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Projet · Ethereum Infrastructure Oracles

Chainlink (LINK) : le réseau d’oracles, ses pilotes bancaires et ce que contrôlent les détenteurs

Actif Risque 2/5

Métriques

TVL2,04 B USD
Prix du token11,94 $ −5,59 %
Capitalisation9,16 B USD

À propos du projet

Le projet Chainlink crypto mène aujourd’hui deux activités sous un même jeton. La première est le service de flux de prix que les prêteurs de la DeFi et les protocoles de produits dérivés lisent depuis mai 2019. La seconde est une plateforme destinée aux banques et aux infrastructures de marché, bâtie sur un moteur de workflows baptisé CRE et sur le protocole interchaîne CCIP, que DTCC, Swift, UBS et SIX ont testé ou mis au travail. Au 17 octobre 2026, une partie seulement de cette seconde activité tourne en production ; le reste relève de pilotes et de mises en service encore à venir.

Le LINK a une offre fixe de 1 milliard d’unités. Il paie les services, adosse un pool de staking et alimente la Chainlink Reserve, dont le contrat principal sur Ethereum contenait 6 293 843 LINK à 19:37 UTC le 17 octobre 2026. Il ne donne aucun droit de vote à ses détenteurs.

Ce que fait un oracle blockchain et les bases du jeton figurent sur notre fiche de la crypto Chainlink (LINK). Ici, le sujet est l’organisation : qui la dirige, comment elle gagne de l’argent, quels projets bancaires sont réellement en service, qui a audité le code et quand ses flux de prix ont dérapé.

Sergey Nazarov et Steve Ellis ont fondé SmartContract.com en 2014. L’entreprise, devenue Chainlink Labs, a Nazarov comme directeur général et Ellis comme directeur technique. Leur premier livre blanc, daté du 4 septembre 2017, comptait un troisième auteur : Ari Juels, professeur d’informatique à Cornell Tech, devenu scientifique en chef de Chainlink Labs.

La vente de jetons a suivi le même mois. Selon le rapport annuel du Grayscale Chainlink Trust déposé auprès de la SEC, 350 millions de LINK, soit 35 % de l’offre, sont allés à des acheteurs pour 32 millions de dollars. Le document ne donne pas de jour précis. Nous n’avons trouvé aucun tour de table de Chainlink Labs dans une source primaire, et les montants de financement affichés par les agrégateurs de données se contredisent.

Le réseau est entré en service sur Ethereum en mai 2019 avec un seul flux ETH/USD, d’après le même document. En août 2020, Chainlink a racheté DECO, un protocole de Cornell qui permet de prouver des faits sur une session web sans révéler les données sous-jacentes. Un second livre blanc, Chainlink 2.0, daté du 15 avril 2021, décrivait des réseaux d’oracles capables de calculer, et pas seulement de livrer des données.

Il n’existe ni DAO ni vote on-chain. Le dossier Grayscale oppose le LINK aux jetons dont les détenteurs gouvernent leur réseau et précise que la détention de LINK ne « confère pas de tels droits ». Il ajoute que l’entreprise et les développeurs principaux peuvent accéder au code source du réseau et le modifier, et que les mises à niveau passent par un Contract-Upgrade Service contrôlé par la société. Les applications qui achètent des services d’oracle choisissent ensuite de migrer ou non vers les contrats mis à jour.

Un organisme distinct, la Chainlink Foundation, soutient le projet et, selon le même document, gère la Chainlink Reserve et ses rachats. Pour un détenteur de LINK, la conséquence pratique est simple : le cours du jeton dépend de décisions prises par une société privée et une fondation, sans bulletin de vote pour les contester.

L’équipe dirigeante s’est étoffée du côté institutionnel. Uri Sarid, architecte en chef, est cité dans l’article d’octobre 2024 qui présentait CRE. Le 4 juin 2026, Chainlink Labs a recruté Andrew McCormick, ancien responsable d’eToro US, comme responsable du développement institutionnel et des marchés. En annonçant son arrivée, il a affirmé que banques et gestionnaires d’actifs « misent tout sur la méga-tendance financière ».

