique. L’ordre est pensé pour rendre les erreurs bon marché : un testnet quand il en existe un, puis de très petits montants réels, un seul type de protocole à la fois.
Commencer en DeFi avec 100 € : le budget réel
Partons de l’arithmétique. Le 2 novembre 2026, DefiLlama affichait pour Aave V3 un taux de base de 2,74 % sur l’USDC sur Arbitrum et de 5,36 % sur un petit pool d’USDC sur Base (15,6 millions de dollars déposés, donc un taux qui peut bouger vite). Cela fait de l’ordre de 3 à 5 € par an sur 100 €. Une seule erreur coûte plus cher. Le premier argent sert à comprendre comment la machine se comporte ; il faut s’attendre à en perdre une partie, voire la totalité. N’engagez que de l’argent dont vous pouvez vous passer. Rien ici n’est un conseil en investissement, et aucun taux de ce cours n’est un objectif.
Les frais de réseau de ce cours sont mesurés en dollars et en cents de dollar, comme le font les outils de données. L’écart de change avec l’euro ne change pas les ordres de grandeur ; les tailles d’exercice, elles, sont données en euros, comme des montants ronds d’entraînement.
Ce cours suppose que vous avez parcouru la liste des prérequis de la DeFi : un portefeuille que vous comprenez, une phrase de récupération conservée hors ligne, un moyen d’acheter des cryptos. Si vous arrivez de l’étude de cas d’un paiement en USDC, vous avez vu un transfert de bout en bout. Ici, vous faites le reste de vos propres mains.
Le tableau résume le parcours. Les tailles sont des exemples d’entraînement, pas une répartition, et la même somme revient d’une étape à l’autre si vous fermez chaque position. Les montants de gas sont des estimations bâties sur les mesures de la section suivante, aux prix du 2 novembre 2026.
| Étape | Testnet disponible ? | Taille d’exemple | Gas estimé sur Base | Le coût qui pèse davantage |
|---|---|---|---|---|
| 0. Adresse neuve | Inutile | Rien pour l’instant | Aucun | Perdre la phrase de récupération |
| 1. Répétition sur testnet | Oui, c’est l’étape | Pas d’argent réel, sauf un éventuel solde pour le faucet | Aucun en argent réel | Le temps, et les faux faucets |
| 2. Échange (swap) | Contrats sur Sepolia | 15 € | Environ 0,5 cent (2 transactions) | 0,75 à 4,5 cents de frais de pool, plus l’impact sur le prix |
| 3. Liquidité | Contrats sur Sepolia | 20 € | Environ 1 cent (3 à 4 transactions) | La perte impermanente |
| 4. Prêter et emprunter | Oui, Aave sur Sepolia | 20 € déposés, 5 € empruntés | Environ 1,3 cent (6 transactions) | La liquidation |
| 5. Staking liquide | Oui, sur Hoodi seulement | 15 € | Environ 0,5 cent par échange sur Base | Frais de pool, décote par rapport à l’ETH |
| 6. Perp (facultatif) | Oui, mais seulement après un dépôt sur le mainnet | 5 USDC de dépôt minimum, environ 12 USDC pour un ordre de 10 dollars à 1x | Environ 0,5 à 1 cent sur Arbitrum pour le dépôt | Liquidation, funding, frais de trading |
| 7. Pendle (facultatif) | Voir la documentation de Pendle ; prévoir un tout petit montant réel | 10 € | Environ 1 cent sur Arbitrum | Le prix de sortie avant l’échéance |
| 8. Révocation | Entraînement sur Sepolia | Rien | Environ 0,2 cent par approbation | Les faux sites de révocation |
Étape 0 : ouvrir une adresse neuve pour l’expérience
Tout ce cours se passe sur une adresse qui ne contient rien d’autre. Si un contrat que vous approuvez se révèle malveillant, les dégâts s’arrêtent au solde de cette adresse.
- Dans votre portefeuille, créez un nouveau compte (notre guide des portefeuilles présente les types). Un portefeuille de navigateur comme MetaMask ou Phantom est un portefeuille chaud, adapté aux sommes d’entraînement et à rien de plus gros.
