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Perps on-chain : dYdX, Hyperliquid, GMX, qui est votre contrepartie ?

dYdX avis : carnet d'ordres, pool ou courbe virtuelle, comment fonctionnent Hyperliquid, GMX et Jupiter Perps, et qui paie quand tout casse.

Avancé 26 min de lectureMis à jour À lire d'abord : Fournir de la liquidité sur Uniswap : choisir sa paire et chiffrer le rendement réel
Des chandeliers à côté d'un ordinateur portable, d'un éclair et d'une courbe en hausse
Sommaire
  1. Futures perpétuels : un carnet d’ordres sur sa propre chaîne
    1. Hyperliquid : le carnet à l’intérieur du consensus
    2. dYdX avis : une chaîne à part, un carnet gardé en mémoire par les validateurs
  2. GMX avis : le pool contre les traders, avec Jupiter Perps et gTrade
    1. GMX : de GLP à GM et GLV
    2. Jupiter Perps et JLP
    3. gTrade : un vault de petite taille
  3. L’AMM virtuel : une courbe qui ne contient rien
  4. Nouveaux venus et problème des volumes
  5. Quand vous êtes la contrepartie : les risques des fournisseurs de liquidité
    1. Les gains des traders sont vos pertes
    2. JELLY et le vault HLP, mars 2025
    3. GMX v1, juillet 2025 : 42 millions de dollars
    4. Drift, 1er avril 2026 : les pouvoirs d’administration, pas une courbe
    5. Auto-désendettement : le 10 octobre 2025
  6. Six plateformes de perps comparées, au 30 octobre 2026
  7. Levier crypto en France : ce que disent l’AMF, l’ESMA et l’ACPR
  8. Questions à se poser avant d’utiliser un perp DEX

Entre 21:16 et 21:27 UTC environ, le 10 octobre 2025, la mécanique d’auto-désendettement de Hyperliquid s’est déclenchée en rafale. Selon un article de Tarun Chitra, de Gauntlet, environ 2,1 milliards de dollars de positions ont été fermés en 12 minutes. Des traders qui affichaient des gains ont vu leurs positions coupées au dernier prix de marque, sans appel de marge et sans personne à qui téléphoner. C’est le moment où une plateforme de futures perpétuels décentralisée montre ce qu’elle est : une machine dotée d’une règle pour décider qui paie quand une perte n’a pas de propriétaire.

Un dYdX avis, comme ceux sur GMX ou Hyperliquid, parle presque toujours du produit, rarement de la contrepartie. Or le produit est identique partout. La réponse à « qui est de l’autre côté de mon trade ? » ne l’est pas. On-chain, elle prend quatre formes : d’autres traders dans un carnet d’ordres, des fournisseurs de liquidité dans un blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool, une courbe virtuelle, ou un moteur d’appariement que personne d’extérieur ne peut inspecter. Chaque forme déplace le risque vers quelqu’un d’autre, et chacune a déjà connu au moins une mauvaise journée. Les montants de cette leçon sont en dollars américains, comme dans les sources ; nous ne les convertissons pas en euros, le taux changeant chaque jour.

Le produit tient en un paragraphe. Un contrat perpétuel (ou future perpétuel, « perp » en jargon) est un contrat à effet de levier sans date d’échéance. Un paiement périodique de financement, le funding rate, circule entre acheteurs et vendeurs pour garder son prix proche du prix au comptant : sur Hyperliquid, dont la documentation décrit le mécanisme en détail, wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il est versé toutes les heures. Vous déposez une marge, et si votre capital tombe sous le niveau de maintenance, la position est fermée, logique détaillée dans notre guide des liquidations. Cette leçon prolonge aussi comment fournir de la liquidité : celui qui dépose dans un vault de perps devient fournisseur de liquidité, avec une contrepartie bien moins prévisible que celle d’un simple échangeur.

Futures perpétuels : un carnet d’ordres sur sa propre chaîne

La première réponse copie la plateforme centralisée : les traders posent des offres et des demandes, et un moteur d’appariement les met face à face. De l’autre côté de votre trade, il y a un autre trader. Faire cela sur une chaîne généraliste coûte cher, parce que les teneurs de marché annulent et remplacent leurs ordres en permanence et que chaque mise à jour paierait des frais de gas. Les deux plateformes à carnet les plus connues ont donc construit leur propre chaîne.

Hyperliquid : le carnet à l’intérieur du consensus

Hyperliquid exploite sa propre couche 1, sécurisée par un consensus baptisé HyperBFT. Son exécution se divise en deux : HyperCore, qui contient les carnets d’ordres des perps et du spot ainsi que l’état des marges, et HyperEVM, une couche de contrats intelligents généraliste. La documentation affirme que chaque ordre, annulation, transaction et liquidation est traité on-chain avec une finalité en un bloc, et chiffre la capacité actuelle à environ 200 000 ordres par seconde. Ce chiffre vient des docs de l’équipe : à lire comme une promesse de conception.

