Le 16 octobre 2026, le liquidateur de Mt. Gox a repoussé d’un an de plus la date limite de remboursement des créanciers de la plateforme, au 31 octobre 2027. C’est le quatrième report d’un an. Mt. Gox a cessé de fonctionner en février 2014 : ceux qui y ont perdu des bitcoins attendent donc depuis plus de douze ans une partie de leur argent. Dans la crypto, une affaire qui paraît close peut encore coûter cher dix ans après.
Cette leçon déroule l’histoire du bitcoin et des cryptomonnaies sous forme de chronologie. Elle commence le 3 janvier 2009 avec un bloc unique qui contenait une manchette de journal, et s’arrête en octobre 2026 : des fonds adossés au bitcoin cotent à Wall Street, une loi fédérale américaine sur les stablecoins est en cours de traduction en règles, et toute entreprise crypto qui sert des clients dans l’Union européenne doit détenir un agrément. Entre les deux, on croise des pizzas, une plateforme en faillite, un fonds piraté, une ruée sur les levées de jetons et plusieurs records de prix, chacun suivi d’une chute profonde.
Le plus simple est de lire cette histoire comme une suite d’épreuves. Presque chaque période apporte une idée neuve (la monnaie numérique, les contrats programmables, les levées de jetons, le prêt sans banque, la propriété d’objets numériques, les fonds cotés en Bourse), puis un échec qui montre où l’idée casse. L’échec a souvent produit la règle suivante ou la technologie suivante. Vers la fin, tous les jalons tiennent dans un seul tableau daté.
Si vous arrivez de la leçon précédente, les trois piliers d’une blockchain, vous savez déjà ce que sont un bloc, un réseau et une règle de consensus. Ici, vous les voyez à l’œuvre, et parfois en défaut, dans des événements réels. Faits et dates sont arrêtés à octobre 2026. Un prix n’apparaît qu’avec la date à laquelle blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il se rapporte, et rien de ce qui suit n’est un conseil en investissement.
Création du bitcoin, de 2008 à 2010 : un livre blanc, une manchette de journal et deux pizzas
L’histoire du bitcoin commence par un document de neuf pages. Le 31 octobre 2008, quelqu’un qui se fait appeler Satoshi Nakamoto envoie à une liste de diffusion consacrée à la cryptographie un lien vers « Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System » (en anglais). Le résumé décrit des paiements en ligne envoyés « sans passer par une institution financière ». Satoshi Nakamoto est un pseudonyme. Qui a écrit ce texte, une personne ou plusieurs, reste inconnu en octobre 2026, et cette leçon ne cherche pas à deviner.
Le texte résolvait un problème que les projets de monnaie numérique antérieurs n’avaient pas réglé : comment des inconnus qui ne se font pas confiance peuvent s’accorder sur une seule liste de paiements, sans qu’une banque centrale ou une entreprise la tienne. Notre guide qu’est-ce que le bitcoin et comment il fonctionne explique le mécanisme. Les tentatives d’avant 2009 ont aussi leur place dans la leçon sur la monnaie numérique avant le bitcoin.
Le réseau démarre le 3 janvier 2009. Le premier bloc, dit bloc de genèse ou bloc 0, porte l’horodatage 18:15:05 UTC. Satoshi y a glissé une ligne de texte que chacun peut encore lire sur un explorateur de blocs : « The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks ». C’est la manchette de l’édition du jour du quotidien britannique The Times. Satoshi n’a jamais expliqué ce choix. On y lit souvent une pique contre les sauvetages de banques ; la seule chose qu’il prouve avec certitude, c’est que le bloc n’a pas pu être créé avant ce jour-là.
Le bloc rapporte une récompense de 50 bitcoins. Six jours plus tard, le 9 janvier 2009, la première version du logiciel libre est publiée : n’importe qui peut dès lors faire tourner un nœud et miner.
Hal Finney, cryptographe, est l’un des premiers à le faire. Le 12 janvier 2009 (UTC), le bloc 170 enregistre la première transaction entre deux personnes : Satoshi lui envoie 10 bitcoins. Il n’y a ni marché ni prix. Le bitcoin est alors une expérience partagée par quelques dizaines de passionnés.
Plus d’un an après vient le premier achat de biens physiques largement rapporté. Le 18 mai 2010, un programmeur nommé Laszlo Hanyecz propose sur le forum bitcointalk de payer 10 000 bitcoins pour quelques pizzas. Le 22 mai 2010, il annonce dans la même discussion que l’échange a eu lieu : un autre membre du forum, jercos, lui a commandé deux pizzas Papa John’s et a reçu les bitcoins. Ceux-ci valaient alors quelques dizaines de dollars. La date est aujourd’hui fêtée chaque année comme le Bitcoin Pizza Day, et cet échange reste l’exemple le plus cité pour mesurer de combien la valeur de la pièce en dollars a changé depuis.