- Pour l’isoler complètement, créez un portefeuille neuf avec sa propre phrase de récupération, et notez-la sur papier, comme l’explique notre guide de la phrase de récupération. N’importez jamais la phrase de votre portefeuille principal dans un navigateur que vous utilisez pour des essais.
- Nommez clairement le compte, par exemple « pratique », pour ne jamais signer depuis le mauvais.
- Ouvrez un journal : un tableur avec la date, le réseau, l’action, le montant, les frais et le hash de la transaction. Remplissez-le dès la première transaction. L’étape 8 et votre déclaration de revenus en dépendent, et notre guide du suivi d’un portefeuille DeFi en montre une version plus complète.
Cette étape ne coûte rien. Pour la vérifier, copiez la nouvelle adresse et collez-la dans un explorateur : elle ne doit montrer aucun historique. Le risque tient à la phrase de récupération. Aucun site, aucun agent de support, aucun outil n’en a jamais besoin. Si quelque chose vous la demande, arrêtez-vous.
Étape 1 : répéter sur un testnet, et savoir ce qu’il ne peut pas enseigner
Un testnet est une copie d’une blockchain dont les jetons n’ont aucune valeur. ethereum.org présente Sepolia comme le testnet par défaut recommandé pour le développement d’applications, sur une page mise à jour le 23 septembre 2026. L’autre testnet public d’Ethereum, Hoodi, est destiné aux validateurs et au staking, et Holesky est abandonné depuis septembre 2025.
Obtenir de l’ETH Sepolia : le piège des faucets
Ajoutez Sepolia à votre portefeuille, ou activez l’affichage des réseaux de test, puis demandez de l’ETH de test à un faucet. Voici le piège que la plupart des tutos passent sous silence : les faucets gratuits veulent en général la preuve que vous êtes un vrai utilisateur, et cette preuve est un peu d’argent réel sur la même adresse.
- Alchemy distribue 0,1 ETH Sepolia toutes les 24 heures, mais demande au moins 0,001 ETH sur le mainnet d’Ethereum, soit environ 2,30 dollars le 2 novembre 2026, et une activité passée suffisante sur le mainnet.
- QuickNode autorise une demande toutes les 12 heures par réseau, sans compte, avec un contrôle anti-robot et un petit solde d’ETH sur le mainnet. Publier sur X double le montant, et c’est facultatif.
- Le faucet à preuve de travail listé par ethereum.org vous fait fournir un travail de minage en échange de vos jetons, et sa page ne mentionne aucune condition de solde. Il coûte du temps et de la puissance de calcul.
Les conditions changent souvent : lisez-les le jour même. Une adresse toute neuve sans historique peut être refusée par les faucets qui vérifient l’activité, ce qui cadre mal avec l’étape 0. Deux issues honnêtes existent : utiliser le faucet à preuve de travail, ou alimenter l’adresse d’entraînement avec un tout petit montant réel et accepter qu’elle ne soit plus immaculée. N’achetez jamais d’ETH Sepolia. Il n’a aucune valeur, et ceux qui en vendent font une arnaque.

Quels protocoles se répètent sur testnet
| Protocole | État du testnet au 2 novembre 2026 | Ce que cela signifie pour vous |
|---|---|---|
| Aave V3 | Le pool Sepolia répond on-chain avec 9 réserves ; les déploiements figurent dans le carnet d’adresses d’Aave | La meilleure répétition du cours. L’application a un mode testnet dans ses réglages ; consultez le sélecteur de marché pour la liste du moment |
| Uniswap v4 | Contrats sur Sepolia, Base Sepolia et Arbitrum Sepolia, d’après la liste de déploiements d’Uniswap | Les pools sont minces et les jetons sont des jetons de test. On apprend les clics, jamais le prix. Si l’application web n’affiche aucun pool utilisable sur Sepolia, sautez cette répétition et passez à Aave |
| Lido | Hoodi uniquement : sa documentation indique que Sepolia est abandonné et n’est plus utilisé pour tester les jetons de Lido | Il faut de l’ETH Hoodi, obtenu par un faucet distinct. La plupart des lecteurs peuvent aller directement à l’étape 5 avec un petit montant réel |
| Hyperliquid | Le faucet du testnet donne 1 000 USDC fictifs, mais il faut avoir déposé sur le mainnet avec la même adresse | Un dépôt réel passe d’abord, donc la répétition suit le risque au lieu de le précéder |
| Pendle | Cherchez dans la documentation de Pendle un testnet actuel avant de compter sur l’un d’eux | Prévoyez de ne pas répéter : l’étape passe à un très petit montant réel, ou vous la sautez |
Un testnet enseigne l’enchaînement des écrans : connexion, choix du réseau, approbation, signature, lecture d’une transaction dans un explorateur. Sur Sepolia, ouvrez votre première transaction dans l’explorateur et cherchez ce qu’elle a laissé : une approbation, un transfert, un événement. L’étape 8 reviendra sur ces approbations, et notre routine de sécurité DeFi explique comment lire une demande de signature avant de signer.
