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Bitget prévoit de racheter la plateforme thaïlandaise Z.com EX, mais l’accord attend le feu vert de la SEC

Bitget Thaïlande : le groupe prévoit de racheter Z.com EX à GMO via BTGT, transfert fixé au 31 octobre, prix non communiqué, feu vert de la SEC requis.

14 min de lecture

Deux mains qui se serrent devant un drapeau uni et une ligne d'horizon urbaine au crépuscule
Sommaire
  1. Rachat de Z.com EX par Bitget : un accord signé sur le papier, pas conclu
  2. Z.com EX : une plateforme thaïlandaise agréée, déficitaire chaque année
  3. BTGT Management, un acquéreur créé le 22 septembre
  4. L’aval de la SEC thaïlandaise dépend des règles sur les actionnaires importants
    1. Racheter une licence ne rend pas légale une plateforme transfrontalière
  5. Marché thaïlandais : les comptes crypto actifs ont fondu de plus de moitié depuis 2024
  6. Le calendrier du rachat commence en mars 2026
  7. Bitget : la Thaïlande reste sur la liste des pays interdits
  8. Bitget en France : service fermé depuis le 31 mars 2026
  9. Bitget et MiCA : pas d’agrément dans l’UE, la demande est à Vienne
  10. Ce que le rachat change aujourd’hui pour les utilisateurs
  11. Les questions ouvertes avant et après le 31 octobre

Bitget prévoit de racheter GMO-Z.com Cryptonomics (Thailand), la société de Bangkok qui exploite la plateforme d’échange agréée Z.com EX, a indiqué le groupe dans un communiqué daté de Victoria (Seychelles) le 20 octobre 2026. L’opération passe par BTGT Management (Thailand), une société holding dans laquelle Bitget dit détenir une participation. Aucun prix n’a été communiqué. Le vendeur, GMO Internet, coté à Tokyo, a fixé le transfert des actions au 31 octobre, et l’accord attend encore le feu vert de la Securities and Exchange Commission (SEC) de Thaïlande.

blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">Il s’agit d’un projet de rachat, pas d’une opération bouclée. Bitget parle d’une transaction envisagée dont la réalisation dépend de « l’approbation réglementaire applicable, entre autres conditions ». Une fois le changement de contrôle approuvé et l’opération conclue, le groupe dit vouloir proposer sa plateforme de trading aux utilisateurs thaïlandais « conformément à la réglementation thaïlandaise applicable ».

D’ici là, rien ne change pour les résidents thaïlandais : les conditions d’utilisation de Bitget classent toujours la Thaïlande parmi les pays qu’elle ne dessert pas.

La directrice générale, Gracy Chen, présente la manœuvre comme un travail de fondations plutôt que comme un lancement. « Implanter une présence sur un marché exige une expertise locale », déclare-t-elle dans le communiqué, avant d’ajouter : « Notre priorité est de bâtir le bon socle opérationnel. » Bitget n’a donné aucune date de lancement en Thaïlande et n’a cité aucun produit. Le groupe n’a pas non plus précisé à Cointelegraph quelle part il détient dans BTGT Management.

Pour le lecteur français, l’enjeu est ailleurs : cette acquisition ne rouvre aucune porte en France. Bitget y a fermé son service en mars 2026 et ne possède pas d’agrément MiCA. Nous y revenons plus bas, dates à l’appui.

Rachat de Z.com EX par Bitget : un accord signé sur le papier, pas conclu

Le récit le plus net de l’opération vient du vendeur. Dans un avis d’information daté du 24 septembre 2026, GMO Internet (TSE Prime : 4784) explique que son conseil d’administration a décidé ce jour-là de céder la totalité des actions de GMO-Z.com Cryptonomics (Thailand), soit 7 349 446 titres. GMO Internet en détient directement 3 603 460 ; les 3 745 986 autres appartiennent à sa filiale GMO-Z.com Holdings (Thailand). Après la vente, le groupe GMO ne posséderait plus rien de la plateforme.

Hormis le vote du conseil lui-même, chaque étape du calendrier de l’avis est présentée comme prévisionnelle. La signature du contrat de cession était attendue vers le 24 septembre. Le transfert des actions est « attendu le 31 octobre 2026 ». GMO anticipe un effet « minime » sur ses résultats consolidés de 2026.