Les prix de marge ne viennent pas du seul carnet. Les validateurs publient un prix d’oracle toutes les 3 secondes, médiane pondérée des prix au comptant de plusieurs grandes plateformes et du marché spot de Hyperliquid, et le chiffre final est une médiane pondérée par la mise de ce qu’ils déclarent. Si les oracles sont nouveaux pour vous, notre leçon avancée sur les oracles DeFi explique pourquoi cette donnée pèse autant.

Hyperliquid a aussi une sorte de pool. HLP est un vault ouvert aux dépôts, avec un blocage de 4 jours, qui exécute des stratégies de tenue de marché et abrite le vault de liquidation. Quand un compte tombe sous les deux tiers de sa marge de maintenance et que le carnet ne l’a pas absorbé, le liquidateur de HLP peut reprendre la position. C’est un choix de conception qui a un coût : en temps normal vous tradez contre d’autres personnes, mais lors d’une liquidation ratée, un vault de déposants hérite du trade.

La décentralisation reste la question ouverte, et une leçon ultérieure la traite en profondeur. Au 30 octobre 2026, l’API des validateurs de Hyperliquid listait 27 validateurs actifs, et les cinq validateurs estampillés Hyper Foundation détenaient environ 47 % de la mise active, selon notre addition. Le quorum exige plus des deux tiers de la mise.

La taille de la plateforme ne fait pas de doute, mais le chiffre exact dépend de qui mesure. L’entrée « Hyperliquid Perps » de DefiLlama affichait environ 7,71 milliards de dollars d’open interest le 30 octobre 2026, et c’est ce chiffre qui sert dans le tableau comparatif plus bas, parce que la même source couvre toutes les plateformes. En additionnant open interest multiplié par prix de marque sur les 235 marchés renvoyés par l’API de Hyperliquid, dont 56 signalés comme retirés de la cote, on obtient environ 10,98 milliards de dollars le même jour. Nous n’avons pas réconcilié les deux : aucun des deux ne doit être lu comme une correction de l’autre. Ni l’un ni l’autre ne compte tradeXYZ, listé à part sur DefiLlama avec environ 3,88 milliards de dollars d’open interest sur la même chaîne. La même API montrait environ 16,5 milliards de dollars de volume notionnel sur 24 heures, avec un maximum de 40x sur BTC, et DefiLlama chiffrait les frais sur 30 jours à 80,9 millions de dollars.

Depuis la mise à jour HIP-3, des tiers peuvent aussi déployer leurs propres marchés de perps sur Hyperliquid : ils mettent en jeu 500 000 HYPE que les validateurs peuvent confisquer, et gardent jusqu’à 50 % des frais que ces marchés génèrent.

dYdX avis : une chaîne à part, un carnet gardé en mémoire par les validateurs

dYdX a quitté une couche 2 d’Ethereum pour une chaîne autonome construite avec le Cosmos SDK, dont le mainnet alpha a démarré le 26 octobre 2023 (article en anglais). Sa conception diffère de celle de Hyperliquid sur un point précis. La documentation de dYdX indique que les validateurs conservent les ordres dans un carnet en mémoire, hors chaîne et non soumis au consensus. Quand des ordres se croisent, le proposeur du bloc inclut l’appariement dans son bloc, et le bloc est final dès que les validateurs détenant deux tiers de la mise l’approuvent. Les transactions sont donc on-chain, les ordres en attente non. Les docs de Hyperliquid prennent la position inverse et affirment que HyperCore ne dépend pas de carnets hors chaîne.

Pour qui cherche un avis sur dYdX en 2026, les chiffres sont modestes. DefiLlama affichait environ 40,8 millions de dollars d’open interest pour dYdX V4 le 30 octobre 2026, environ 70,3 millions de dollars de valeur verrouillée et environ 0,24 million de dollars de frais sur 30 jours. La chaîne fonctionne, et à cette date son open interest représentait environ 0,5 % de celui de Hyperliquid selon DefiLlama. L’effet de levier maximal sur l’indexeur de dYdX ce jour-là était de 50x sur BTC et ETH, et de 20x sur SOL.

GMX avis : le pool contre les traders, avec Jupiter Perps et gTrade

La deuxième réponse supprime le carnet. Les traders ouvrent leurs positions à un prix d’oracle contre un pool d’actifs partagé, si bien que la profondeur affichée ne dépend pas des cotations d’un teneur de marché. Le pool est la contrepartie : si les traders perdent, il gagne ; s’ils gagnent, il paie.