Une partie des frais est payée on-chain par des protocoles et des utilisateurs. DefiLlama, qui ne compte que ceux-là, a relevé 5,54 millions de dollars sur les 30 jours jusqu’au 17 octobre 2026 et 78,4 millions de dollars depuis le début de son suivi. Chainlink a déclaré à The Block en août 2025 avoir gagné des centaines de millions de dollars, surtout auprès d’entreprises qui paient hors chaîne. Aucun chiffre audité n’a été publié.

Payment Abstraction permet aux clients de payer en stablecoins ou en jetons de gas, qui sont convertis en LINK. Le produit alimente la Chainlink Reserve, annoncée le 7 août 2025 avec un peu plus d’un million de dollars de LINK déjà à l’intérieur. La moitié des frais des services Smart Value Recapture sécurisés par le staking doit aussi la financer. La Reserve est un contrat Ethereum (0x9A709B7B69EA42D5eeb1ceBC48674C69E1569eC6) assorti d’un délai de plusieurs jours sur les retraits, et Chainlink a dit n’en attendre aucun « avant plusieurs années ».

Le solde a progressé à chaque relevé. La revue du deuxième trimestre 2026 de Chainlink indiquait 4,5 millions de LINK fin juin, après l’ajout de 1,44 million sur le trimestre. Notre propre lecture du contrat donnait 5 673 707 LINK le 27 août et 6 293 843 LINK à 19:37 UTC le 17 octobre, soit environ 0,63 % de l’offre maximale. Cela représente à peu près 12 000 LINK par jour sur sept semaines. Ces chiffres ne couvrent que le contrat principal : le tableau de bord de la Reserve de Chainlink ne nous a donné aucune valeur.

Ces achats font-ils bouger le jeton ? Pas beaucoup, selon Sam Daodu, qui écrivait pour 24/7 Wall St le 17 octobre 2026 que la Reserve n’a pas la force de faire monter sensiblement le prix du LINK. Les achats sont réels et publics. Face à 766 millions de LINK en circulation, ils restent modestes.

Plus aucun LINK ne peut être créé : le contrat du jeton comme l’API d’offre de Chainlink affichent exactement 1 000 000 000. À la genèse, 35 % sont allés à la vente de 2017, 35 % à un pool pour les opérateurs de nœuds et les récompenses de l’écosystème, et 30 % à l’entreprise, d’après le dossier Grayscale.

Le 17 octobre 2026, l’API d’offre de Chainlink comptait 766,85 millions de LINK en circulation. Les 233 millions restants environ dorment dans 33 adresses Ethereum que Chainlink recense sur sa page d’offre circulante sous les intitulés « legacy » et « new », sans dire qui contrôle chacune. La même page évoque un calendrier de libération de 7 % de l’offre totale par an, mais aucun calendrier par portefeuille et aucun historique des ventes passées. Les détenteurs qui veulent suivre l’offre doivent surveiller eux-mêmes ces adresses.

Porte de coffre-fort fermée près de pièces empilées et d’un graphique circulaire segmenté
Le LINK a été réparti 35/35/30 à la genèse ; la Reserve en détenait 6,29 millions le 17 octobre 2026.

Deux fonds cotés américains détiennent du LINK. Le GLNK de Grayscale a commencé à se négocier sur NYSE Arca le 2 décembre 2025 ; son trust détenait 6 029 727 LINK fin 2025, soit environ 0,9 % de l’offre circulante de l’époque. Le CLNK de Bitwise a suivi le 14 janvier 2026, avec des frais annuels de 0,34 % et les jetons conservés par Coinbase Custody, d’après les dépôts du fonds auprès de la SEC.

La gamme de produits dépasse aujourd’hui largement les flux d’origine. Lorsqu’une source primaire donne une étape datée, le tableau la reprend ; une date vide signifie que nous n’avons pas pu en confirmer.