Le prix, lui, manque. GMO indique qu’il le tait « à la demande de l’acquéreur » et le décrit seulement comme un montant qui « reflète de manière appropriée les prix du marché ». Le communiqué de Bitget ne le donne pas davantage.

Le 20 octobre, le titre de FX News Group affirmait que Bitget « acquiert » la plateforme. Aucune des deux parties ne dit que l’opération est faite : les deux documents décrivent un accord conclu mais conditionnel, avec un régulateur qui doit encore se prononcer.

Z.com EX : une plateforme thaïlandaise agréée, déficitaire chaque année

La cible est petite. GMO-Z.com Cryptonomics (Thailand) a été créée le 20 juillet 2018 et a lancé Z.com EX le 22 février 2021, après avoir obtenu l’autorisation de la SEC thaïlandaise et du ministère des Finances pour exploiter une plateforme d’échange d’actifs numériques, selon l’annonce de lancement de GMO. Six cryptos étaient cotées au départ : BTC, ETH, XRP, LTC, BCH et XLM. Cointelegraph a rapporté le 20 octobre que la SEC continue de recenser la société parmi les exploitants de plateformes d’échange d’actifs numériques agréés. Le communiqué de Bitget parle d’« une plateforme d’échange et de courtage d’actifs numériques agréée », sans préciser le type ni le numéro de licence.

Ses comptes expliquent pourquoi GMO voulait sortir. Le chiffre d’affaires n’a jamais atteint 15 millions de THB (bahts thaïlandais) par an, tandis que la perte d’exploitation a été, chacune des trois dernières années, plusieurs fois supérieure.

GMO-Z.com Cryptonomics (Thailand), en THBExercice 2023Exercice 2024Exercice 2025
Chiffre d’affaires1,13 million13,2 millions11,0 millions
Perte d’exploitation-115,3 millions-101,7 millions-74,2 millions
Perte nette-115,0 millions-100,0 millions-87,6 millions (environ 400 millions de yens)
Total de l’actif114,0 millions424,3 millions451,0 millions
Actif net-11,1 millions9,0 millions11,4 millions

Source : communiqués de GMO Internet des 18 mars et 24 septembre 2026. L’exercice 2025 additionne la période de janvier à mars, où la société relevait de GMO Internet Group, et celle d’avril à décembre, où elle relevait de GMO Internet. Les conversions en yens sont celles de GMO, sur la base de 1 THB = 4,57 yens.

Avec un actif net de 11,4 millions de THB pour 451 millions de THB d’actif total, les fonds propres sont minces, et ils étaient négatifs fin 2023. La société a vécu sous perfusion de sa maison mère : son capital social s’élevait à 605,4 millions de THB dans l’avis de mars et à 735,4 millions de THB dans celui de septembre, et GMO Internet lui avait encore prêté 80 millions de THB (environ 370 millions de yens) à la date de l’avis de septembre, contre près d’un milliard de yens en mars. Son directeur général est Toshiyuki Namiki.

Un acheteur qui paie pour cette société ne paie pas pour ses bénéfices. Il obtient une licence existante, une équipe opérationnelle à Bangkok et la clientèle de la plateforme.

BTGT Management, un acquéreur créé le 22 septembre

L’acquéreur désigné dans l’avis de GMO est « BTGT Management (Thailand) Ltd. (ou l’entité qu’elle désignera à la date du transfert des actions) ». L’avis ne mentionne pas Bitget. Il décrit une société holding d’investissement installée au 47e étage de l’Empire Tower, à Bangkok, dotée d’un capital de 2 millions de THB, d’un actif net et d’un actif total de 500 000 THB, et créée le 22 septembre 2026, soit deux jours avant que le conseil de GMO n’approuve la vente.

GMO précise que la société a été « nouvellement créée afin d’acquérir l’activité concernée et de se développer dans les activités liées aux crypto-actifs en Thaïlande ». Son administrateur déclaré est Chen Siyu. Deux sociétés la détiennent : BTGT Investment Holdings Limited à 51 % et BTGT Holdings Limited à 49 %.

Qui se trouve derrière ces deux actionnaires n’est pas public. Bitget affirme agir par « sa participation » dans BTGT Management, sans en indiquer la taille. Rien dans les documents publiés jusqu’ici ne dit si Bitget contrôle l’acquéreur ou s’il y détient une part minoritaire aux côtés d’autres investisseurs.