GMX : de GLP à GM et GLV

GMX est né avec GLP, un pool unique partagé sur Arbitrum et Avalanche. Sur Arbitrum, son exposition était d’environ 25 % de bitcoin enveloppé, 25 % d’ether et 50 % de stablecoins, d’après le plan d’indemnisation décrit plus bas. Sa deuxième version repose sur des pools GM et GLV. La documentation de GMX indique que chaque ordre est routé contre ces pools, à un prix d’indice fourni par un oracle et sans carnet d’ordres. GMX fonctionne aujourd’hui sur Arbitrum, Avalanche et MegaETH, propose jusqu’à 100x, et reverse 63 % des frais aux fournisseurs de liquidité sur Arbitrum et Avalanche.

Les frais montrent comment un pool se défend contre un trading à sens unique. Les frais de position sont de 0,04 % de la taille quand un trade réduit l’écart entre l’open interest acheteur et vendeur, et de 0,06 % quand il l’élargit. Le funding bouge avec ce déséquilibre, en s’ajustant progressivement plutôt que d’un coup, et seul le côté majoritaire paie les frais d’emprunt. Si tous les traders sont acheteurs, le pool est en réalité vendeur, et ces frais servent à le ramener vers l’équilibre. Ils ne le garantissent pas.

Au 30 octobre 2026, l’entrée « GMX EVM » de DefiLlama affichait environ 202,7 millions de dollars de valeur verrouillée, 54,2 millions de dollars d’open interest et 1,2 million de dollars de frais sur 30 jours. DefiLlama liste aussi une entrée « GMX Solana » à environ 188,2 millions de dollars d’open interest. Les pages de GMX que nous avons ouvertes ne mentionnent qu’Arbitrum, Avalanche et MegaETH : cette entrée est donc écartée du tableau plus bas.

Jupiter Perps et JLP

Les perps de Jupiter sur Solana expriment le modèle le plus clairement, car la documentation le dit sans détour : les détenteurs de JLP sont la contrepartie de chaque trade sur les marchés SOL, ETH et wBTC, ils paient quand les traders gagnent et encaissent quand ils perdent. En échange, le pool perçoit 75 % des frais de ces marchés. L’effet de levier va de 1,1x à 250x. Les frais de base sont de 0,06 % à l’ouverture et à la clôture, avec en plus des frais d’impact sur le prix pouvant atteindre 0,44 %, et des frais d’emprunt qui s’accumulent avec le taux d’utilisation. Les prix viennent d’Edge, de Chaos Labs, avec Chainlink et Pyth pour la vérification et en secours. Les marchés bêta plus récents de Jupiter n’utilisent pas le pool JLP et fonctionnent avec un funding horaire.

Comparez les deux colonnes qui comptent au 30 octobre 2026. DefiLlama affichait environ 703 millions de dollars de valeur verrouillée dans la plateforme de perps de Jupiter, pour seulement 41,2 millions de dollars d’open interest, et 6,8 millions de dollars de frais sur 30 jours. À cette date, le pool valait environ 17 fois l’open interest relevé par DefiLlama : la taille du pool ne dit donc presque rien de la part qui travaille réellement face aux traders.

gTrade : un vault de petite taille

gTrade, de Gains Network, appartient à la même famille, même si sa documentation pour débutants en dit peu sur le vault : on trade en USDC à un prix fourni par un réseau d’oracles, et l’on paie des frais d’ouverture et de clôture plus des frais de détention horaires. On le décrit d’ordinaire comme une plateforme synthétique avec un vault de l’autre côté. Au 30 octobre 2026, DefiLlama affichait environ 6,8 millions de dollars de valeur verrouillée et 1,6 million de dollars d’open interest : la plateforme est devenue marginale.

Une porte de coffre-fort près d'une goutte de liquidité, d'une balance et de pièces empilées
Dans le modèle à pool, les déposants se trouvent de l'autre côté de chaque position de trader.

L’AMM virtuel : une courbe qui ne contient rien

La troisième réponse appartient à l’histoire, mais elle montre à quel point la conception a évolué. Perpetual Protocol a lancé sa première version sur xDai en décembre 2020. Elle empruntait la formule du produit constant aux pools d’échange, avec des réserves qui n’existaient pas. Une analyse technique de mai 2021 de l’auteur 0xkowloon (en anglais) en donne la forme : un marché pouvait être réglé à 100 ETH virtuels et 380 000 USDC virtuels, soit un k de 38 000 000 et un prix de 3 800. Le vrai collatéral reposait dans un vault d’USDC distinct.

Faisons le calcul avec ces réserves d’exemple. Un trader qui prend une position acheteuse de 38 000 dollars de notionnel ajoute à la réserve virtuelle d’USDC, qui passe à 418 000. L’ETH virtuel doit tomber à 38 000 000 / 418 000, soit 90,91 : le trader reçoit 9,09 ETH virtuels à un prix moyen d’environ 4 180 dollars, et le prix de la courbe est désormais d’environ 4 598. Rien n’a été acheté nulle part, et une position de 10 % des réserves virtuelles a déplacé le prix de 21 %. La seule profondeur est la taille choisie pour k.