Il cache presque tout ce qui fait mal. Les prix sur testnet ne signifient rien, les pools n’ont aucune profondeur, et personne ne se donne la peine de passer devant vos ordres. Pourtant, de faux jetons de test et de faux sites de faucets existent, et un portefeuille connecté y signe exactement de la même façon. Vérifiez l’adresse du site sur chaque faucet et n’utilisez que l’adresse d’entraînement. La vérification de cette étape est simple : vous savez dire, pour chaque signature faite, ce qu’elle autorisait.
Ce que coûte une transaction DeFi en novembre 2026
Le gas est le nombre d’unités de calcul qu’utilise une transaction multiplié par le prix de chaque unité, frais de base plus pourboire, comme l’explique ethereum.org. Un simple transfert d’ETH consomme 21 000 unités ; notre fiche de glossaire sur les frais de gas donne le vocabulaire. Un échange en consomme beaucoup plus, et sur un layer 2 le reçu comprend aussi des frais de publication des données sur Ethereum. Pour ce cours, Coindaro a lu des nœuds publics le matin du 2 novembre 2026 et échantillonné des appels de contrat récents, de toutes sortes, échanges compris.
| Réseau | Prix du gas, 2 nov. 2026, vers 09:50 UTC | Frais médian par appel de contrat | Un appel sur dix a coûté au moins | Échantillon |
|---|---|---|---|---|
| Ethereum | 0,061 gwei | 3,8 cents | 34 cents | 24 appels |
| Base | 0,006 gwei | 0,22 cent | 1,05 cent | 24 appels |
| Arbitrum One | 0,02 gwei | 0,53 cent | Échantillon trop petit | 4 appels, fragile |
| OP Mainnet | 0,001 gwei (relevé vers 09:44 UTC) | 0,03 cent | Non utilisé dans ce cours | 23 appels |
Ces chiffres sont des estimations du jour, tirées d’un petit échantillon. Un échange de 180 000 unités de gas à 0,061 gwei revient à environ 2,5 cents sur Ethereum, avec un ether à 2 291 dollars. Les frais varient vite, et les échantillons mêlent appels légers et lourds, d’où l’écart large du tableau. Prévoyez dix fois ces montants pour une heure chargée et rien ne vous surprendra.
Si Ethereum est aussi bon marché, pourquoi passer par un layer 2 ? Pour deux raisons plus modestes que l’ancienne. Une erreur ou un nouvel essai y coûte presque rien, ce dont un débutant a besoin, et plusieurs des outils du cours y sont chez eux. DefiLlama comptait 5,99 milliards de dollars bloqués sur Base et 1,43 milliard sur Arbitrum le 2 novembre 2026, contre 44,36 milliards sur Ethereum, qui garde donc les marchés les plus profonds. Un layer 2 est moins cher. Il porte le même risque de contrat intelligent, plus ses risques propres, que détaille notre guide layer 1 contre layer 2.
Y faire arriver ses fonds est le premier vrai choix. Le chemin le plus simple évite un pont : achetez de l’ETH ou de l’USDC sur une plateforme d’échange et retirez-les directement vers Base ou Arbitrum, si la plateforme propose ce réseau, en choisissant le réseau à la main. Envoyez d’abord un montant d’essai de quelques dollars. Gardez toujours un peu d’ETH sur le layer 2, car le gas s’y paie en ETH et un portefeuille qui a de l’USDC sans ETH ne peut rien faire. Les frais de retrait de la plateforme peuvent bien être votre plus gros coût unique de tout le cours : lisez-les avant de confirmer.