Contrat signé et dossier devant une tour de bureaux, avec des billets posés à côté
L'avis de GMO désigne BTGT Management comme acquéreur, mais pas Bitget, et n'indique aucun prix.

L’aval de la SEC thaïlandaise dépend des règles sur les actionnaires importants

L’avis de GMO désigne le test que l’opération devra passer. Il indique que les principaux actionnaires de l’acquéreur « exercent dans les actifs numériques » et se conformeront au règlement de la SEC thaïlandaise sur l’approbation des actionnaires importants.

Ces règles ont été durcies cette année. D’après une note du cabinet Tilleke & Gibbins datée du 10 mars 2026, un arrêté du ministère des Finances entré en vigueur le 21 février et des règles de la SEC applicables depuis le 4 mars ont élargi la définition de l’actionnaire important d’une entreprise agréée de titres ou d’actifs numériques. Le seuil est de plus de 10 % des droits de vote, détenus directement ou indirectement, ou le contrôle, c’est-à-dire le pouvoir de nommer ou de révoquer au moins la moitié du conseil ou de maîtriser la majorité des votes. Les règles remontent la chaîne de détention : les personnes situées au sommet d’une structure comptent autant que la société inscrite au registre des actions.

En pratique, c’est l’exploitant agréé qui dépose la demande, et la SEC examine l’actionnaire important envisagé avant de l’approuver. Pour BTGT, un examen en transparence remonterait jusqu’aux propriétaires de BTGT Investment Holdings et de BTGT Holdings. La SEC n’a publié aucune déclaration sur cette transaction, et aucune source consultée pour cet article n’indique de délai d’approbation habituel. Reste à savoir si la date du 31 octobre sera tenue.

Racheter une licence ne rend pas légale une plateforme transfrontalière

Depuis la mi-2025, la SEC thaïlandaise pousse les plateformes offshore hors du pays. Le 29 mai 2025, elle a annoncé que Bybit, OKX, 1000X, CoinEx et XT.com seraient bloquées à partir du 28 juin 2025 faute de licence, a rapporté The Block. Bitget ne figurait pas sur cette liste. Le 20 février 2026, la SEC a déposé une plainte pénale contre un courtier local agréé et une plateforme étrangère, non nommée, qui aurait fait fonctionner depuis 2023 un service d’échange pour des utilisateurs thaïlandais, depuis l’étranger et sans la licence requise, selon Tilleke & Gibbins.

Pour le cabinet, une plateforme étrangère ne peut pas se servir d’un titulaire de licence local comme d’une façade. C’est une analyse d’avocats, pas une déclaration de la SEC sur Bitget, mais elle pose la question centrale de l’opération : Bitget dit vouloir « introduire sa plateforme de trading » auprès des utilisateurs thaïlandais, alors que la licence appartient à la société thaïlandaise et doit être exercée selon le droit thaïlandais. Ni l’un ni l’autre des deux camps n’a expliqué comment les deux s’articuleront.

Marché thaïlandais : les comptes crypto actifs ont fondu de plus de moitié depuis 2024

Le conseil de GMO Internet a décidé le 18 mars 2026 de quitter la Thaïlande, soit en vendant ses titres, soit en dissolvant et liquidant la société. L’avis de mars invoquait « l’environnement du marché des actifs numériques en Thaïlande » et prévenait d’une éventuelle perte sur créance pouvant atteindre environ un milliard de yens sur son prêt, dans ses seuls comptes non consolidés. GMO Internet avait lui-même repris l’activité thaïlandaise de sa maison mère, GMO Internet Group, en mars 2025.

GMO n’a chiffré aucune donnée de marché. Les statistiques ultérieures de la SEC, rapportées le 15 août par le média thaïlandais MGR Online, montrent la trajectoire : en juillet 2026, on comptait environ 121 000 comptes actifs, en recul de 21,82 % sur un mois et de plus de 54 % par rapport aux 265 000 de 2024. La valeur moyenne échangée par jour s’établissait à 1 378 millions de THB, en baisse de 27,13 % par rapport à juin. Les actifs des clients atteignaient 61 733 millions de THB, contre 91 278 millions de THB en 2024. L’USDT représentait environ 66 % des volumes.