La v1 n’avait pas de fournisseurs de liquidité. Le gain d’un trader était la perte d’un autre, donc le vault pouvait payer tant que le système s’équilibrait, et une part des frais alimentait un fonds d’assurance qui couvrait les créances irrécouvrables. S’il manquait de fonds, la conception permettait de créer des jetons PERP. Le trading était plafonné à 10x. La version 2, appelée Curie, est arrivée sur Optimism en novembre 2021 et a bâti son vAMM sur la liquidité concentrée d’Uniswap v3, ce qui a fait entrer de vrais fournisseurs de liquidité.

Hyperliquid, dYdX, GMX et Jupiter, les plateformes dont nous avons pu vérifier la conception dans leurs propres documents, utilisent toutes des carnets ou des pools. Nous n’avons trouvé aucune annonce officielle de fermeture de Perpetual Protocol, donc nous ne l’affirmons pas ; DefiLlama affichait environ 432 000 dollars de valeur verrouillée le 30 octobre 2026, et le projet n’est pas traité plus avant ici.

Nouveaux venus et problème des volumes

La quatrième réponse est la plus inconfortable : une plateforme où l’appariement se fait quelque part que vous ne pouvez pas inspecter. DefiLlama classe la chaîne d’Aster Perps simplement comme « Off Chain ». Le 5 octobre 2025, The Block rapportait (en anglais) que le fondateur pseudonyme de DefiLlama, 0xngmi, retirait les volumes de perps d’Aster après qu’ils eurent commencé à suivre de près ceux de Binance, parce qu’Aster ne fournissait pas les données au niveau des ordres nécessaires pour détecter un éventuel wash trading. Ce n’était pas la constatation d’une faute : le problème est que personne d’extérieur ne pouvait tester le chiffre. Le wash trading, où la même partie se place des deux côtés d’une transaction, peut gonfler un classement au seul prix des frais, et cela compte davantage quand un airdrop de jetons récompense l’activité.

Cette leçon ne propose donc volontairement aucun classement des perp DEX par volume. Le point d’accès de DefiLlama pour le volume de perps par protocole est désormais derrière un abonnement payant, et ce sont les chiffres auto-déclarés des plateformes qui sont contestés. L’open interest et les frais sont plus difficiles à truquer à bas coût, parce que détenir une position immobilise de la marge et que les frais coûtent de l’argent, même si ni l’un ni l’autre ne constitue une preuve.

Au 30 octobre 2026, la liste d’open interest de DefiLlama affichait Aster Perps à environ 1,39 milliard de dollars, Variational (Arbitrum) à 876,5 millions, Lighter Perps à 505,3 millions et edgeX V2 à 131 millions. Les frais sur 30 jours étaient d’environ 4,1 millions de dollars pour Aster et de 3,7 millions pour Lighter. Considérez ces noms comme un instantané daté d’un segment du marché qui change vite. Nous n’avons pas vérifié leur conception interne : ils ne sont cités ici que pour l’ordre de grandeur.

Quand vous êtes la contrepartie : les risques des fournisseurs de liquidité

Déposer dans un pool de perps ressemble à la fourniture de liquidité de la leçon précédente, mais la perte a une autre origine. Un fournisseur d’un pool d’échange perd à cause des mouvements de prix et de l’arbitrage. Un fournisseur d’un pool de perps perd quand les traders gagnent, quand la comptabilité du protocole se brise ou quand les clés sont volées.

Les gains des traders sont vos pertes

Ce risque est dans la conception, pas dans un incident. Si les traders d’une plateforme à pool ont raison en tant que groupe, et que le funding n’a pas rééquilibré le livre, le pool paie. Nous n’avons trouvé aucun épisode documenté où GLP ou un pool similaire aurait subi de lourdes pertes face aux seuls traders, et nous n’en citons pas. Le risque demeure : l’historique de gains d’un pool dit seulement ce que les traders ont fait pendant la période, et le revenu principal du pool, les pertes des traders plus les frais, peut devenir négatif dans un marché fortement orienté.

JELLY et le vault HLP, mars 2025

Le 26 mars 2025, un trader détenait une grosse position vendeuse sur JELLYJELLY, un memecoin Solana peu liquide (environ 6 millions de dollars à 20x, d’après Decrypt, en anglais), et le prix au comptant du jeton a bondi. Selon la presse, qui parle de manipulation, la position vendeuse a été poussée dans le liquidateur HLP de Hyperliquid, laissant le vault avec une perte latente. Les chiffres varient : environ 10 millions de dollars pour The Defiant, 11 millions pour Decrypt, environ 12 millions pour The Block, jusqu’à 13,5 millions pour CoinDesk.