2011 à 2014 : Mt. Gox montre où se trouve le point faible
Le réseau du bitcoin, lui, continue de tourner. Les ennuis viennent des endroits où l’on achète et conserve ses pièces.
Mt. Gox en est le cas le plus net. Jed McCaleb lance la plateforme en juillet 2010 et la revend à Mark Karpelès en mars 2011. En juin 2011, un pirate se sert d’un compte compromis pour écouler un gros volume de bitcoins, et le cours s’effondre un instant sur la plateforme. Mt. Gox se remet et grossit : en 2013, elle traite environ 70 % des échanges de bitcoins dans le monde, selon CoinDesk (en anglais).
Début février 2014, Mt. Gox suspend les retraits en invoquant un problème technique. Elle arrête les échanges le 24 février, son site devient inaccessible le 25, et le 28 février 2014 elle demande la protection de la loi sur les faillites à Tokyo (en anglais). L’entreprise ne retrouve pas 744 408 bitcoins appartenant à ses clients, ni 100 000 qui lui appartenaient, soit environ 850 000 au total. Elle en retrouve ensuite quelque 200 000 dans un portefeuille d’ancien format, ce qui ramène la perte à environ 650 000. En avril 2014, le tribunal de Tokyo bascule le dossier en liquidation judiciaire.
Pour un lecteur français, l’épisode a une suite : la plateforme était dirigée depuis le Japon par un Français, Mark Karpelès. En France, la réponse viendra plus tard par la loi, avec la loi PACTE du 22 mai 2019, qui crée le statut de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN). Les PSAN s’enregistrent auprès de l’AMF, après avis conforme de l’ACPR, comme le rappelle l’ACPR. Aux États-Unis, le fisc publie dès le 25 mars 2014 la notice 2014-21 (en anglais), qui traite la monnaie virtuelle comme un bien pour l’impôt fédéral : chaque vente ou échange de pièces peut y être un fait générateur d’impôt.
Le remboursement est lent. Les créanciers approuvent un plan en novembre 2021, et les versements en bitcoins et en bitcoin cash commencent en juillet 2024 par l’intermédiaire de plateformes comme Kraken et Bitstamp. Dans un avis du 27 mars 2025, le liquidateur indique que plus de 19 500 créanciers ont été remboursés. Vient ensuite le quatrième report, dans un avis du liquidateur du 16 octobre 2026 (en japonais), jusqu’au 31 octobre 2027, comme l’a relaté Coindaro. En octobre 2026, le liquidateur n’a pas publié de montant total remboursé.
La leçon de Mt. Gox, toutes les faillites suivantes l’ont répétée : quand une plateforme garde vos pièces, vous détenez une promesse de la plateforme, pas les pièces. Notre guide sur les portefeuilles crypto et la détention des clés explique la différence entre un compte chez un prestataire et la garde en propre.
2015 et 2016 : Ethereum rend les blockchains programmables, The DAO met l’idée à l’épreuve
Le premier halving du bitcoin a déjà eu lieu le 28 novembre 2012, au bloc 210 000, et a ramené la récompense de minage de 50 à 25 bitcoins. Le deuxième suit le 9 juillet 2016 au bloc 420 000. Ces réductions, tous les 210 000 blocs, sont inscrites dans le code, et chacune divise par deux le flux de nouvelles pièces.
Le changement le plus important de ces années vient d’un autre réseau. Vitalik Buterin décrit Ethereum dans un livre blanc fin 2013, et le projet lève des fonds lors d’une vente de jetons en 2014. Sa première version en service, baptisée Frontier, démarre le 30 juillet 2015 à 15:26:13 UTC, selon ethereum.org (en anglais). Ethereum ajoute ce que le bitcoin avait volontairement laissé simple : des programmes, les contrats intelligents, qui s’exécutent sur la blockchain et détiennent de l’argent selon leurs propres règles. Notre guide qu’est-ce qu’Ethereum détaille son fonctionnement.
Le premier grand test d’Ethereum s’appelle The DAO, un fonds d’investissement piloté par du code et des votes de détenteurs de jetons. Sa vente dure 28 jours, du 30 avril au 28 mai 2016. D’après le rapport ultérieur de la SEC (en anglais), elle a placé environ 1,15 milliard de jetons DAO contre quelque 12 millions d’ethers, soit environ 150 millions de dollars à l’époque.
Le 17 juin 2016, un attaquant exploite une faille du code du fonds et déplace environ 3,6 millions d’ethers, autour de 50 millions de dollars à l’époque, vers un contrat distinct. La communauté d’Ethereum se divise alors sur une question qui reste ouverte dans la crypto : une blockchain doit-elle un jour réécrire son propre passé pour annuler une perte ? La majorité répond oui. Un hard fork le 20 juillet 2016, au bloc 1 920 000, remet les fonds dans un contrat où les investisseurs de The DAO peuvent récupérer leurs ethers. Une minorité continue de faire tourner la chaîne inchangée, qui existe toujours sous le nom d’Ethereum Classic.
