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Procès FTX Binance : CZ assigne Kevin O’Leary et Michael Lewis à produire des documents, mais aucun des quatre n’est poursuivi

FTX Binance : CZ et Binance réclament des documents à O'Leary, Lewis, Ehrlich et BDO USA dans l'action à 1,76 Md$. Aucun des quatre n'est poursuivi.

14 min de lecture

Marteau de juge abstrait à côté d'un document signé, d'une balance en équilibre et d'un globe
Sommaire
  1. Ce que réclament les assignations de Binance, et ce qui n’est pas public
  2. Quatre destinataires, et aucune raison annoncée pour aucun d’eux
  3. Le procès FTX Binance : un rachat de 1,76 milliard de dollars conclu en juillet 2021
  4. Ce que la juge Owens a décidé le 24 juillet 2026
  5. La défense de Binance et ses recours contre la décision de juillet
  6. Ce qu’une assignation peut faire, et ne peut pas faire, dans une faillite américaine
  7. Ce que cela change pour les créanciers de FTX et les utilisateurs de Binance
  8. Ce qui reste inconnu, et les prochaines dates

Binance Holdings et son ancien directeur général Changpeng Zhao, dit CZ, ont fait délivrer des assignations à produire des documents (« subpoenas ») à Kevin O’Leary, à l’auteur Michael Lewis, à Steven Ehrlich, ancien directeur de la recherche en actifs numériques de Forbes, et au cabinet comptable BDO USA, dans le procès FTX Binance : l’action de 1,76 milliard de dollars que le FTX Recovery Trust a engagée pour récupérer des fonds. Un avis de ces assignations a été déposé le mercredi 4 novembre auprès du tribunal des faillites des États-Unis pour le district du Delaware, et les assignations elles-mêmes ont été signifiées la semaine précédente, a rapporté Bloomberg Law le 5 novembre.

Aucun des quatre n’est poursuivi. Une assignation de ce type ordonne à quelqu’un qui détient des informations de remettre des documents ou de témoigner. Ce n’est pas une accusation, et elle ne fait de O’Leary, de Lewis, d’Ehrlich ou de BDO ni des parties au procès, ni des défendeurs. Les titres affirmant que Binance les a « entraînés » dans le procès vont plus loin que le dépôt lui-même.

Le texte de l’avis n’est pas accessible gratuitement. Le registre du tribunal, tel que le reprend CourtListener, indique un avis de signification déposé à 14 h 43, heure de l’Est, le 4 novembre (pièce 273), puis cinq attestations de signification le 5 novembre, mais les documents eux-mêmes se trouvent derrière PACER, le système payant des tribunaux fédéraux. Ce qui suit sur les assignations provient de Bloomberg Law et des médias qui s’en sont inspirés. L’historique de l’affaire provient de l’opinion de 31 pages rendue par le tribunal le 24 juillet 2026 et du registre. Les citations de cette opinion, comme celles de O’Leary, sont traduites de l’anglais par Coindaro et signalées comme telles.

Ce que réclament les assignations de Binance, et ce qui n’est pas public

Bloomberg Law décrit les demandes uniquement comme « une série de documents et d’informations » (traduction). La partie de son article accessible gratuitement ne cite aucune catégorie de documents et n’indique pas ce qui est demandé à chaque destinataire. Aucun autre média ayant couvert le dépôt n’apporte de précision sur ce point.

Ces assignations relèvent de la phase de communication de pièces, et non d’une déclaration de responsabilité. Cette phase, la « discovery », est le moment d’un procès américain où chaque camp peut obliger l’autre, et des tiers, à remettre des preuves avant l’audience. Dans cette affaire, elle s’est ouverte à la mi-septembre : les 14 et 15 septembre, le registre mentionne les communications initiales des deux camps, les premières demandes de documents du trust aux trois sociétés Binance Holdings, à Digital Anchor et à Zhao, ainsi que la première demande de documents de Binance au trust.

Aucune réaction publique de O’Leary, de Lewis, d’Ehrlich ou de BDO USA n’a été relevée, pas plus que de Binance, de Zhao ou du FTX Recovery Trust. Aucun délai pour s’exécuter n’a été rapporté, et aucun destinataire n’est signalé comme s’y opposant ou comme demandant au juge d’annuler une demande.