ServiceCe qu’il faitÉtape datée
Data FeedsFlux de prix poussés on-chain, lus par des protocoles de prêt et de produits dérivésMainnet avec un seul flux ETH/USD, mai 2019
Data StreamsDonnées à faible latence que les applications récupèrent à la demande, pour le tradingEn service sur Base le 15 août 2024, sur Stellar le 14 octobre 2026
DataLinkPermet aux plateformes et aux fournisseurs de données de publier leurs propres données on-chainDonnées sur les actions suisses et espagnoles de SIX, avril 2026
CCIPMessages et transferts de jetons entre blockchainsOuvert à tous les développeurs le 24 avril 2024 ; version 2.0 le 28 septembre 2026
CRE (Chainlink Runtime Environment)Moteur de workflows reliant données, blockchains et systèmes bancairesAnnoncé le 30 octobre 2024
Proof of ReserveVérification on-chain des actifs qui adossent un jetonUtilisé par le stablecoin COPW de Wenia (groupe Bancolombia)
ACE (Automated Compliance Engine)Applique des règles de conformité aux transactionsPlus de 20 fournisseurs dans CCIP 2.0
SVR (Smart Value Recapture)Restitue aux protocoles une partie des profits de liquidationPlus de 23 millions de dollars récupérés au deuxième trimestre 2026
FulcrumGestion des pensions livrées et des garanties entre blockchainsPrésenté le 30 septembre 2026

Les anciens outils pour développeurs restent en place. Automation déclenche des fonctions de contrat quand des conditions fixées sont remplies, Functions permet aux contrats d’appeler des services web, et VRF fournit des nombres aléatoires vérifiables pour les jeux et les loteries. VRF est arrivé sur Base en même temps que Data Streams, en août 2024.

CRE est au centre de l’offre faite aux banques. Un seul workflow CRE peut lire des données, vérifier des règles de conformité, appeler les systèmes internes d’une banque et régler sur une ou plusieurs blockchains, chaque étape étant exécutée par des nœuds Chainlink. Au deuxième trimestre 2026, il est entré en service sur neuf mainnets supplémentaires, dont Linea, Mantle, Scroll, Celo et Sonic, selon la revue trimestrielle.

SVR répond à une fuite propre à la DeFi. Quand une mise à jour de prix rend un prêt liquidable, des bots se disputent sa clôture, et le protocole de prêt perd le profit qu’ils prélèvent. SVR en capte une partie. Chainlink a fait état de plus de 23 millions de dollars récupérés fin juin 2026, dont environ 15 millions pour les protocoles DeFi et environ 8 millions pour le réseau Chainlink, sur plus de 880 millions de dollars de liquidations.

Proof of Reserve compte peu de clients, mais concrets. Wenia, la branche d’actifs numériques du groupe colombien Bancolombia, l’utilise pour montrer les réserves en pesos qui adossent son stablecoin COPW, la vérification étant intégrée à la création des jetons.

CCIP, le Cross-Chain Interoperability Protocol, fait circuler messages et jetons entre blockchains. Il s’est ouvert à tout développeur le 24 avril 2024 sur neuf chaînes : Arbitrum, Avalanche, Base, BNB Chain, Ethereum, Kroma, Optimism, Polygon et WEMIX. Les émetteurs qui adoptent son standard Cross-Chain Token peuvent faire vivre un même actif sur plusieurs réseaux tout en gardant une offre cohérente.

CCIP 2.0 est entré en service le 28 septembre 2026. Son principal changement permet à une institution de faire tourner sa propre étape de vérification, un Cross-Chain Verifier, dont les contrôles s’ajoutent à ceux du comité par défaut de Chainlink, composé de 16 opérateurs de nœuds. La version 2.0 apporte aussi des contrôles de conformité via ACE, des réglages de finalité choisis par chaque application et une place de marché ouverte pour les vérificateurs ; la prise en charge de la Fast Confirmation Rule d’Ethereum dépend du lancement de cette règle elle-même. Chainlink présente CCIP comme le seul standard d’interopérabilité conçu pour les plus grandes institutions financières.