Les validateurs ont ensuite voté le retrait du marché, en invoquant une activité suspecte, et les positions ont été réglées à 0,0095 dollar, le niveau auquel l’un des comptes du trader avait ouvert sa position vendeuse, alors que Decrypt rapportait un pic au comptant proche de 0,043 dollar. Hyperliquid a indiqué que les utilisateurs autres que les adresses signalées seraient indemnisés par la Hyper Foundation. Blockworks (en anglais) a compté plus de la moitié de la mise entre les mains de cinq validateurs de la Fondation et a parlé d’une « validator put ». Les registres de Hyperliquid, tels que rapportés à l’époque, montraient HLP en hausse d’environ 700 000 USDC sur 24 heures. Le vault a évité la perte parce que les validateurs ont changé les termes du marché. Cela a protégé les déposants, et c’est un avertissement pour quiconque croit que les règles d’un marché ne peuvent pas être réécrites en cours de route.

GMX v1, juillet 2025 : 42 millions de dollars

Le 9 juillet 2025, un attaquant a siphonné environ 42 millions de dollars de GLP sur Arbitrum. L’analyse post-mortem de GMX, rapportée par The Block (en anglais), incrimine une faille de réentrance dans le contrat OrderBook qui a permis à l’attaquant de manipuler le prix moyen de vente à découvert du BTC, de gonfler le prix de GLP et de racheter avec profit. GMX a proposé une prime, la plus grande partie des fonds est revenue, et des informations font état d’une prime de 5 millions de dollars pour l’attaquant. En août 2025, GMX a annoncé une distribution d’environ 44 millions de dollars, dont 2 millions issus de sa trésorerie, versée en jetons GLV aux utilisateurs touchés. Le bug se trouvait dans la comptabilité. Les déposants qui ont payé ont été frappés par un défaut du code, pas par le trade de quelqu’un.

Drift, 1er avril 2026 : les pouvoirs d’administration, pas une courbe

La plus grosse perte de cette leçon n’avait rien à voir avec la conception du marché. Drift, sur Solana, a été vidé le 1er avril 2026. Son plan de récupération chiffre les pertes des utilisateurs à 295 millions de dollars et attribue l’attaque à « a DPRK-affiliated threat actor » (un acteur affilié à la Corée du Nord, dans les mots de Drift), ce que le cabinet d’analyse Mandiant aurait confirmé, selon le plan. Les premières estimations étaient plus basses. Decrypt (en anglais) a rapporté un premier transfert d’environ 41 millions de jetons JLP, soit environ 155 millions de dollars, hors du vault de Drift, et cité le fondateur de PeckShield selon lequel des clés d’administration avaient fuité ou été compromises. Des récits ultérieurs se sont montrés plus précis. CoinDesk (en anglais), s’appuyant sur la chronologie de Drift elle-même, décrit des transactions pré-signées restées valides grâce aux durable nonces de Solana, des approbations de deux des cinq membres du Conseil de sécurité, ce qui atteignait le seuil, et un transfert d’administration qui a remis le contrôle du protocole. Un jeton de pool de Jupiter se trouvait dans un vault de Drift : la valeur stockée d’un protocole est donc devenue une perte chez un autre.

Le plan proposait des jetons de récupération représentant chacun 1 dollar de perte vérifiée, et un engagement de Tether allant jusqu’à 127,5 millions de dollars pour le redémarrage et la récupération des utilisateurs. Le 1er juillet 2026, la plateforme a changé de nom pour Velocity DEX (en anglais) et annoncé une bêta privée pour des traders sélectionnés. Le 30 octobre 2026, DefiLlama affichait environ 640 000 dollars de valeur verrouillée sous l’ancienne entrée Drift Trade et environ 110 000 dollars d’open interest sous Velocity. De solides règles de marge n’ont servi à rien ici : une fois les pouvoirs d’administration passés en d’autres mains, les vaults étaient ouverts.

Auto-désendettement : le 10 octobre 2025

Revenons à la scène d’ouverture. L’article de Chitra qualifie l’ADL de « last-resort loss socialization mechanism » (mécanisme de socialisation des pertes de dernier recours, traduction libre), et la formule est exacte. La documentation de Hyperliquid donne la règle : quand un compte ou une position isolée devient négatif, les utilisateurs du côté opposé sont classés selon leur gain latent et leur levier, avec l’indice (prix de marque / prix d’entrée) × (notionnel / valeur du compte). Leurs positions sont fermées au dernier prix de marque face au compte en déficit, si bien que la plateforme ne porte aucune créance irrécouvrable. Quiconque n’a aucune position ouverte ne supporte aucune part de la perte.