2017 : levées de jetons, record à 19 783 dollars et premières réponses des régulateurs
Ethereum rend la création d’un jeton très bon marché, et en 2017 des milliers de projets s’en servent. Lors d’une levée de fonds en jetons (ICO, pour initial coin offering), une équipe vend de nouveaux jetons directement au public, en général contre des ethers ou des bitcoins, souvent avec pour seul bagage un livre blanc. Crunchbase estime (en anglais) que les ICO ont levé environ 4,9 milliards de dollars sur l’année ; les décomptes varient selon la méthode, et certains donnent un total un peu supérieur.
Les autorités réagissent en quelques mois. Le 25 juillet 2017, la SEC publie son rapport d’enquête sur The DAO. Elle conclut que les jetons DAO étaient des valeurs mobilières, donc que leur vente aurait dû être enregistrée, sauf exemption. Ce rapport ne contient aucune poursuite ; la SEC s’en sert pour avertir que la loi américaine sur les valeurs mobilières peut s’appliquer aux jetons, quelle que soit la technologie qui les émet. En décembre 2017, elle dit la même chose d’une levée de jetons de Munchee, une application d’avis sur les restaurants.
La Chine va plus loin. Le 4 septembre 2017, sept autorités chinoises interdisent purement et simplement les ICO.
Pendant ce temps, le cours du bitcoin grimpe. Le 17 décembre 2017, l’indice CoinDesk Bitcoin Price Index culmine à 19 783,21 dollars, un record à l’époque, rapporte CoinDesk (en anglais) ; les prix diffèrent légèrement d’une plateforme à l’autre. Le même mois, le bitcoin entre sur les marchés réglementés américains. Le Cboe Futures Exchange commence à coter des contrats à terme sur le bitcoin à 17 h, heure de Chicago, le dimanche 10 décembre 2017, d’après l’avis de lancement du Cboe. CME Group suit avec son propre contrat, ouvert dans la soirée du dimanche 17 décembre pour la séance du 18, comme le note le cabinet d’avocats Dechert. Les deux contrats se dénouent en espèces et relèvent de la CFTC, le gendarme américain des marchés de dérivés.
Le sommet ne tient pas. En quelques jours, le cours perd environ 30 %, et le 7 décembre 2018 il tombe à 3 306 dollars, rapporte CoinDesk, soit plus de 80 % sous le sommet de 2017. Beaucoup de jetons de 2017 perdent presque toute leur valeur ou disparaissent. Les années ICO laissent un schéma qu’on reverra : des projets qui promettent des rendements, lèvent vite de l’argent et ne donnent aucun droit aux acheteurs. Notre guide pour éviter les arnaques crypto recense les signaux d’alerte nés de cette période.
La France réagit dans le même mouvement : la loi PACTE, adoptée le 22 mai 2019, prévoit pour les ICO un visa optionnel délivré par l’AMF, en plus du statut de PSAN évoqué plus haut.
2020 et 2021 : l’été de la DeFi, un NFT à 69,3 millions de dollars et le premier pays du bitcoin
Le troisième halving a lieu le 11 mai 2020, au bloc 630 000, et fait passer la récompense de 12,5 à 6,25 bitcoins.
Un mois plus tard, un protocole de prêt change la façon d’utiliser Ethereum. Le 15 juin 2020, Compound commence à distribuer son jeton de gouvernance COMP à ceux qui prêtent et empruntent sur sa plateforme, rapporte The Block (en anglais), à un rythme d’environ 2 880 COMP par jour. Les utilisateurs affluent pour collecter le jeton, une pratique vite appelée yield farming, et d’autres protocoles copient le modèle. Les mois qui suivent restent dans les mémoires comme l’été de la DeFi : la finance décentralisée, avec prêts et échanges exécutés par des contrats intelligents, sans banque au milieu. Notre guide la DeFi expliquée détaille le fonctionnement de ces protocoles et ce qui peut mal tourner.
Au Royaume-Uni, 2021 commence par une restriction : depuis le 6 janvier 2021, l’autorité financière britannique, la FCA, interdit la vente de dérivés crypto (contrats à terme, options, ETN) aux particuliers. L’achat des pièces elles-mêmes reste permis.
Vient ensuite l’année des NFT. Un jeton non fongible est un jeton unique qui atteste la propriété d’un objet numérique précis. Le 11 mars 2021, Christie’s vend un collage numérique de l’artiste Beeple, « Everydays: The First 5000 Days », pour 69 346 250 dollars, comme l’a rapporté Al Jazeera le jour même. La mise de départ était de 100 dollars. Al Jazeera présente Beeple comme le premier artiste à vendre une œuvre purement numérique aux enchères, et la vente porte les NFT à la une dans le monde entier.