La migration vers CCIP après l’exploit de KelpDAO

Une bonne partie de la croissance de CCIP en 2026 a suivi l’exploit du 18 avril contre une route de KelpDAO sur LayerZero, qui a vidé 116 500 rsETH, soit environ 292 millions de dollars, comme le détaille notre fiche LayerZero et le récit du piratage de Kelp. À partir de mai, des émetteurs de jetons ont commencé à basculer. D’après le décompte de Chainlink, plus de 15 milliards de dollars de valeur en jetons ont migré ou se sont engagés à migrer vers CCIP en quatre mois, avec en tête BitGo (plus de 7,7 milliards), Mantle (plus de 2,5 milliards), KelpDAO lui-même (plus de 1,5 milliard), Lombard (plus d’1 milliard) et Kraken (plus de 330 millions).

Chainlink a annoncé 4,90 milliards de dollars de volume CCIP au deuxième trimestre 2026, en hausse de 353 % sur un an. Le 28 septembre, il a chiffré la valeur totale des jetons interchaînes à plus de 84 milliards de dollars. Ce chiffre mesure les jetons configurés pour circuler via CCIP, pas l’argent qui y est logé. DefiLlama, qui suit la valeur verrouillée dans les contrats CCIP, affichait environ 1,92 milliard de dollars le 17 octobre 2026.

Le 8 octobre 2026, Chainlink a lancé Vault Adapters, qui permettent à un coffre ERC-4626 standard de recevoir des dépôts de plus de 80 chaînes ; Aave, Lombard, Venus et Re sont cités parmi les adopteurs. Lido utilise CCIP depuis le 29 octobre 2024 pour accepter de l’ETH destiné au staking directement depuis Arbitrum, Base et Optimism, et son blog a ajouté Linea le 22 octobre 2025 (le volet staking est sur notre fiche du projet Lido).

Stellar est la dernière chaîne de la liste. Data Feeds et Data Streams sont entrés en service sur le mainnet de Stellar le 14 octobre 2026, la Stellar Development Foundation réglant les coûts d’oracle via SCALE, un programme lancé le 28 septembre 2022 dans lequel une chaîne prend en charge les frais de fonctionnement de Chainlink pendant une période donnée. Le plan de Stellar inclut aussi CCIP, dont la mise en service n’avait pas été signalée au 17 octobre 2026.

Chainlink annonce souvent des travaux avec des banques, et ces annonces ne se valent pas. Certaines décrivent des systèmes en production, d’autres des tests clos par un rapport, et quelques-unes des mises en service à venir. Au 17 octobre 2026, elles se classent ainsi.

StadeProjetDate
En productionWorkflow de fonds tokenisés d’UBS et DigiFT sur le standard DTA, décrit par UBS comme une première en production4 novembre 2025
En productionSIX publie on-chain, via DataLink, des données sur les actions suisses et espagnolesAvril 2026
En production (rôle selon Chainlink)Transactions de production de DTCC avec des actifs détenus par DTC et tokenisés, sur Besu et Canton, avec plus de 30 sociétés15 juillet 2026
PiloteExpériences d’interopérabilité de Swift avec plus de 12 institutions, dont Euroclear, Clearstream, Citi et BNY MellonRapport, août 2023
PiloteRèglement de fonds tokenisés par Swift, UBS Asset Management et Chainlink dans le cadre du Project Guardian de la MAS5 novembre 2024
PilotePapier commercial tokenisé interchaîne d’ANZ et ADDX, avec fonctions de confidentialitéNovembre 2024
Pilotee-HKD phase 2 de la HKMA : ANZ, China AMC et Fidelity International règlent entre chaînes avec CCIP et ACERapport, octobre 2025
EssaiOpérations sur titres, phase 2, avec 24 institutions dont Swift, DTCC, Euroclear et UBS29 septembre 2025
Présenté, aucun client nomméProduit de pension livrée et de garanties Fulcrum30 septembre 2026
AttenduDTCC Collateral AppChain bâti sur CREMise en service attendue au T4 2026