Quatre destinataires, et aucune raison annoncée pour aucun d’eux

Ni Binance ni Zhao n’ont dit publiquement pourquoi ils veulent ces documents, et aucun dépôt consultable ne l’explique. Au dossier figure le lien de chaque destinataire avec FTX.

Kevin O’Leary, l’investisseur connu pour l’émission américaine « Shark Tank », était investisseur de FTX et porte-parole rémunéré de la plateforme. Le mois qui a suivi la faillite de FTX, en novembre 2022, blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il a fait état d’un contrat de promotion d’environ 15 millions de dollars, dit avoir placé environ 9,7 millions de dollars dans les cryptomonnaies et expliqué que sa participation dans FTX, supérieure à 1 million de dollars, ne valait plus rien, rappelle Bitcoin.com News.

Il a aussi un avis public sur l’opération même dont il est question ici. Entendu par la commission bancaire du Sénat américain le 14 décembre 2022, O’Leary a déclaré que Binance et FTX étaient rivales et que « l’une a mis l’autre en faillite intentionnellement », ce qu’il a présenté comme son « opinion personnelle », a relaté Fox Business. Il a dit aux sénateurs que Bankman-Fried lui avait raconté que FTX avait dépensé jusqu’à 3 milliards de dollars pour racheter la participation de Binance. Les pièces du tribunal fixent le prix à environ 1,76 milliard de dollars.

Michael Lewis, l’auteur de « The Big Short », a passé de longues périodes auprès de Sam Bankman-Fried pour préparer « Going Infinite », son livre sur le fondateur de FTX paru en octobre 2023. Steven Ehrlich dirigeait la recherche en actifs numériques chez Forbes. BDO USA est un cabinet de comptabilité et d’audit. Les sources consultées n’expliquent pas quel rôle Ehrlich ou BDO ont joué autour de FTX, et Coindaro ne cherchera pas à le deviner.

Le tribunal a laissé ouvertes deux questions de fait : FTX était-elle insolvable en juillet 2021, et que voulait obtenir Bankman-Fried avec ce rachat ? Les documents de personnes qui observaient FTX de près à l’époque pourraient peser sur l’une et l’autre, mais Binance n’a pas dit que tel était son but.

Le procès FTX Binance : un rachat de 1,76 milliard de dollars conclu en juillet 2021

Le FTX Recovery Trust, qui rassemble les actifs destinés aux créanciers de FTX, et FTX Digital Markets, la filiale bahaméenne de la plateforme, ont déposé la plainte le 10 novembre 2024. Les défendeurs sont quatre sociétés Binance (Binance Holdings Limited, Binance Holdings (IE) Limited, Binance (Services) Holdings Limited et Binance Capital Management, aussi appelée Digital Anchor Holdings), Zhao lui-même, et deux anciens dirigeants de Binance, Samuel Wenjun Lim et Dinghua Xiao. L’affaire est la procédure incidente 24-50222, rattachée à la procédure de faillite de FTX sous le régime du Chapter 11, numéro 22-11068.

Tout ce qui suit dans les paragraphes suivants est la version du trust. Lorsqu’un juge statue sur une demande de rejet, les allégations de la plainte sont tenues pour vraies, pour cet examen seulement. Ce ne sont pas des constatations, et rien n’y a été prouvé lors d’un procès.

Selon la plainte, telle que la résume le tribunal, Binance et Zhao ont acheté 20 % de FTX Trading en 2019 pour 18,3 millions de dollars. Lorsque Bankman-Fried a monté son activité américaine, FTX US, sous une société mère américaine distincte, Binance, Zhao, Xiao et Lim ont pris 18,4 % de cette maison mère « pour seulement deux dollars », selon les mots de l’opinion (traduction).

Le 15 juillet 2021, des dirigeants de FTX et une filiale d’Alameda créée pour l’occasion, Euclid Way Ltd., ont convenu dans sept contrats de racheter ces parts contre des cryptomonnaies d’une valeur d’environ 1,76 milliard de dollars. Le trust allègue qu’Alameda Research, la société de trading de Bankman-Fried, a financé l’opération, et que les contrats de prêt censés obliger les acheteurs de FTX à rembourser Alameda n’ont jamais été honorés, ni destinés à l’être.