Un exemple aux chiffres inventés montre comment l’indice trie les traders. Le trader A est acheteur depuis 100, la marque est à 150, avec 150 000 dollars de notionnel pour 50 000 dollars de valeur de compte : 1,5 × 3 = 4,5. Le trader B est acheteur depuis 120, avec le même notionnel pour 100 000 dollars : 1,25 × 1,5 = 1,875. A a l’indice le plus élevé. La documentation donne la formule mais ne dit pas en toutes lettres quelle extrémité du classement passe en premier ; l’article de Chitra traite l’ADL à file d’attente comme frappant le gagnant le mieux classé, et nous lisons l’indice de la même façon, donc A serait coupé avant B. Dans cette lecture, un fort levier sur une position gagnante vous rapproche de la tête de la file, ce qui paraît à l’envers pour qui pensait qu’une position gagnante était à l’abri. L’ADL casse aussi les couvertures : si votre vente à découvert ici est une jambe d’un trade delta-neutre, elle peut disparaître alors que l’achat sur une autre plateforme reste ouvert.

La reconstruction de Chitra, à partir de données publiques, couvre environ 160 actifs et chiffre à environ 100,1 millions de dollars le déficit agrégé des comptes perdants. Il estime que l’algorithme de Hyperliquid a dépassé ce qui était nécessaire, ce qui a coûté aux traders gagnants entre 45,0 et 51,7 millions de dollars de trop. Certains titres ont annoncé une perte excédentaire bien plus grande. C’est une mauvaise lecture de l’article : son chiffre de 653,6 millions de dollars est un indicateur stylisé de file d’attente, en dollars de capital, que le résumé décrit comme des positions fermées, pas comme des gains perdus. L’article suggère aussi que Binance a davantage abusé de l’ADL que Hyperliquid. L’estimation repose sur un modèle et des données partielles : prenez-la comme une estimation. Ce que l’ADL est conçu pour faire est plus simple : garder la plateforme sans créance irrécouvrable, les gagnants payant.

Un panneau d'alerte près d'une courbe en baisse, d'une chaîne brisée et d'une flamme
Le 10 octobre 2025, les traders gagnants de Hyperliquid ont couvert les pertes que les liquidations ne pouvaient pas absorber.

Le relevé daté, côte à côte :

DateÉvénementMontantQui a supporté la perte
26 mars 2025JELLY sur HyperliquidPerte latente de HLP d’environ 10 à 13,5 millions de dollars, selon les sourcesHLP d’abord ; marché retiré de la cote et réglé à 0,0095 dollar
9 juillet 2025Faille GLP de GMX v1Environ 42 millions de dollarsDétenteurs de GLP, indemnisés à hauteur d’environ 44 millions de dollars
5 octobre 2025DefiLlama retire les volumes de perps d’AsterAucun fonds concernéSans objet
10 octobre 2025ADL de HyperliquidEnviron 2,1 milliards de dollars fermés, selon Chitra ; 45,0 à 51,7 millions de dollars de dépassement estiméTraders gagnants
1er avril 2026Piratage de Drift295 millions de dollars, selon DriftUtilisateurs ayant des fonds sur Drift ; jetons de récupération prévus

Six plateformes de perps comparées, au 30 octobre 2026

Le tableau utilise une seule source par mesure pour que les lignes soient comparables : l’open interest et les frais sur 30 jours viennent de DefiLlama, consultée le 30 octobre 2026. L’API de Hyperliquid donne un open interest plus élevé, comme expliqué plus haut. Les frais et l’effet de levier viennent de la documentation ou de l’API de chaque plateforme et peuvent changer ; « non vérifié » signifie que nous n’avons pas pu confirmer l’élément sur une page primaire.

PlateformeModèleChaîneContrepartieFrais taker de baseLevier maximalOpen interestFrais, 30 jours
HyperliquidCarnet d’ordres, on-chainHyperliquid L1Autres traders ; HLP en cas de liquidation ratée0,045 % (palier de volume le plus bas)40x sur BTC, variable selon le marché7,71 Md80,9 M
dYdX v4Carnet en mémoire des validateurs, appariement on-chainChaîne dYdXAutres tradersNon vérifié50x sur BTC et ETH40,8 M0,24 M
GMX v2Pool au prix de l’oracleArbitrum, Avalanche, MegaETHFournisseurs de liquidité GM et GLV0,04 % ou 0,06 %100x54,2 M1,2 M
Jupiter PerpsPool au prix de l’oracleSolanaDétenteurs de JLP0,06 % plus frais d’impact sur le prix250x41,2 M6,8 M
Gains gTradeVault, prix de l’oracleArbitrum, Base et autresVault (non confirmé dans sa documentation)Non vérifiéNon vérifié1,6 M0,24 M
Aster PerpsClassée « Off Chain » par DefiLlamaNon vérifiéNon vérifié0,04 % (paires crypto générales)Non vérifié1,39 Md4,1 M

Open interest et frais sont en dollars américains (M pour millions, Md pour milliards). Les frais indiqués ici sont la mesure de DefiLlama pour l’ensemble de la plateforme, pas votre coût de trading. Ce que le tableau ne peut pas montrer, c’est la taille du vault derrière une plateforme et qui contrôle ses contrats.