Étape 2 : faire un petit échange sur un DEX
La mécanique et la liste de contrôle de sécurité se trouvent dans notre guide pour utiliser un DEX en sécurité. Voici la pratique.
- Ouvrez le DEX depuis un favori ou depuis sa documentation officielle, jamais depuis une publicité de moteur de recherche, et connectez l’adresse d’entraînement sur Base.
- Choisissez d’échanger environ 15 € d’USDC contre de l’ETH, ou l’inverse. Sélectionnez les jetons dans la liste de l’application et comparez l’adresse du contrat avec celle du site de l’émetteur.
- Lisez la cotation avant de signer : montant reçu, montant minimum reçu, impact sur le prix, palier de frais du pool.
- Approuvez le jeton si on vous le demande, lisez le montant dans la fenêtre d’approbation du portefeuille et fixez un montant limité si le portefeuille le permet.
- Signez l’échange, puis ouvrez la transaction dans l’explorateur de Base.
Comptez environ 0,5 cent de gas pour les deux transactions, sur les chiffres du 2 novembre 2026. Les frais de pool pèsent davantage : 0,75 centime sur 15 € dans un pool à 0,05 %, 4,5 centimes dans un pool à 0,3 %. Cet écart est la raison de lire le palier de frais. Selon l’application, l’itinéraire peut aussi porter des frais d’interface, affichés sur la cotation.
C’est terminé quand le montant arrivé dans votre portefeuille correspond à la cotation, dans la limite de votre réglage de slippage, et que votre journal contient les frais et le hash. Si vous voyez un jeton qui porte le bon nom mais la mauvaise adresse de contrat, vous venez de croiser le piège le plus courant sur ces réseaux. Les autres risques sont le mauvais réseau et un slippage laissé trop large, qui offre de la valeur aux bots.
Étape 3 : fournir un tout petit peu de liquidité, puis la reprendre
Lisez d’abord comment fournir de la liquidité pour les fourchettes de prix et l’accumulation des frais, puis notre leçon sur la perte impermanente pour ce que la position peut vous coûter. L’objectif de cette étape est étroit : vérifier que vous savez entrer dans une position et, surtout, en sortir.
- Choisissez un pool de deux actifs que vous détenez déjà, par exemple WETH-USDC sur Base, avec environ 20 € au total.
- Prenez une fourchette de prix large. Une fourchette étroite rapporte plus tant que le prix y reste, et plus rien dès qu’il en sort.
- Approuvez les deux jetons et ajoutez la position. Elle apparaît dans l’application, et comme un jeton dans votre portefeuille.
- Revenez quelques jours plus tard, lisez les frais gagnés et les montants de chaque jeton, puis retirez tout.
Comptez environ 1 cent de frais de réseau pour trois ou quatre transactions aux prix du matin. Comparez-le maintenant aux revenus. Le 2 novembre 2026, DefiLlama affichait le pool WETH-USDC d’Uniswap v3 sur Base à 29,2 % par an dans le palier 0,3 % (151,7 millions de dollars) et à 15,0 % dans le palier 0,05 % (8 millions). Ces chiffres sont les revenus de frais récents ramenés à l’année, rien de plus. À 29,2 %, 20 € rapporteraient environ 1,6 centime par jour si le taux tenait et si votre position gagnait la moyenne du pool, deux conditions généreuses.
Après le retrait, le portefeuille doit contenir de nouveau les deux jetons, la position ayant disparu, et vous pouvez calculer ce que vous auriez eu en les gardant simplement. L’écart entre les deux, avant frais, est votre perte impermanente. Si le prix est sorti de votre fourchette, vous vous retrouvez avec surtout un seul actif. Ce résultat est normal, et c’est la leçon de cette étape. Le risque de contrat intelligent s’applique à chaque euro placé dans le pool.