Le paiement a été fait en trois jetons : le FTT, jeton propre à FTX, qui ne valait rien à l’époque selon le trust en raison de l’insolvabilité cachée de FTX ; le BNB, jeton de Binance ; et le BUSD, stablecoin en dollars de Binance. Avant l’envoi des BUSD, Paxos a dû les émettre, après avoir reçu environ 721 millions de dollars d’Alameda.

Le trust affirme que FTX était déjà insolvable. Il s’appuie sur un bilan interne établi juste avant l’opération, qui montrerait une valeur nette d’actifs d’Alameda d’environ moins 2,7 milliards de dollars pour 9,4 milliards de dollars de passif. Il allègue que Caroline Ellison a dit à Bankman-Fried qu’Alameda n’avait pas assez d’argent pour le rachat, et qu’il a répondu en faisant « emprunter » à Alameda environ 1 milliard de dollars de dépôts de clients de FTX.com.

Élément (tel qu’allégué dans la plainte)MontantDate
Participation de Binance et de Zhao dans FTX Trading20 % pour 18,3 millions de dollars2019
Participation dans la maison mère de FTX US18,4 % pour deux dollarsAprès 2019 (date non précisée)
Prix du rachat, payé en FTT, BNB et BUSDEnviron 1,76 milliard de dollars15 juillet 2021
Dollars envoyés par Alameda pour émettre les BUSDEnviron 721 millions de dollarsPour le rachat
Valeur nette d’actifs d’Alameda juste avant l’opérationEnviron moins 2,7 milliards de dollarsJuillet 2021
Passif d’Alameda dans ce bilan9,4 milliards de dollarsJuillet 2021
Dépôts de clients qui auraient été utilisésEnviron 1 milliard de dollarsPour le rachat
Poignée de main abstraite au-dessus de pièces empilées, à côté d'un calendrier et d'un document
Selon le trust, le rachat de juillet 2021, payé en FTT, BNB et BUSD, venait d'une FTX insolvable.

La plainte visait aussi les publications de Binance sur X, alors Twitter, en novembre 2022. Le 6 novembre, Zhao a annoncé que Binance vendrait tous ses FTT ; le 8 novembre, il a annoncé une lettre d’intention non contraignante pour racheter FTX ; le 9 novembre, Binance s’est retirée. FTX a demandé sa mise en faillite aux États-Unis le 11 novembre 2022. Le trust a soutenu que ces publications avaient contribué à détruire la plateforme et a demandé des dommages et intérêts à ce titre.

Ce que la juge Owens a décidé le 24 juillet 2026

La juge en chef Karen B. Owens a statué sur les demandes de rejet des défendeurs dans une opinion et ordonnance datées du 24 juillet 2026. L’ordonnance elle-même tient en trois paragraphes numérotés.

  • Les demandes pour transferts frauduleux (chefs I à V) ont été rejetées à l’égard de Lim et de Xiao. Le tribunal a estimé n’avoir aucune compétence personnelle sur eux pour ces demandes, en relevant que la plainte n’alléguait pas que l’un ou l’autre ait tiré un avantage du rachat.
  • Les chefs portant sur les publications de novembre 2022 (VI à IX) ont été rejetés à l’égard de Binance et de Zhao.
  • Tout le reste a été refusé : les demandes visant à récupérer les 1,76 milliard de dollars se poursuivent donc contre les quatre sociétés Binance et contre Zhao.

Les demandes sur les publications sont tombées sur une doctrine appelée in pari delicto, qui interdit à l’auteur d’une faute d’agir en justice pour un préjudice lié à sa propre faute. La fraude de Bankman-Fried est imputée à FTX, a jugé le tribunal, et la plainte de FTX décrit elle-même une insolvabilité remontant au moins à juillet 2021. La juge a été directe : FTX « était un navire qui coulait à cause d’une brèche gigantesque (de 9 milliards de dollars) causée par sa propre fraude » (traduction).