Les lignes consacrées à DTCC montrent pourquoi ce tri compte. Le communiqué de DTCC sur ses transactions de production de juillet cite Chainlink parmi plus de 30 participants sans dire ce qu’il a fait ; l’affirmation selon laquelle CRE a orchestré le flux vient de Chainlink. Le projet de garanties est plus net. Le 12 mai 2026, DTCC a indiqué que sa Collateral AppChain utiliserait CRE et le standard de données de Chainlink. Nadine Chakar, sa responsable mondiale des actifs numériques, a déclaré : « notre objectif est de permettre une gestion des garanties 24 h sur 24 et 7 j sur 7, quasi en temps réel, sur les marchés et les blockchains du monde entier ». La mise en service est attendue au quatrième trimestre, et DTCC a donné octobre 2026 comme mois de lancement de son Tokenization Service, distinct.

L’essai sur les opérations sur titres porte sur des événements comme les dividendes et les divisions d’actions, encore annoncés en grande partie sous forme de texte non structuré. Lors de la phase 2025, des modèles d’IA ont transformé ces annonces en données structurées et CRE a validé le résultat avant son envoi aux participants.

À Sibos, la conférence bancaire de Swift, du 28 au 30 septembre 2026, Chainlink a présenté un accès au registre de Swift pour les banques de la communauté Swift via CRE, chaque banque gardant ses propres clés de signature ; le compte rendu ne donne aucune date de mise en service. DTCC et Chainlink ont réalisé sur scène une démonstration d’une opération de financement de titres interchaîne avec Fulcrum. Chainlink a aussi signé un partenariat avec Bottomline, dont la plateforme Global Pay Connect est utilisée par plus de 600 banques selon Bottomline, afin de relier les messages de paiement ISO 20022 au règlement on-chain. Une candidature de Chainlink, un dividende en numéraire automatisé versé sur quatre blockchains, a terminé deuxième du Business Challenge 2026 de Swift.

Bâtiment de banque près d’une poignée de main, d’un petit pont et d’un document signé
À Sibos 2026, Chainlink a montré un accès au registre de Swift, une démo avec DTCC et un accord avec Bottomline.

Fulcrum, présenté le dernier jour de Sibos, gère les mouvements de pension livrée et de garanties entre chaînes. CRE exécute le workflow, CCIP déplace les actifs et Data Streams fournit les valorisations et les décotes. Chainlink insiste sur le fait que Fulcrum « ne conserve pas d’actifs, n’agit pas comme contrepartie et n’exploite pas de plateforme de négociation ». Selon lui, l’intégration avec les plateformes de la finance traditionnelle est en cours, mais il n’a nommé aucun client qui l’utilise en production.

Le staking a connu deux versions. La version 0.1 a ouvert en accès anticipé le 6 décembre 2022, avec un plafond de 25 millions de LINK et sans slashing pour les stakers de la communauté. La version 0.2 l’a remplacée : la migration prioritaire a commencé le 28 novembre 2023, l’accès anticipé le 7 décembre et l’accès général le 11 décembre. The Block a rapporté plus de 11 millions de LINK stakés dans la première demi-heure de l’accès anticipé.

Le pool v0.2 contient jusqu’à 45 millions de LINK : 40,875 millions pour la communauté, à raison de 1 à 15 000 LINK par adresse, et 4,125 millions pour les opérateurs de nœuds, à raison de 1 000 à 75 000 chacun. Au lancement, le taux de base pour la communauté était de 4,5 % par an, soit 4,32 % après le versement de 4 % des récompenses aux opérateurs de nœuds, avec une montée en charge de 90 jours.

La sortie exige 28 jours de déliaison, puis une fenêtre de 7 jours pour retirer. Seuls les opérateurs de nœuds qui stakent sur le flux ETH/USD d’Ethereum peuvent subir un slashing, à hauteur de 700 LINK par alerte valide, et une alerte valide rapporte 7 000 LINK à son auteur. Chainlink n’a publié aucun total staké actuel et n’a annoncé aucun successeur à la v0.2.