Étape 4 : prêter, puis emprunter un peu, sur Aave V3
Répétez d’abord celle-ci sur le marché Sepolia, puisque c’est le meilleur testnet du cours. Placez le portefeuille sur Sepolia, activez le mode testnet dans le menu des réglages de l’application, prenez des jetons de test au faucet que l’application propose, et déroulez toute la boucle ci-dessous. Les pages d’aide d’Aave décrivent ce menu, qui peut changer de place : fiez-vous à ce que l’application affiche. Refaites ensuite l’exercice sur Aave V3 sur Base ou Arbitrum. Aave V4 a ouvert sur Ethereum le 30 mars 2026, d’après The Block (en anglais), mais DefiLlama y comptait environ 0,73 milliard de dollars contre 15,4 milliards sur V3 le 2 novembre 2026, si bien que V3 reste le marché que la plupart des utilisateurs rencontrent.
- Déposez environ 20 € d’un actif que vous détenez. Approuvez-le, puis confirmez le dépôt. Vous recevez un aToken qui porte intérêt.
- Notez ce que l’écran montre : taux de dépôt, interrupteur de collatéral, et le facteur de santé dès qu’une dette existe.
- Empruntez environ 5 € d’un autre actif. Regardez le facteur de santé se mettre à jour avant de signer.
- Attendez un jour. Regardez la dette, qui a grossi d’un montant minuscule.
- Remboursez tout, ce qui demande un peu plus de cet actif que ce que vous avez emprunté à cause des intérêts, puis retirez l’ensemble.
Notre leçon sur le prêt et l’emprunt couvre la mécanique, et notre guide du facteur de santé et du prix de liquidation explique le chiffre que vous surveillez. Pour cet exercice, gardez-le au-dessus de 2. Ce plancher est une marge choisie pour l’entraînement et ne promet rien, car un collatéral volatil peut chuter vite et une position passée sous 1 est liquidée.
Six transactions au frais médian de Base représentent environ 1,3 cent. Sur 20 € au taux de 2,74 % d’Arbitrum, cela équivaut à environ neuf jours d’intérêts. Les taux bougent, et les chiffres du 2 novembre 2026 montrent aussi pourquoi un taux se lit sur le pool lui-même : le WETH rapportait un taux de base de 1,43 % sur Base et de 0,98 % sur Arbitrum.
La vérification : votre portefeuille ne montre plus ni aToken ni jeton de dette, et le tableau de bord affiche zéro. Un reste de dette infime est le piège habituel, donc choisissez l’option de remboursement du solde complet. Les risques sont la liquidation, un mauvais prix d’oracle et la mauvaise dette du marché. À cette taille, ils vous coûtent quelques euros, et l’habitude acquise est le but : lire le facteur de santé avant chaque signature.
Étape 5 : essayer le staking liquide avec un petit montant
La mécanique est dans notre guide des jetons de staking liquide. Il y a deux voies pratiques, qui ne sont pas la même chose.
- Sur Ethereum, staker via l’application de Lido transforme l’ETH en stETH en un seul appel de contrat. Comptez 4 cents sur la médiane du matin, jusqu’à environ 34 cents.
- Sur un layer 2, on achète du wstETH par un échange. Sur Base, cela coûte environ 0,5 cent de gas plus les frais de pool, et l’on achète à un pool, donc le prix peut différer de la valeur sous-jacente.
La différence se voit sur le solde. La documentation de Lido indique que le stETH est rebasé, normalement chaque jour, de sorte que votre solde change, et qu’un rebase peut être négatif. Le wstETH garde un solde fixe, et c’est sa valeur qui évolue face au stETH. La même documentation ajoute que, sur la plupart des réseaux, le wstETH issu d’un pont ne peut pas être dénoué localement, si bien que le jeton du layer 2 sort par un échange ou par un pont. Mieux vaut le savoir avant d’en détenir, quelle que soit la somme.
Le 2 novembre 2026, DefiLlama affichait le stETH à 2,34 % par an, avec 22,27 milliards de dollars dans le pool. Sur 15 €, cela donne environ 35 centimes par an. La vérification pour le stETH : revenez après quelques jours et constatez que le solde a changé sans aucune transaction, normalement à la hausse. Pour le wstETH : le solde n’a pas bougé, et son taux face à l’ETH dans l’application, si. Puis sortez. Les risques sont une défaillance de contrat intelligent, une décote par rapport à l’ETH en marché tendu, et une attente dans la file de retrait si vous rachetez chez Lido au lieu de vendre. Un taux de staking n’est pas garanti, et il peut baisser.