Un pays se lance la même année. L’Assemblée législative du Salvador adopte une loi sur le bitcoin en juin 2021, et le bitcoin y devient monnaie ayant cours légal le 7 septembre 2021, une première mondiale. L’expérience est en partie défaite par la suite : le 29 janvier 2025, dans le cadre d’un programme de 1,4 milliard de dollars avec le FMI, l’Assemblée vote par 55 voix contre 2 le caractère facultatif de l’acceptation du bitcoin par les commerçants, rapporte Cointelegraph d’après Reuters (en anglais). Le bitcoin garde, sur le papier, son statut de monnaie légale.
Les prix atteignent un nouveau sommet à l’automne. Le 10 novembre 2021, le bitcoin dépasse son record précédent de 68 564 dollars et l’ether touche un record de 4 868 dollars, rapporte Cointelegraph le jour même. Selon les fournisseurs de données, le pic de 2021 du bitcoin se situe entre environ 68 600 et 69 000 dollars.
2022 : Terra, la fusion d’Ethereum et FTX, l’année où la confiance a cédé
La chute commence par les taux d’intérêt. Le 4 mai 2022, la Réserve fédérale américaine relève son taux directeur d’un demi-point, à une fourchette de 0,75 à 1 %, et annonce d’autres hausses. L’argent bon marché qui avait nourri 2021 se tarit.
Le 9 mai 2022, TerraUSD (UST), un stablecoin indexé sur le dollar qui reposait sur un algorithme et sur son jeton frère LUNA plutôt que sur des réserves en espèces, commence à décrocher de sa parité. En quelques jours, l’UST cote très en dessous d’un dollar, le LUNA ne vaut presque plus rien et la blockchain Terra est arrêtée. Decrypt chiffre la valeur détruite par l’effondrement de l’UST et du LUNA à environ 40 milliards de dollars. Les sociétés de prêt qui avaient placé l’argent de leurs clients dans des paris risqués suivent : Celsius se place sous le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à New York le 13 juillet 2022.
En pleine crise, Ethereum achève une mise à jour préparée depuis des années. La fusion (The Merge), le 15 septembre 2022 à 06:42:42 UTC (bloc 15 537 394), fait passer le réseau de la preuve de travail, où les mineurs rivalisent de puissance de calcul, à la preuve d’enjeu, où les validateurs immobilisent des ethers en dépôt. Selon ethereum.org, ce changement a réduit la consommation d’énergie d’Ethereum d’environ 99,95 %.
Deux mois plus tard vient FTX. Le 11 novembre 2022, après l’effondrement de son jeton FTT et une ruée des clients vers les retraits, la plateforme et plus de 130 sociétés affiliées, dont la société de trading Alameda Research, se placent sous le chapitre 11 dans le Delaware. Son fondateur, Sam Bankman-Fried, démissionne de la direction générale et John J. Ray III, qui avait supervisé la liquidation d’Enron, prend sa place.
Les procès durent des années. Bankman-Fried est arrêté aux Bahamas le 12 décembre 2022. Un jury de Manhattan le déclare coupable des sept chefs d’accusation le 2 novembre 2023 : deux de fraude électronique et cinq d’association de malfaiteurs, dont une pour blanchiment d’argent. Le 28 mars 2024, il est condamné à 25 ans de prison et à la confiscation de plus de 11 milliards de dollars, selon le ministère américain de la Justice. La cour d’appel du deuxième circuit confirme la condamnation le 12 juin 2026, et le 10 septembre 2026 ses avocats demandent à la Cour suprême d’examiner l’affaire. En octobre 2026, la Cour n’a pas dit si elle le ferait.
Do Kwon, le fondateur de Terra, est arrêté au Monténégro le 23 mars 2023, extradé vers les États-Unis, et plaide coupable de fraude en août 2025. Le 11 décembre 2025, un juge fédéral de New York le condamne à 15 ans de prison, plus que les 12 ans requis par l’accusation.

2024 : les fonds bitcoin à Wall Street et le règlement européen MiCA
L’année s’ouvre sur le changement que beaucoup attendaient depuis dix ans. Le 10 janvier 2024, la SEC approuve la cotation de fonds cotés (ETP) qui détiennent du bitcoin lui-même, et ils commencent à s’échanger sur les Bourses américaines le lendemain. Elle avait rejeté plus de 20 demandes de ce type entre 2018 et mars 2023, et un tribunal avait jugé qu’elle n’avait pas assez justifié son refus à Grayscale. « Les circonstances, toutefois, ont changé », écrit (en anglais) le président de la SEC, Gary Gensler, dans sa déclaration du 10 janvier 2024.
Ces fonds sont cotés aux États-Unis et libellés en dollars. Pour acheter de la crypto depuis la France, la leçon comment acheter des cryptomonnaies passe en revue les options.