La même opinion ajoute un point qui compte pour l’équité : « Binance et CZ ne sont pas accusés d’avoir participé au stratagème frauduleux de FTX » (traduction). Les demandes qui subsistent ne disent pas que Binance a pris part à la fraude de FTX. Elles disent que l’argent reçu par Binance en 2021 provenait d’une société insolvable et peut être repris au profit de ses créanciers.

Sur les autres arguments, Binance a perdu à ce stade. La juge a estimé que le tribunal est compétent à l’égard de Binance et de Zhao, en traitant les sociétés Binance comme une entreprise commune détenue et contrôlée par Zhao. Elle a refusé de renvoyer les demandes de récupération devant un arbitrage : le trust les présente sur le fondement du Code des faillites pour le compte des créanciers, de sorte que la clause d’arbitrage des contrats de rachat ne le lie pas. Elle a aussi écarté, pour l’instant, l’argument selon lequel l’opération se serait déroulée à l’étranger. Alameda Research LLC est une société du Delaware, et les documents du plaider-coupable de Binance en 2023 indiquent qu’une société américaine tierce hébergeait le site Binance.com et exploitait la plateforme depuis les États-Unis. Savoir si des éléments ultérieurs confirmeront la même conclusion « reste inconnu », a-t-elle écrit (traduction).

Bloomberg Law a rapporté la décision le 27 juillet, ce qui explique que certains médias retiennent cette date. L’opinion elle-même est datée du 24 juillet.

La défense de Binance et ses recours contre la décision de juillet

Binance et Zhao nient toute faute dans cette affaire. Dans leurs requêtes, telles que l’opinion les rapporte, les sociétés Binance ont soutenu qu’un tribunal américain n’avait pas compétence sur des entreprises étrangères sans lien avec les États-Unis, que le droit américain des faillites ne peut pas atteindre une opération conclue à l’étranger, et que les contrats de rachat renvoyaient tout litige à l’arbitrage. Elles ont aussi dit au tribunal que le rachat était un « divorce d’affaires » légitime, la manière pour Zhao de se séparer de Bankman-Fried après une brouille largement rapportée. La juge n’a ni accepté ni rejeté ce récit : « Les défendeurs soulèvent une question de fait qui ne peut pas être tranchée maintenant », a-t-elle écrit (traduction).

Ils cherchent aussi à faire annuler la décision. Le registre montre Digital Anchor déposant une déclaration d’appel le 7 août, au sujet de l’arbitrage, et demandant un sursis dans l’attente de cet appel. Le 24 août, Zhao a demandé à la juge Owens de réexaminer sa décision, et les trois sociétés Binance Holdings se sont jointes à lui ; le trust s’y est opposé le 22 septembre. Le 28 août, Zhao et les sociétés Binance Holdings ont déposé des déclarations d’appel et demandé au tribunal de district l’autorisation de faire appel, et les sociétés ont demandé un sursis, auquel Zhao s’est joint.

Aucune décision sur ces demandes n’apparaît dans les pièces du registre qui étaient lisibles. Une entrée datée du 30 octobre et classée « Reconsider » ne figure pas dans l’archive gratuite, et son contenu reste donc inconnu. L’affaire ne s’est pas arrêtée pour autant : les sociétés Binance et Zhao ont déposé leurs réponses à la plainte le 11 septembre, et la juge a signé le 14 septembre un plan de gestion complémentaire et une ordonnance de calendrier.

Un point du contexte n’est pas contesté. En 2023, Binance et Zhao ont plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Seattle, notamment de manquements à la lutte contre le blanchiment, d’exploitation d’une activité de transmission de fonds sans licence et de violations des sanctions. Ces plaidoyers constituent une affaire distincte et ne prouvent rien sur le rachat de 2021 ; l’opinion s’en sert pour les questions de liens avec les États-Unis et de compétence.

Ce qu’une assignation peut faire, et ne peut pas faire, dans une faillite américaine

La règle de procédure 9016 des faillites prévoit que la règle 45 des règles fédérales de procédure civile s’applique dans une procédure de faillite. Selon la règle 45, une assignation peut ordonner à une personne étrangère à l’affaire de produire des documents, des informations conservées sous forme électronique ou des objets, ou de témoigner. Lorsqu’elle demande des documents, un avis et une copie doivent être signifiés à chaque partie avant la signification de l’assignation, ce qui explique qu’un avis d’assignations figure au registre.