Étape 6, facultative et à effet de levier : ouvrir une position perp
Vous pouvez vous arrêter avant cette étape sans rien perdre d’important. Un perpétuel est un dérivé à effet de levier, et un faible levier n’est pas une sécurité : même à 1x, vous détenez une position de marché, le funding peut jouer contre vous, et à 3x une baisse d’environ un tiers peut balayer la marge, la liquidation arrivant en général avant. Il en va de même pour une hausse sur une position vendeuse. Vous pouvez perdre tout ce que vous avez mis en marge, et cela peut arriver en quelques minutes. Notre leçon sur les perpétuels on-chain et notre leçon sur les liquidations expliquent pourquoi.
Commencez par les règles, qui diffèrent selon les pays. Les conditions d’utilisation de Hyperliquid, mises à jour le 15 juin 2026 et relues le 2 novembre 2026, ferment l’interface aux personnes et sociétés résidant, situées ou constituées aux États-Unis ou en Ontario, ainsi qu’aux territoires sous sanctions. En France, l’AMF a indiqué le 22 février 2018 que les plateformes qui proposent des dérivés sur cryptomonnaies réglés en espèces doivent respecter des règles d’agrément et tombent sous l’interdiction de la publicité par voie électronique. Au Royaume-Uni, la FCA a interdit aux sociétés agissant au Royaume-Uni ou depuis celui-ci de vendre, de promouvoir ou de distribuer des dérivés crypto aux consommateurs de détail, à partir du 6 janvier 2021 (en anglais). Cette règle vise des sociétés. Savoir si un résident britannique peut utiliser une plateforme on-chain étrangère est une autre question juridique. Lisez les conditions de tout lieu de trading et vérifiez la loi du pays où vous vivez. Ces mêmes conditions interdisent d’utiliser un VPN pour masquer sa position et laissent à l’utilisateur le soin de vérifier la légalité de son usage.
Si vous pouvez procéder légalement et voulez tout de même essayer, la séquence est courte, et notre leçon sur Hyperliquid donne le détail. C’est une description, pas une incitation à le faire.
- Détenez de l’USDC sur Arbitrum et un peu d’ETH pour le gas, comme le décrit la page d’accueil de la documentation de Hyperliquid (en anglais).
- Déposez au moins 5 USDC. La documentation prévient qu’un dépôt inférieur ne sera pas crédité et sera perdu définitivement. Les 5 USDC ouvrent le compte, mais ne permettent pas de passer un ordre à 1x : la documentation de Chainstack indique une valeur minimale d’ordre de 10 dollars, donc environ 12 USDC couvrent un petit ordre, ses frais et la sortie.
- Réclamez les USDC de test sur le testnet avec la même adresse, et répétez l’écran d’ordre à cet endroit.
- De retour sur le mainnet, choisissez la marge isolée et le levier le plus bas, puis passez le plus petit ordre que l’écran accepte.
- Notez le prix de liquidation et le taux de funding, puis fermez la position et retirez.
Le dépôt coûte environ 0,5 à 1 cent de gas aux chiffres d’Arbitrum ci-dessus, et le trading lui-même est sans gas d’après la documentation. Les frais de base étaient de 0,045 % pour les preneurs de liquidité (takers) et de 0,015 % pour les apporteurs (makers) le 2 novembre 2026, selon la page de frais de Hyperliquid, donc un aller-retour de 10 dollars en taker coûte 0,9 cent. Sortir coûte plus cher : la documentation de l’API indique 1 dollar de frais de retrait au moment de sa rédaction, soit une centaine de fois ces frais de trading et un douzième du dépôt. La vérification : aucune position ouverte, les fonds revenus sur Arbitrum, et une ligne de journal pour chaque exécution. Le faucet du testnet porte aussi une précision pratique : avec une connexion par e-mail, les adresses du testnet et du mainnet diffèrent.