Levier crypto en France : ce que disent l’AMF, l’ESMA et l’ACPR

Ces produits existent en grande partie hors des règles des pays où vivent beaucoup de leurs utilisateurs. Rien de ce qui suit n’est un conseil juridique, et des règles qui visent des entreprises ne disent pas automatiquement ce qu’un particulier utilisant une interface en auto-conservation a le droit de faire.

Le droit de l’Union européenne coupe le sujet en deux. MiCA exclut les crypto-actifs qui sont des instruments financiers, de sorte que les produits dérivés restent soumis à MiFID II. Le 24 février 2026, l’ESMA a publié une déclaration selon laquelle les dérivés commercialisés comme des futures perpétuels relèvent probablement des restrictions nationales sur les CFD lorsqu’ils répondent à la définition du CFD, le nom commercial étant sans importance. Ces mesures comprennent des plafonds de levier, un avertissement obligatoire sur les risques, la clôture des positions à la marge, la protection contre le solde négatif et l’interdiction des avantages. Un taux de funding, une plateforme de négociation ou un fonds d’assurance ne changent pas l’analyse. Le plafond de levier pour les clients particuliers que l’ESMA a arrêté pour les CFD sur crypto-actifs en mars 2018 (en anglais) était de 2:1, et sa déclaration précise que tous les régulateurs nationaux ont ensuite adopté des mesures permanentes, pour la plupart calquées sur la décision européenne.

Pour la France, il faut distinguer deux textes. L’AMF avait indiqué le 22 février 2018 que proposer des dérivés sur crypto-monnaies réglés en espèces nécessite un agrément et relève de l’interdiction de la publicité par voie électronique. Elle a ensuite repris la restriction sur les CFD (document en anglais) à compter du 1er août 2019, avec le même périmètre. Pour vérifier si une entité est autorisée, l’AMF et l’ACPR tiennent à jour des listes d’alerte sur les offres non autorisées, et le registre REGAFI recense les établissements agréés. Du côté italien, la Consob a fait de même avec la délibération 20976 du 20 juin 2019, qui impose une marge initiale de 50 % sur les CFD sur crypto-actifs, soit 2:1 d’après notre arithmétique. La déclaration de l’ESMA s’adresse aux entreprises et aux régulateurs. Savoir si un DEX donné entre dans ce cadre n’est pas tranché, et un utilisateur qui voit 40x ou 100x affiché sur un DEX ne doit pas supposer que les protections listées ci-dessus s’appliquent.

Côté fiscalité, les dispositions de l’administration française sur les actifs numériques que nous avons lues ne traitent pas expressément des contrats perpétuels, des paiements de funding ni des revenus de vault : ce sont des questions à poser à un professionnel. Notre guide de la fiscalité des cryptos en France couvre les bases.

Ailleurs, les règles diffèrent. Les perpétuels étaient jusqu’à récemment un produit surtout offshore ; le 29 mai 2026, la CFTC a approuvé (en anglais) que KalshiEX liste BTCPERP, un perpétuel sur le bitcoin, et CoinDesk a rapporté une lettre de non-action le même jour permettant à la filiale américaine de Coinbase de proposer certains produits perpétuels acheminés via Coinbase Bermuda. Une note client de Proskauer indique que l’agence a aussi publié une déclaration de politique selon laquelle les autres perpétuels seront examinés au cas par cas. Le 5 octobre 2026, la CFTC a émis une lettre de non-action permettant aux marchés de contrats désignés de transformer des futures sur indices larges d’actions de style perpétuel en vrais perpétuels, avec une dérogation courant jusqu’au 20 octobre. Aucun des documents lus ne traite des plateformes DeFi. Au Royaume-Uni, la FCA a interdit la vente, la promotion et la distribution aux consommateurs particuliers de dérivés et d’ETN référencés sur des crypto-actifs non réglementés ; la règle, annoncée le 6 octobre 2020, est entrée en vigueur le 6 janvier 2021 et s’applique aux entreprises agissant depuis ou vers le Royaume-Uni. Qu’un protocole en auto-conservation soit une telle entreprise reste incertain.

Questions à se poser avant d’utiliser un perp DEX

Cinq questions couvrent l’essentiel de ce qui a mal tourné plus haut, et toutes trouvent leur réponse dans des documents publics.