La page de sécurité de Chainlink mentionne des audits réguliers sans nommer aucune société. Les rapports publics que nous avons trouvés se trouvent dans les dépôts des auditeurs eux-mêmes. Sigma Prime a examiné les contrats d’origine en décembre 2018, l’agrégateur ConversionRate en mai 2019 et, en juin 2025, un migrateur de jetons destiné à un lockbox de migration Chainlink. Trail of Bits a examiné Custom Senders and Receivers, des contrats qui permettent aux utilisateurs de rollups optimistes de staker dans des protocoles Ethereum comme Lido via un pool de liquidité. Cet examen date d’août 2024 ; le rapport publié, accompagné d’une revue de suivi datée du 25 février 2025, recense sept constats.

Deux concours Code4rena ont porté sur du code Chainlink : le staking v0.2, du 25 août au 12 septembre 2023, avec une cagnotte de 250 000 USDC, et une base de code Chainlink non précisée, du 1er au 25 novembre 2024, avec 235 000 USDC. Nous n’avons trouvé aucun audit publié de CCIP 2.0 par une société nommée. Un rapport de Trail of Bits de février 2026 concerne un produit de LlamaRisk construit sur CRE ; il examine ce produit, pas CRE.

Depuis le 11 mai 2021, un bug bounty sur Immunefi propose jusqu’à 3 millions de dollars pour les failles critiques de smart contracts, avec vérification d’identité avant paiement. Chainlink gère aussi un programme sur HackerOne. Sa documentation rappelle aux intégrateurs qu’il leur revient d’examiner eux-mêmes leur usage de CCIP.

Deux épisodes de prix contestés

Aucun exploit des contrats centraux de Chainlink n’apparaît dans les sources que nous avons consultées. Les ennuis sont venus des flux et de la façon dont les protocoles les branchent. Le 29 mai 2025, un flux Chainlink pour le deUSD d’Elixir, utilisé par Euler Finance sur Avalanche, a affiché 1,03 dollar après des échanges dans un pool Curve peu profond, et plus de 500 000 dollars de positions ont été liquidés, a rapporté CryptoSlate. Omer Goldberg, fondateur de Chaos Labs, a dit qu’une mise à jour clé était arrivée avec 25 minutes de retard et a critiqué la pondération par les volumes sur des pools illiquides. Zack Rynes, responsable de la communauté chez Chainlink, a répondu que le flux avait restitué fidèlement le prix pondéré par les volumes et que les protocoles doivent ajouter leurs propres contrôles.

À la mi-février 2026, Moonwell, un prêteur présent sur Base et Optimism, a valorisé le cbETH à environ 1,12 dollar au lieu d’environ 2 200 dollars. Un flux, branché via un wrapper OEV de Chainlink par la proposition de gouvernance MIP-X43, utilisait le taux brut cbETH/ETH, un nombre proche de un, comme s’il s’agissait d’un prix en dollars. Des liquidateurs ont récupéré 1 096 cbETH, et Moonwell s’est retrouvé avec environ 1,78 million de dollars de créances irrécouvrables. La faute était dans la configuration, pas dans les nœuds de Chainlink.

Le principal rival de Chainlink pour les données de prix est Pyth Network, qui prend ses prix directement auprès de sociétés de trading et de plateformes et laisse les applications récupérer une mise à jour quand elles en ont besoin. RedStone et Chronicle visent les mêmes clients. Dans les transferts entre chaînes, Chainlink concurrence LayerZero et Wormhole.

Personne d’indépendant ne mesure aujourd’hui qui est en tête. Le jeu de données d’oracles de DefiLlama est désormais derrière un accès payant, et ses chiffres gratuits sont incomplets. La dernière comparaison que nous avons pu sourcer, publiée par Cointelegraph le 30 octobre 2024, plaçait Pyth devant sur le volume à 30 jours et Chainlink devant sur la valeur sécurisée. La revue du deuxième trimestre 2026 de Chainlink revendique 110 milliards de dollars de valeur sécurisée, un chiffre non daté et émanant de l’entreprise elle-même.