Étape 7, facultative : acheter un petit rendement fixe sur Pendle
Notre leçon sur Pendle explique comment un actif porteur de rendement se scinde en un jeton de principal (PT) et un jeton de rendement. Cette étape est facultative. Sauf si la documentation de Pendle indique un testnet actuel, elle passe directement à un très petit montant réel, ou nulle part. Elle n’a pas d’effet de levier si vous achetez seulement du PT, mais l’actif sous-jacent porte toujours ses propres risques.
- Trouvez un marché dans l’application et lisez d’abord la date d’échéance.
- Comparez le taux fixe implicite à l’actif qui se trouve derrière, et demandez-vous quel est cet actif sous-jacent et pourquoi il rapporte autant.
- Achetez environ 10 € de PT. Vous payez moins que la valeur de remboursement future, et la décote est le taux fixe.
- Décidez à l’avance : garder jusqu’à l’échéance et rembourser, ou vendre plus tôt sur le pool au prix qu’il donne.
Pour un exemple réel tiré des données, et non une recommandation : le 2 novembre 2026, DefiLlama affichait le PT-sUSDai sur Arbitrum, arrivant à échéance le 25 février 2027, à un taux implicite de 10,3 %, dans un pool de 5,3 millions de dollars. Un taux fixe aussi élevé, à côté des 2,74 % d’Aave sur l’USDC sur la même chaîne, signale plus de risque dans l’actif sous-jacent. Sur 10 € gardés un peu moins de quatre mois, 10,3 % par an représentent environ 32 centimes, en supposant que le sous-jacent conserve sa valeur.
Les frais de réseau tournent autour de 1 cent sur Arbitrum pour l’approbation et l’achat, d’après le faible échantillon d’Arbitrum. La vérification : votre portefeuille affiche le PT, et sa date d’échéance figure dans votre journal. Les risques sont une défaillance du sous-jacent, une faille de contrat intelligent, et un pool mince si vous devez sortir tôt, car une petite position peut alors se vendre à un mauvais prix. Avant de vous connecter, lisez les conditions liées dans l’application de Pendle et vérifiez que votre pays n’est pas restreint.
Étape 8 : révoquer les approbations et fermer la boucle
Chaque approbation des étapes 2 à 7 existe encore après votre sortie de la position. Une allocation (allowance) est la permission donnée à un contrat de déplacer un jeton depuis votre adresse, et elle dure jusqu’à ce que vous la retiriez. Si le contrat est exploité plus tard, ou si vous avez signé pour un faux, cette permission est la porte d’entrée.

Notre routine de sécurité DeFi donne l’habitude complète, simulation de transaction comprise. Pour ce cours :
- Ouvrez un outil de contrôle des approbations. Revoke.cash couvre de nombreux réseaux EVM. Le Token Approval Checker d’Etherscan liste Ethereum, Sepolia et Hoodi. Sur Base ou Arbitrum, cherchez la même page dans l’explorateur du réseau, ou utilisez Revoke.cash.
- Collez l’adresse d’entraînement pour lire la liste. La lecture ne demande que l’adresse publique et aucune connexion.
- Connectez le portefeuille seulement pour révoquer, et révoquez chaque allocation que vous n’utilisez plus, en commençant par celles marquées illimitées.
- Vérifiez chaque réseau utilisé : les approbations sont séparées sur Base, Arbitrum et Ethereum.
- Inscrivez les révocations dans votre journal.
Chaque révocation est une transaction, donc environ 0,2 cent sur Base et quelques cents sur Ethereum aux médianes du matin. Revoke.cash a lancé une offre Premium en juillet 2026, et sa page À propos n’en indique ni les fonctions ni les prix : voyez ce qui est facturé avant de payer quoi que ce soit. Aucun vrai outil de révocation ne demande jamais une phrase de récupération. Les faux apparaissent dans les publicités des moteurs de recherche, donc tapez l’adresse ou passez par un favori.
La vérification : la liste d’approbations ne montre que ce que vous utilisez encore, idéalement rien. Révoquer n’annule pas un vol et ne protège pas des fonds déjà déplacés.