Ces nouveaux fonds attirent une demande fraîche. Le 13 mars 2024, Ethereum active sa mise à jour Dencun, qui réduit le coût de stockage des données pour les réseaux bâtis dessus, et le lendemain le bitcoin touche un record de 73 798 dollars, selon CoinDesk (en anglais). Le quatrième halving suit le 20 avril 2024, au bloc 840 000, et fait passer la récompense de 6,25 à 3,125 bitcoins.
L’ether suit le bitcoin en Bourse. La SEC approuve les modifications de règles de cotation pour les fonds ether au comptant le 23 mai 2024, et ils commencent à s’échanger le 23 juillet 2024.
En Europe, l’année appartient à MiCA, le règlement sur les marchés de crypto-actifs, règlement (UE) 2023/1114. Il entre en vigueur le 29 juin 2023 et s’applique en deux temps. Les règles sur les stablecoins (jetons référençant un actif et jetons de monnaie électronique) prennent effet le 30 juin 2024. Le reste, dont l’agrément des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA, ou CASP en anglais), comme les plateformes d’échange et les conservateurs, suit le 30 décembre 2024, avec une période transitoire pour les entreprises déjà enregistrées selon les règles nationales, comme les PSAN enregistrés auprès de l’AMF en France. Le règlement s’applique directement en France, sans loi de transposition. Notre guide le règlement MiCA expliqué détaille ce qu’il exige.
En juillet 2024, les créanciers de Mt. Gox commencent enfin à recevoir des pièces. Et aux premières heures du 5 décembre 2024 (UTC), le bitcoin passe pour la première fois au-dessus de 100 000 dollars, rapporte Cointelegraph (en anglais), puis touche 104 000 dollars à 03:08 UTC.
2025 : une réserve de bitcoins, une loi sur les stablecoins et le plus gros vol jamais enregistré
Le 21 février 2025, des pirates dérobent environ 1,5 milliard de dollars en ethers et jetons apparentés à Bybit, l’une des plus grandes plateformes d’échange. Aucun vol de cette taille n’avait été signalé dans la crypto. Dans un avis public du 26 février 2025 (en anglais), le FBI attribue le vol à la Corée du Nord, à un groupe qu’il nomme TraderTraitor. Bybit explique que l’attaquant a manipulé un transfert de routine depuis l’un de ses portefeuilles froids.
Le 6 mars 2025, le président Donald Trump signe le décret 14233 (en anglais), qui crée une réserve stratégique de bitcoins et un stock distinct pour les autres actifs numériques. La réserve est alimentée par les bitcoins que le Trésor détient déjà après saisie pénale ou civile. Le décret ne prévoit pas que l’État achète du bitcoin sur le marché.
Ethereum active sa mise à jour Pectra le 7 mai 2025. Le 20 juin 2025, Coinbase annonce son agrément MiCA (en anglais), obtenu auprès du régulateur luxembourgeois, la CSSF, qui lui permet de servir des clients dans les 27 pays de l’UE.
Le 18 juillet 2025, le président Trump signe le GENIUS Act, première loi fédérale américaine sur les stablecoins de paiement. Le Sénat l’a adoptée par 68 voix contre 30 le 17 juin, et la Chambre par 308 contre 122 le 17 juillet. Elle impose que les stablecoins soient couverts à parité par des dollars ou des actifs liquides équivalents. Le 17 juillet 2025, le même jour, la Chambre adopte aussi, par 294 voix contre 134, le CLARITY Act, un projet de loi qui partagerait la surveillance des marchés crypto entre la SEC et la CFTC.
Le 17 septembre 2025, la SEC approuve des normes de cotation génériques qui permettent au Nasdaq, au Cboe et à NYSE Arca de coter des fonds détenant des matières premières au comptant, actifs numériques compris, sans déposer une modification de règles pour chacun.
Le bitcoin établit son record actuel début octobre. Le dimanche 5 octobre 2025, Reuters rapporte que le bitcoin a atteint un plus haut historique et cote 125 245,57 dollars à 05:12 GMT (reprise de la dépêche). En octobre 2026, ce record n’a pas été battu. La mise à jour Fusaka d’Ethereum entre en service le 3 décembre 2025, et Do Kwon est condamné le 11 décembre.
2026 jusqu’ici : de l’écriture des règles à leur application
Cette section est la plus susceptible de changer ; elle est à jour en octobre 2026.
Aux États-Unis, la SEC et la CFTC publient le 17 mars 2026 une interprétation commune qui range les crypto-actifs en cinq groupes : marchandises numériques, objets de collection numériques, outils numériques, stablecoins et valeurs mobilières numériques. Seul le dernier groupe est traité comme des valeurs mobilières. Le texte paraît au Federal Register le 23 mars. Le projet de Regulation Crypto Assets de la SEC y paraît le 21 août 2026, et sa période de consultation se clôt le 20 octobre. Le 1er octobre 2026, la SEC propose aussi des règles sur la façon dont conseillers en investissement et fonds peuvent détenir des crypto-actifs pour leurs clients.