Sept plateformes détenaient une licence thaïlandaise dans ce rapport : Bitkub, Gulf Binance, Orbix Trade, TDX, Upbit, Waanx et Z.com. Quatorze courtiers sont agréés en plus. Racheter l’une de ces sept plateformes donne à un nouvel entrant une société déjà licenciée, sans dépôt de dossier de départ, même si les nouveaux propriétaires doivent obtenir l’aval de la SEC décrit plus haut. Bitget, qui revendique plus de 125 millions d’utilisateurs, écrit dans son communiqué qu’il étudie une expansion en Asie du Sud-Est, sans citer d’autre pays.

Le calendrier du rachat commence en mars 2026

Le processus de vente était lancé six mois avant que le nom de Bitget n’apparaisse. Voici les dates, telles qu’elles ressortent des deux avis de GMO et du communiqué de Bitget.

  • Le 18 mars 2026, le conseil de GMO Internet décide de quitter la Thaïlande par une vente ou une liquidation.
  • Le 22 septembre 2026, BTGT Management (Thailand) est créée.
  • Le 24 septembre 2026, le conseil de GMO approuve la vente à BTGT et publie son avis ; la signature du contrat est prévue le même jour.
  • Le 20 octobre 2026, Bitget annonce le projet de rachat et sa participation dans BTGT Management.
  • Le 31 octobre 2026 est la date prévue pour le transfert des actions, sous réserve d’approbation.

L’avis de GMO était public depuis le 24 septembre, mais il ne nommait pas Bitget. Pourquoi le groupe a attendu le 20 octobre pour annoncer son rôle n’a pas été expliqué.

Le titre de Cointelegraph situait l’annonce « quelques semaines après » le vol de 388 millions de dollars dans les portefeuilles chauds et tièdes de Bitget, commencé à 18 h 31 UTC le 24 septembre, jour du vote du conseil de GMO. C’est une coïncidence de dates. Ni Bitget, ni GMO, ni Cointelegraph ne relient le piratage à l’achat, et la vente figurait à l’ordre du jour de GMO depuis mars.

Bitget : la Thaïlande reste sur la liste des pays interdits

Les conditions d’utilisation de Bitget, dans la version marquée « Last updated: October 20, 2026 », rangent la Thaïlande parmi les pays interdits, aux côtés notamment de l’Autriche, du Bélarus, du Canada, de Cuba, de la France, de l’Allemagne, de Hong Kong, de l’Iran, du Japon, du Kazakhstan, de la Malaisie, de la Corée du Nord, de la Russie, de Singapour, du Soudan et des États-Unis. Cointelegraph avait relevé l’interdiction thaïlandaise dans la version du 16 octobre. La page a été mise à jour une nouvelle fois le 20 octobre ; nous n’avons pas comparé les deux versions ligne à ligne.

Le projet thaïlandais intervient alors que Bitget se retire d’autres pays. Les utilisateurs russes et bélarusses ont été prévenus par courriel que le trading cesserait le 18 octobre et qu’ils avaient jusqu’au 21 octobre pour retirer leurs fonds.

En Thaïlande comme en Europe, la logique est la même : pas de service dans un pays tant qu’une autorisation locale n’est pas en main, que ce soit par une demande d’agrément ou par le rachat d’une société qui en détient déjà un. Notre avis sur Bitget détaille les produits et les frais de la plateforme dans les pays où elle opère encore.

Bitget en France : service fermé depuis le 31 mars 2026

Le cas français est précis et documenté. D’après l’avis publié par Bitget le 16 janvier 2026, les inscriptions ont cessé ce jour-là, les nouveaux ordres et les dépôts se sont arrêtés le 16 mars, et tous les services ont fermé le 31 mars, date à laquelle les positions ouvertes ont été liquidées. Les cryptos restées sur les comptes français pour une valeur supérieure à 10 USDC ont ensuite été transférées vers une plateforme tierce.

Le rachat thaïlandais n’a donc aucun effet sur les clients français : une licence obtenue à Bangkok ne vaut que pour la Thaïlande. Elle ne donne à Bitget ni agrément MiCA ni chemin de retour en France, en Allemagne ou en Autriche. Quiconque hésite sur une plateforme peut vérifier son statut dans le registre du régulateur de son pays, en France celui de l’AMF, et dans le registre européen de l’ESMA pour les prestataires agréés au titre de MiCA. C’est l’un des réflexes détaillés dans notre guide pour choisir une plateforme d’échange crypto.