Impôts : chaque étape peut être un fait générateur
Même un échange d’entraînement de 15 € peut compter. Les règles ci-dessous ont été relues le 2 novembre 2026 et diffèrent selon les pays. Aucune de ces pages officielles ne tranche toutes les opérations DeFi : gardez le journal et consultez un conseiller si les sommes grossissent. Ce sont des informations générales, pas un conseil fiscal.
| Pays | Ce que dit la source officielle | Ce qui reste ouvert |
|---|---|---|
| France | impots.gouv.fr (17 juillet 2026) : prélèvement forfaitaire de 31,4 % sur les plus-values ; les échanges de cryptomonnaies contre cryptomonnaies sans soulte bénéficient d’un sursis d’imposition, pas d’une exonération. Voir notre guide de la fiscalité des cryptos en France | La page ne dit rien sur la DeFi : le traitement des dépôts en pool, du prêt, de l’emprunt et des jetons enveloppés n’est pas fixé |
| États-Unis | La page de l’IRS, révisée le 2 septembre 2026, range l’échange d’un actif numérique contre un autre parmi les cessions et les récompenses de staking parmi les revenus. Voir notre guide fiscal américain | Cette page ne traite ni les dépôts en pool de liquidité ni l’enveloppement de jetons |
| Royaume-Uni | Le manuel de HMRC (mis à jour le 28 novembre 2025) traite l’échange de jetons contre un jeton de liquidité comme une cession à la valeur en livres du jeton reçu ; un prêt est une cession si la propriété effective passe. Voir notre guide fiscal britannique | Dépend des conditions de chaque protocole |
| Italie | Agenzia delle Entrate (en italien) : 33 % sur les plus-values réalisées à partir du 1er janvier 2026, sans seuil d’exemption. Un échange entre actifs de caractéristiques et fonctions équivalentes n’est pas imposable selon l’article 67 du code des impôts sur le revenu, formule reprise à l’article 76 du nouveau code (décret législatif 117/2026). Voir notre guide fiscal italien | Savoir si ETH contre USDC ou ETH contre stETH relève de fonctions équivalentes est une question pour un conseiller |
Pour un lecteur en France, le point pratique est double. Un échange de cryptomonnaie contre une autre sans soulte profite du sursis, mais ce sursis n’est pas une exonération, et rien dans la page officielle ne dit comment traiter un dépôt en pool, un prêt ou un jeton enveloppé. Les étapes 3, 4 et 5 sont donc celles où le texte officiel manque, et le journal vous donne dates, montants et valeurs en euros pour travailler dans tous les cas.
Un plan sur 30 jours, et quand s’arrêter
Rien ici ne se fait d’une traite, et un rythme plus lent apprend davantage parce que les positions ont le temps de changer.
- Jours 1 à 3 : l’étape 0, le journal et la répétition sur testnet, avec Aave sur Sepolia pour exercice principal.
- Jours 4 à 7 : alimenter l’adresse sur un layer 2 et faire l’échange.
- Jours 8 à 14 : entrer dans une petite position de liquidité, la laisser quelques jours et la retirer.
- Jours 15 à 21 : la boucle de prêt et d’emprunt sur Aave V3, puis le staking liquide.
- Jours 22 à 28 : les étapes facultatives, seulement si la loi vous le permet et si vous y tenez encore.
- Jours 29 et 30 : tout révoquer, rapprocher le journal et le portefeuille, et compter ce que le cours vous a coûté.
La plupart des lecteurs peuvent s’arrêter après l’étape 5, et beaucoup après l’étape 4. S’arrêter est aussi un résultat : vous saurez comment se comportent un échange, un pool, un prêt et un jeton de staking liquide, et si quelques pour cent par an justifient l’attention.
Si quelque chose tourne mal, cessez de signer. Déplacez ce qui reste vers une adresse propre, révoquez les approbations depuis un appareil sûr et notez ce que vous avez signé. Quiconque vous contacte pour récupérer les fonds est presque certainement la prochaine arnaque, et personne de légitime n’a besoin de votre phrase de récupération pour vous aider. La leçon suivante de ce parcours présente les outils pour suivre et contrôler vos positions à partir de là.