Le GENIUS Act laissait aux régulateurs jusqu’au 18 juillet 2026 pour écrire ses règles d’application ; ils ont manqué l’échéance. La première règle définitive vient de l’OCC, le régulateur des banques nationales, le 21 octobre 2026. Le contrôleur de la monnaie, Jonathan Gould, la présente comme « un cadre clair et pratique pour l’innovation en matière de stablecoins de paiement » (traduit de l’anglais) ; elle entre en vigueur le 18 janvier 2027.
Le texte plus large sur la structure des marchés n’est pas adopté. Le 15 septembre 2026, le Sénat n’a pas ouvert le débat sur le CLARITY Act, par 49 voix contre 50, loin des 60 voix requises, note le cabinet Orrick (en anglais). Notre article sur les règles crypto américaines après le vote sur le CLARITY Act explique ce que les agences peuvent faire sans nouvelle loi. Les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre 2026 diront qui reprendra le texte.
En Europe, la période transitoire de MiCA s’est achevée dans toute l’UE le 1er juillet 2026. Pour la France, c’est la fin du régime transitoire des PSAN : une entreprise enregistrée comme PSAN doit désormais détenir un agrément MiCA pour continuer à servir des clients. Dans une déclaration du 17 avril 2026 (en anglais), l’autorité européenne des marchés ESMA avertit que les entreprises qui serviront des clients de l’UE sans agrément après cette date « seront en infraction au droit de l’UE et doivent cesser d’offrir ces services » (traduit de l’anglais). Le 8 octobre 2026, l’ESMA ajoute que les entreprises agréées doivent cesser de proposer des services sur les stablecoins non conformes à MiCA et solder les positions existantes de leurs clients sous trois mois, donc vers le 8 janvier 2027.
Le débat se poursuit en France. Le 20 octobre 2026, le Trésor, avec l’AMF, la Banque de France et l’ACPR, a publié la réponse française à la consultation de la Commission européenne sur la révision de MiCA, comme le détaille notre article sur la révision de MiCA vue de France. Sur le plan fiscal, des députés ont voté le 16 octobre 2026, en première lecture, par 38 voix contre 37, un amendement visant à taxer à partir du 1er janvier 2027 les échanges contre des stablecoins comme l’USDC ou l’EURC ; ce n’est pas encore la loi, comme l’explique notre article sur la taxe sur les échanges en stablecoins.
La technologie continue d’avancer. Solana active sa mise à jour de consensus Alpenglow vers 13:54 UTC le 21 octobre 2026, au slot 459 653 000, rapporte Solana Compass (en anglais). La prochaine mise à jour d’Ethereum, Glamsterdam, est entrée en service sur le réseau de test Sepolia le 6 octobre 2026, comme l’avait programmé la Fondation Ethereum ; en octobre 2026, aucune date n’est fixée pour le réseau principal.
Et le bitcoin ? Il cotait près de 82 100 dollars à 07:59 UTC le 16 octobre 2026, selon un relevé de marché de Coindaro, soit environ un tiers de moins que le niveau rapporté par Reuters lors du record d’octobre 2025, d’après notre propre calcul. Les prix changent à la minute ; le cours en direct a sa place sur une page de prix, pas dans une leçon d’histoire.
Histoire du bitcoin et des cryptomonnaies : tous les jalons dans un tableau
Le tableau ci-dessous reprend dans l’ordre les jalons de cette leçon, à la date d’octobre 2026. Les prix sont ceux rapportés par la source citée dans le texte pour la date en question ; d’autres fournisseurs de données affichent des chiffres légèrement différents.