  • Qui est la contrepartie en temps normal, et qui reprend la position quand une liquidation échoue ?
  • D’où vient le prix de marque, combien de sources l’alimentent, et un marché peu liquide peut-il le déplacer ?
  • Qui peut mettre à jour les contrats, déplacer des fonds ou retirer un marché de la cote, et combien de clés ou de validateurs faut-il pour cela ?
  • Que devient un gagnant quand un vault ou un fonds d’assurance est vide ? Lisez la règle d’ADL, y compris votre place dans la file.
  • Que dit votre propre régulateur sur ce produit, et que disent les conditions d’utilisation de la plateforme à propos de votre pays ?

Si vous détenez un jeton de vault, ajoutez-en une sixième : où ce jeton est-il déposé par ailleurs ? Le cas de Drift montre que la réponse peut compter autant que le vault lui-même. Les étapes pratiques sur l’une de ces plateformes, y compris l’usage d’un testnet, viennent dans une leçon ultérieure sur Hyperliquid.

Sources

  1. Tarun Chitra, « Autodeleveraging: Impossibilities and Optimization » (arXiv 2512.01112, v3, 16 février 2026) (en anglais) arxiv.org
  2. Documentation de Hyperliquid (HyperCore, oracle, liquidations, auto-désendettement, frais, HLP) (en anglais) hyperliquid.gitbook.io
  3. Documentation de dYdX : vue d'ensemble de l'architecture (en anglais) docs.dydx.xyz
  4. Documentation de GMX : frais de trading (en anglais) docs.gmx.io
  5. Documentation de Jupiter : perps (en anglais) docs.jup.ag
  6. Drift : plan de récupération pour les utilisateurs touchés (en anglais) drift.trade
  7. ESMA : déclaration publique sur les dérivés relevant des mesures d'intervention sur les CFD, 24 février 2026 esma.europa.eu
  8. FCA : interdiction de vendre des dérivés sur crypto-actifs aux particuliers, 6 octobre 2020 (en anglais) fca.org.uk
  9. CoinDesk : approbations de la CFTC chez Kalshi et Coinbase, mai 2026 (en anglais) coindesk.com
  10. DefiLlama : open interest par protocole, consulté le 30 octobre 2026 (en anglais) defillama.com
  11. CFTC : approbation du contrat BTCPERP soumis par KalshiEX, communiqué 9240-26, 29 mai 2026 (en anglais) cftc.gov
  12. CFTC : lettre de non-action sur les futures perpétuels sur indices larges d'actions, communiqué 9308-26, 5 octobre 2026 (en anglais) cftc.gov
  13. Proskauer : « Opening the door to perps », 4 juin 2026 (en anglais) proskauer.com
  14. Documentation de GMX : introduction (en anglais) docs.gmx.io
  15. Documentation de Jupiter : frais des perps (en anglais) docs.jup.ag
  16. Documentation d'Aster : frais des perpétuels (en anglais) docs.asterdex.com
  17. Indexeur de dYdX : marchés perpétuels, consulté le 30 octobre 2026 (en anglais) indexer.dydx.trade
  18. The Block : lancement de la chaîne dYdX sur mainnet, octobre 2023 (en anglais) theblock.co
  19. The Block : Hyperliquid retire JELLYJELLY de la cote, 26 mars 2025 (en anglais) theblock.co
  20. CoinDesk : Hyperliquid retire JELLYJELLY après la pression sur le vault, 26 mars 2025 (en anglais) coindesk.com
  21. Decrypt : Hyperliquid retire un memecoin Solana en forte hausse (en anglais) decrypt.co
  22. Blockworks : « A perp too far », la validator put de Hyperliquid (en anglais) blockworks.co
  23. The Block : le jeton GMX bondit après les premiers remboursements du pirate, juillet 2025 (en anglais) theblock.co
  24. The Block : GMX finalise un plan de 44 millions de dollars, août 2025 (en anglais) theblock.co
  25. Decrypt : Drift piraté, 1er avril 2026 (en anglais) decrypt.co
  26. CoinDesk : comment une fonction de Solana a permis de vider Drift, 2 avril 2026 (en anglais) coindesk.com
  27. The Defiant : Drift Protocol devient Velocity DEX avant son redémarrage (en anglais) thedefiant.io
  28. The Block : DefiLlama retire les volumes de perps d'Aster, 5 octobre 2025 (en anglais) theblock.co
  29. 0xkowloon : « Dissecting the Perpetual Protocol », 15 mai 2021 (en anglais) 0xkowloon.substack.com
  30. ESMA : accord sur les options binaires et les restrictions des CFD, 27 mars 2018 (en anglais) esma.europa.eu
  31. AMF : l'offre de dérivés sur crypto-monnaies nécessite un agrément, 22 février 2018 amf-france.org
  32. AMF : mesures nationales d'intervention sur les options binaires et les CFD, 3 juillet 2019 (en anglais) amf-france.org
  33. Consob : délibération 20976 du 20 juin 2019 (en anglais) consob.it
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