La personne qui en reçoit une n’est accusée de rien. Elle peut s’exécuter, ou signifier des objections écrites, que la règle 45 exige avant l’échéance fixée pour s’exécuter ou dans les 14 jours suivant la signification, selon la date la plus proche. Elle peut aussi demander au tribunal d’annuler ou de modifier l’assignation, et le tribunal doit le faire si elle exige des éléments protégés par un privilège ou impose une charge excessive.

La communication de pièces produit des preuves, pas un verdict. Les documents des quatre destinataires pourraient compter pour les questions ouvertes, comme l’état des finances de FTX à la mi-2021, ou se révéler marginaux. Tant que les demandes ou les réponses ne sont pas déposées publiquement, personne en dehors de l’affaire ne le sait.

Loupe et sablier abstraits devant un groupe de personnes et un bureau
Une assignation demande des documents ; elle n'accuse pas ceux qui la reçoivent.

Ce que cela change pour les créanciers de FTX et les utilisateurs de Binance

Tout l’argent que le trust récupérera auprès de Binance va dans la masse qu’il utilise pour payer les créanciers de FTX, où qu’ils vivent : les clients en Europe et ailleurs ont donc un intérêt dans le résultat, même si l’affaire se plaide dans le Delaware. Le trust mène d’autres actions en récupération sur la même logique, dont une demande de 1,15 milliard de dollars contre Genesis Digital Assets et ses affiliés, selon Bitcoin.com News.

Pour ceux qui échangent aujourd’hui sur Binance, l’affaire ne change rien au fonctionnement de la plateforme. Elle porte sur une opération de 2021 entre sociétés, pas sur les comptes des clients. Notre avis sur Binance présente la plateforme elle-même, et notre guide sur la façon dont une plateforme centralisée garde les fonds des clients, et ce que FTX a montré à ce sujet explique pourquoi le mélange des dépôts de clients avec l’argent d’une société de trading est au cœur de cette affaire.

En octobre, Coindaro a rapporté une autre affaire du même type, la procédure en récupération de Prime Trust, dans laquelle l’exploitant de Poloniex a été condamné par défaut à 9 millions de dollars.

Ce qui reste inconnu, et les prochaines dates

Aucune date de procès n’apparaît dans les sources consultées, et aucun délai pour les quatre destinataires n’a été rapporté. Les entrées du registre relatives aux réponses déposées le 11 septembre mentionnent une date limite de médiation au 11 janvier 2027, la prochaine échéance de la procédure publique. On ignore si le tribunal de district entendra les appels, et si l’affaire sera suspendue pendant qu’il décide.

Les autres points ouverts sont le contenu des demandes et l’éventuelle opposition d’un destinataire. Plus loin se trouvent les questions que l’opinion de juillet a laissées aux preuves : FTX et Alameda étaient-elles insolvables le 15 juillet 2021, quelle était l’intention de Bankman-Fried, et l’opération doit-elle être jugée nationale une fois les faits établis. Tant qu’un tribunal n’a pas tranché, les demandes du trust restent des allégations, et Binance et Zhao sont présumés non responsables.

Sources

  1. Bloomberg Law : Binance subpoenas target Kevin O'Leary, Michael Lewis in FTX row (5 novembre 2026) news.bloomberglaw.com
  2. Tribunal des faillites des États-Unis, district du Delaware : Opinion and Order on the motions to dismiss, FTX Recovery Trust v. Binance Holdings (24 juillet 2026) deb.uscourts.gov
  3. CourtListener : registre de FTX Digital Markets, Ltd. v. Binance Holdings Limited, procédure incidente 24-50222 (consulté le 7 novembre 2026) courtlistener.com
  4. Legal Information Institute, Cornell Law School : Federal Rule of Civil Procedure 45, Subpoena law.cornell.edu
  5. Bitcoin.com News : Binance, O'Leary, Lewis and the $1.76B FTX clawback lawsuit (6 novembre 2026) news.bitcoin.com
  6. Fox Business : Former FTX spokesman Kevin O'Leary says he believes Binance put FTX 'out of business intentionally' (14 décembre 2022) foxbusiness.com

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