| Date | Jalon | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| 31 oct. 2008 | Livre blanc du bitcoin envoyé à une liste de diffusion de cryptographie | Décrit des paiements sans institution financière |
| 3 janv. 2009 | Bloc de genèse, 18:15:05 UTC, avec une manchette du Times à l’intérieur | La blockchain du bitcoin démarre |
| 9 janv. 2009 | Première version du logiciel libre Bitcoin | Chacun peut faire tourner un nœud et miner |
| 12 janv. 2009 | Bloc 170 : Satoshi envoie 10 BTC à Hal Finney | Première transaction entre deux personnes |
| 22 mai 2010 | Laszlo Hanyecz annonce avoir payé deux pizzas 10 000 BTC | Premier achat de biens largement rapporté |
| Juin 2011 | Compte Mt. Gox piraté ; le cours s’effondre un instant sur la plateforme | Première grande faille de sécurité d’une plateforme |
| 28 nov. 2012 | Premier halving, bloc 210 000 (de 50 à 25 BTC) | Nouvelle baisse de l’offre, prévue au calendrier |
| 2013 | Mt. Gox traite environ 70 % des échanges de bitcoins | Une seule entreprise au centre du marché |
| 28 févr. 2014 | Mt. Gox demande la protection de la loi sur les faillites à Tokyo | Environ 850 000 BTC signalés manquants |
| 25 mars 2014 | Notice 2014-21 du fisc américain : la monnaie virtuelle est un bien | Base de l’imposition des cryptos aux États-Unis |
| 30 juil. 2015 | Ethereum Frontier en service, 15:26:13 UTC | Les contrats intelligents sur une blockchain publique |
| 17 juin 2016 | L’attaque de The DAO déplace environ 3,6 millions d’ETH | Première grande faille d’un contrat intelligent |
| 9 juil. 2016 | Deuxième halving, bloc 420 000 (de 25 à 12,5 BTC) | Nouvelle baisse de l’offre, prévue au calendrier |
| 20 juil. 2016 | Hard fork d’Ethereum au bloc 1 920 000 | Ethereum Classic continue l’ancienne chaîne |
| 25 juil. 2017 | Rapport de la SEC : les jetons DAO étaient des valeurs mobilières | Le droit américain des valeurs mobilières peut s’appliquer aux jetons |
| 4 sept. 2017 | La Chine interdit les ICO | Première interdiction pure et simple des levées de jetons |
| 10 déc. 2017 | Les contrats à terme bitcoin du Cboe démarrent, 17 h à Chicago | Le bitcoin entre sur les marchés réglementés américains |
| 17 déc. 2017 | L’indice CoinDesk culmine à 19 783,21 dollars ; les contrats CME ouvrent le soir | Sommet de la ruée de 2017 |
| 7 déc. 2018 | Le bitcoin tombe à 3 306 dollars | Plus de 80 % sous le sommet de 2017 |
| 11 mai 2020 | Troisième halving, bloc 630 000 (de 12,5 à 6,25 BTC) | Nouvelle baisse de l’offre, prévue au calendrier |
| 15 juin 2020 | Compound commence à distribuer le COMP | Début de l’été de la DeFi |
| 6 janv. 2021 | La FCA interdit les dérivés crypto aux particuliers britanniques | Le Royaume-Uni limite les produits à effet de levier |
| 11 mars 2021 | Un NFT de Beeple se vend 69 346 250 dollars chez Christie’s | Les NFT entrent dans le grand public |
| 7 sept. 2021 | Le bitcoin devient monnaie légale au Salvador | Premier pays à l’adopter |
| 10 nov. 2021 | Le bitcoin dépasse 68 564 dollars, l’ether atteint 4 868 dollars | Sommet du cycle de 2021 |
| 9 mai 2022 | TerraUSD décroche de sa parité, le LUNA s’effondre | Environ 40 milliards de dollars détruits |
| 13 juil. 2022 | Celsius se place sous le chapitre 11 | Des sociétés de prêt crypto font faillite |
| 15 sept. 2022 | La fusion (The Merge), 06:42:42 UTC | Ethereum passe à la preuve d’enjeu |
| 11 nov. 2022 | FTX se place sous le chapitre 11 dans le Delaware | Effondrement d’une grande plateforme |
| 2 nov. 2023 | Sam Bankman-Fried reconnu coupable de sept chefs d’accusation | Verdict de fraude pour le fondateur de FTX |
| 10-11 janv. 2024 | La SEC approuve les ETP bitcoin au comptant ; les échanges démarrent | Des fonds bitcoin en Bourse aux États-Unis |
| 13 mars 2024 | Mise à jour Dencun d’Ethereum | Données moins chères pour les réseaux bâtis sur Ethereum |
| 14 mars 2024 | Record du bitcoin à 73 798 dollars (CoinDesk) | Record porté par les nouveaux fonds |
| 28 mars 2024 | Bankman-Fried condamné à 25 ans de prison | Fin du procès de FTX |
| 20 avr. 2024 | Quatrième halving, bloc 840 000 (de 6,25 à 3,125 BTC) | Nouvelle baisse de l’offre, prévue au calendrier |
| 23 mai / 23 juil. 2024 | Fonds ether au comptant approuvés, puis cotés | L’ether rejoint le bitcoin à Wall Street |
| 30 juin 2024 | Les règles MiCA sur les stablecoins s’appliquent dans l’UE | Premières règles européennes sur les stablecoins |
| Juil. 2024 | Début des remboursements de Mt. Gox | Dix ans après l’effondrement |
| 5 déc. 2024 | Le bitcoin dépasse 100 000 dollars pour la première fois | Nouveau record |