Bitget et MiCA : pas d’agrément dans l’UE, la demande est à Vienne

En Europe, Bitget a demandé son agrément de prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA, ou CASP en anglais) au titre de MiCA, par l’intermédiaire de son entité Bitget EU, auprès de l’Autorité autrichienne des marchés financiers (FMA). Dans une mise à jour datée du 2 juillet 2026, Bitget a indiqué qu’il ne proposera des services sur crypto-actifs dans l’UE qu’une fois l’agrément accordé et les dernières étapes réglementaires franchies, et que le calendrier, le périmètre et l’issue restent « sous réserve de l’évaluation de la FMA ».

Bitget ne figure pas au registre des prestataires agréés de l’ESMA. Coindaro a téléchargé le fichier CASP de l’ESMA le 20 octobre 2026 vers 10 h 50 UTC : il compte 379 entrées, la plus récente datée du 15 octobre, et aucune pour Bitget ou une société liée. Douze sociétés autrichiennes y figurent comme agréées par la FMA, dont Bitpanda, Bybit EU et KuCoin EU. L’ESMA met à jour ce registre provisoire par lots : une décision toute récente pourrait donc n’y apparaître qu’avec retard.

MiCA, le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs, permet à une entreprise agréée dans un État membre de servir des clients dans toute l’Union. Bitget demande cet agrément à partir de zéro. Notre guide sur le règlement MiCA explique le fonctionnement de l’agrément et du passeport européen.

Globe terrestre près d'une balance de la justice, d'un sablier et d'un cadenas fermé
La demande MiCA de Bitget est toujours à la FMA autrichienne, et la Thaïlande reste fermée jusqu'à l'approbation.

Ce que le rachat change aujourd’hui pour les utilisateurs

Pour les résidents thaïlandais, rien pour l’instant : Bitget ne les accepte pas et n’a donné aucune date d’ouverture. La SEC doit d’abord approuver les nouveaux propriétaires, et l’opération doit être conclue.

Pour les clients de Z.com EX, les points ouverts sont pratiques. Ni GMO ni Bitget n’ont dit si la plateforme garde son nom, sa liste de cryptos et ses comptes après le changement de contrôle, ni si les clients seront basculés vers un service à la marque Bitget.

Pour les utilisateurs d’autres pays, dont les Français, l’opération ne modifie pas le statut de Bitget. Une licence thaïlandaise, une fois acquise, couvre la Thaïlande.

Les questions ouvertes avant et après le 31 octobre

Plusieurs faits manquent encore. Le prix n’a pas été communiqué. La taille de la participation de Bitget dans BTGT Management et l’identité des propriétaires de ses deux sociétés actionnaires ne sont pas publiques. La SEC thaïlandaise n’a pas commenté la transaction, et son calendrier d’examen est inconnu.

La prochaine date ferme est le 31 octobre, jour où GMO attend la prise d’effet du transfert des actions. Si la SEC n’a pas approuvé les nouveaux actionnaires importants d’ici là, le calendrier devra être décalé.

Viendra ensuite l’étape la plus délicate : ce que Bitget proposera réellement en Thaïlande, sous quelle marque et par quelle entité, et si la SEC accepte ce montage. Bitget a seulement dit qu’il agirait « conformément à la réglementation thaïlandaise applicable ».

Sources

  1. Bitget : projet de rachat de GMO-Z.com Cryptonomics (Thailand), 20 octobre 2026 (en anglais) bitget.com
  2. GMO Internet : avis sur le transfert des actions de sa filiale thaïlandaise d'actifs numériques, 24 septembre 2026 (PDF, en anglais) internet.gmo
  3. GMO Internet : avis sur le retrait de l'activité d'actifs numériques en Thaïlande, 18 mars 2026 (PDF, en anglais) internet.gmo
  4. Tilleke & Gibbins : la Thaïlande élargit la définition de l'actionnaire important, 10 mars 2026 (en anglais) tilleke.com
  5. Bitget : point sur sa demande MiCA dans l'UE, 2 juillet 2026 (en anglais) bitget.com
  6. ESMA : registre provisoire des prestataires de services sur crypto-actifs agréés (CSV) esma.europa.eu

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