Link:NYC, l’événement de Chainlink pour les banques et les gestionnaires d’actifs, se tient à New York le 29 octobre 2026 ; le lieu et les intervenants n’étaient pas publiés au 17 octobre. DTCC attend la mise en service de sa Collateral AppChain sur CRE avant la fin de l’année. Côté on-chain, les chiffres à suivre sont l’arrivée de CCIP sur Stellar, les nouveaux transferts d’émetteurs vers CCIP et les achats quotidiens de la Reserve, visibles sur le contrat Ethereum.

Points forts et points de vigilance

Points forts

  • En service depuis mai 2019, sans exploit de ses contrats centraux relevé dans les sources publiques
  • Gamme étendue : flux de prix, données à faible latence, CCIP, CRE, Proof of Reserve et outils de conformité
  • Certains travaux bancaires tournent en production, comme le workflow de fonds d’UBS et DigiFT et les données de marché de SIX
  • Rapports publics de Sigma Prime et de Trail of Bits, plus un bug bounty allant jusqu’à 3 M$
  • La Reserve achète du LINK avec les revenus des services, dans un contrat que chacun peut vérifier

Points de vigilance

  • Le LINK ne donne aucun vote, et les mises à niveau passent par un service contrôlé par Chainlink Labs
  • Beaucoup de projets institutionnels sont des pilotes ou des mises en service prévues, et la plupart des chiffres d’usage sont déclarés par l’entreprise
  • La Reserve est modeste face à l’offre circulante, et 233 M de LINK dorment dans des portefeuilles sans calendrier par adresse
  • Épisodes liés aux flux et à leur configuration (Euler 2025, Moonwell 2026) et concurrence de Pyth, RedStone et Chronicle

Où trader

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Exchanges centralisés

  1. Avis Binance 6,8/10Carte bancaire · Dépôt en crypto · P2P
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  2. Avis Coinbase 8,0/10Apple Pay / Google Pay · Carte bancaire · Dépôt en crypto · PayPal · Virement ACH (États-Unis) · Virement international · Virement SEPA
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  3. Avis Kraken 8,2/10Apple Pay / Google Pay · Carte bancaire · Dépôt en crypto · Virement ACH (États-Unis) · Virement international · Virement SEPA
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  4. Avis OKX 7,7/10Carte bancaire · Dépôt en crypto · P2P · Virement SEPA
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  5. Avis Crypto.com 7,6/10Apple Pay / Google Pay · Carte bancaire · Dépôt en crypto · Virement SEPA
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Équipe

Feuille de route

  1. 2017-09Primo whitepaper (4 settembre) e vendita di 350 milioni di LINKFait
  2. 2019-05Mainnet su Ethereum con un solo feed ETH/USDFait
  3. 2021-04-15Whitepaper di Chainlink 2.0Fait
  4. 2021-05-11Bug bounty attivo su ImmunefiFait
  5. 2022-09-28Programma SCALE: le catene pagano i costi dell’oracoloFait
  6. 2022-12-06Staking v0.1 in accesso anticipato, tetto di 25 milioni di LINKFait
  7. 2023-12-11Staking v0.2 in accesso generale, pool da 45 milioni di LINKFait
  8. 2024-04-24CCIP aperto a tutti gli sviluppatoriFait
  9. 2024-10-30Annunciato Chainlink Runtime Environment (CRE)Fait
  10. 2025-08-07Annunciata la Chainlink ReserveFait
  11. 2025-11-04Flusso di fondi tokenizzati di UBS e DigiFT in produzioneFait
  12. 2025-12-02Grayscale GLNK, primo ETF statunitense su LINK, inizia le negoziazioniFait
  13. 2026-05-12DTCC annuncia che la sua Collateral AppChain userà CREFait
  14. 2026-09-28CCIP 2.0 attivoFait
  15. 2026-09-30Presentato Fulcrum; partnership con BottomlineFait
  16. 2026-10-14Data Feeds e Data Streams attivi su StellarFait
  17. 2026-10-29Evento Link:NYC a New York
  18. Q4 2026Collateral AppChain di DTCC su CRE (avvio atteso)
  19. Data non annunciataCCIP su Stellar

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