| 30 déc. 2024 | Les règles MiCA sur les prestataires de services crypto s’appliquent | Début du régime d’agrément européen |
| 29 janv. 2025 | Le Salvador rend l’acceptation du bitcoin facultative (55 voix contre 2) | L’expérience du cours légal est réduite |
| 21 févr. 2025 | Piratage de Bybit, environ 1,5 milliard de dollars | Le FBI accuse la Corée du Nord |
| 6 mars 2025 | Le décret 14233 crée la réserve stratégique de bitcoins | L’État américain garde les bitcoins saisis |
| 7 mai 2025 | Mise à jour Pectra d’Ethereum | Mise à jour du réseau |
| 20 juin 2025 | Coinbase annonce son agrément MiCA obtenu au Luxembourg | Un seul agrément pour les 27 pays de l’UE |
| 18 juil. 2025 | Signature du GENIUS Act | Première loi fédérale américaine sur les stablecoins |
| 17 sept. 2025 | La SEC approuve des normes de cotation génériques pour les ETP crypto | Voie plus rapide pour de nouveaux fonds crypto |
| 5 oct. 2025 | Record du bitcoin ; 125 245,57 dollars à 05:12 GMT (Reuters) | Plus haut niveau en octobre 2026 |
| 3 déc. 2025 | Mise à jour Fusaka d’Ethereum | Mise à jour du réseau |
| 11 déc. 2025 | Do Kwon condamné à 15 ans de prison | L’affaire Terra se referme devant la justice |
| 17 mars 2026 | Interprétation commune SEC-CFTC des crypto-actifs | Cinq catégories de jetons |
| 17 avr. 2026 | Déclaration de l’ESMA sur la fin de la transition MiCA | Les entreprises sans agrément doivent cesser |
| 12 juin 2026 | Le deuxième circuit confirme la condamnation de Bankman-Fried | Appel rejeté |
| 1er juil. 2026 | Fin de la période transitoire MiCA dans tous les États de l’UE (fin du régime transitoire des PSAN en France) | Agrément obligatoire partout dans l’UE |
| 21 août 2026 | Regulation Crypto Assets de la SEC publié pour consultation | Projet de règles sur les offres de jetons |
| 10 sept. 2026 | Bankman-Fried demande à la Cour suprême d’examiner son dossier | Dernier recours possible |
| 15 sept. 2026 | Le Sénat n’ouvre pas le débat sur le CLARITY Act (49-50) | Toujours pas de loi américaine sur la structure des marchés |
| 1er oct. 2026 | La SEC propose des règles de conservation pour conseillers et fonds | Comment les fonds peuvent détenir de la crypto |
| 6 oct. 2026 | Ethereum Glamsterdam en service sur le réseau de test Sepolia | Pas encore de date pour le réseau principal |
| 8 oct. 2026 | ESMA : positions sur stablecoins non conformes à MiCA à solder sous trois mois | Stablecoins non autorisés écartés |
| 16 oct. 2026 | Mt. Gox : échéance repoussée au 31 octobre 2027 | Quatrième report d’un an |
| 21 oct. 2026 | Règle définitive de l’OCC sous le GENIUS Act ; Solana Alpenglow en service | Première règle définitive sur les stablecoins |
Quatre constantes que la chronologie fait apparaître
D’abord, la garde des fonds. Le réseau du bitcoin produit des blocs sans interruption depuis 2009, alors que les plus grosses pertes sont survenues chez des entreprises qui détenaient des pièces pour leurs clients : Mt. Gox en 2014, Celsius et FTX en 2022, le vol de Bybit en 2025. Dans aucun de ces cas, le registre du bitcoin ou d’Ethereum lui-même n’a failli.
Ensuite, les règles suivent les échecs. Le rapport de la SEC vient après The DAO. L’interdiction chinoise et l’affaire Munchee tombent pendant la ruée des ICO. MiCA est adopté en 2023, une fois que Terra et FTX ont montré ce que coûtaient des stablecoins et des plateformes sans cadre, et les règles de réserve du GENIUS Act répondent à la question que Terra avait posée : qu’est-ce qui couvre vraiment un stablecoin ? En France, le statut de PSAN de la loi PACTE (2019) puis l’agrément MiCA (2024, avec une transition achevée le 1er juillet 2026) suivent la même logique.
Troisième constante, chaque record a été suivi d’une chute profonde. Le bitcoin a perdu plus de 80 % de sa valeur entre décembre 2017 et décembre 2018. Après le sommet de novembre 2021 sont venues les pertes de 2022. En octobre 2026, il se situe environ un tiers sous son record d’octobre 2025. L’histoire montre de grandes oscillations dans les deux sens ; elle ne dit pas ce qui vient ensuite, et le guide mythes et réalités de la crypto démonte les affirmations contraires.
Enfin, la technologie a continué d’être mise à jour au calendrier à travers chaque krach : des halvings tous les 210 000 blocs, la fusion d’Ethereum en pleine débâcle de 2022, puis Dencun, Pectra et Fusaka.
Les contrats intelligents forment le fil qui relie The DAO à la DeFi, aux NFT et aux stablecoins d’aujourd’hui. La prochaine leçon, qu’est-ce qu’une dApp, s’intéresse aux applications bâties dessus, et une leçon ultérieure comparera les réseaux de couche 1 et de couche 2.



