Capitalisation 2,74 T $ −6,17 % sur 24 heuresVolume 24 h 80,85 Md $Dominance BTC 59,5 %ETH 10,6 %Fear & Greed 68 AviditéCryptos 22 442

Minage de bitcoin : la difficulté grimpe de 5,92 % à 140,58 T, troisième hausse de 2026, le hashrate au-delà de 1 ZH/s

La difficulté de minage du bitcoin a grimpé de 5,92 % à 140,58 T le 16 octobre, 3e hausse de 2026, et le hashprice est retombé à 36,75 $ par PH/s.

15 min de lecture

Illustration d'une pioche, d'une courbe en hausse, d'une puce, d'une baie de serveurs et d'un graphique en barres
Sommaire
  1. Difficulté de minage bitcoin : le réajustement du 16 octobre en chiffres
  2. Hashrate du bitcoin au-delà de 1 ZH/s, sans que personne revendique les nouvelles machines
  3. Une année agitée : tous les réajustements de difficulté de 2026
  4. Ce qu’une difficulté plus élevée change pour le revenu des mineurs
    1. Les frais de transaction n’amortissent rien
    2. Les machines anciennes frôlent le seuil de rentabilité
  5. Pourquoi tant de mineurs se tournent vers les centres de données d’IA
  6. Difficulté de minage : comment le protocole la réajuste tous les 2 016 blocs
  7. Ce qu’il faut en retenir en France et en Europe
  8. Ce qui reste inconnu, et les prochaines dates

La difficulté de minage du bitcoin a augmenté de 5,92 % pour atteindre 140,58 T (environ 140 580 milliards) lors du dernier réajustement du réseau, entré en vigueur au bloc 971 712 à 12 h 37 UTC le vendredi 16 octobre, selon les données de mempool.space. Elle était restée à 132,72 T pendant les deux semaines précédentes. C’est la troisième plus forte hausse de 2026, et le niveau le plus élevé depuis début mars.

En cause, la puissance de calcul. Le hashrate estimé du réseau tourne autour de 1 000 exahashs par seconde (1 zettahash, soit 1 ZH/s), et souvent au-dessus, depuis le début d’octobre. Mempool.space l’évaluait à environ 1 036 EH/s à 06 h 59 UTC le 17 octobre. Le cours n’a pas suivi : le BTC s’échangeait vers 81 510 $ à 06 h 29 UTC le même jour. Chaque machine gagne donc moins de bitcoins pour le même travail, et ces bitcoins valent environ un tiers de moins qu’au sommet d’octobre 2025.

Le coup tombe mal. Beaucoup de mineurs se demandent déjà s’blockchain that runs exactly as written when it is called, holding and moving funds according to its code, without an intermediary able to change the outcome.">smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il ne vaut pas mieux céder leur électricité à l’intelligence artificielle et au calcul haute performance (IA/HPC), où le revenu par mégawatt est plusieurs fois supérieur, du moins sur le papier.

Difficulté de minage bitcoin : le réajustement du 16 octobre en chiffres

Le facteur d’ajustement s’établit à 1,0592. Concrètement, trouver un bloc valide demande désormais en moyenne 5,92 % de calculs de plus que le 15 octobre. La valeur exacte est de 140 577 680 051 920.

Les blocs arrivaient trop vite. Sur la période de 2 016 blocs close le 16 octobre, ils se sont succédé environ toutes les 8 minutes et 45 secondes, selon Bitcoin.com News, bien en deçà des 10 minutes visées par le protocole. Quand les blocs vont plus vite que cette cible, le réajustement suivant relève la difficulté. Quand ils ralentissent, il l’abaisse.

D’après le décompte de Bitcoin.com, l’année 2026 compte désormais 21 réajustements, et celui-ci n’est que la dixième hausse. Les onze autres ont fait baisser la difficulté.

Deux repères situent le nouveau niveau. La dernière fois que la difficulté était plus haute, c’était le 5 mars, à 145,04 T. Et le record absolu reste de 155,97 T, atteint lors du réajustement du 29 octobre 2025 (bloc 921 312). La valeur actuelle se situe environ 9,9 % sous ce sommet, selon notre calcul.

IndicateurValeurSource et horodatage
Bloc du réajustement971 712mempool.space, 16 oct. 2026, 12 h 37 UTC
Difficulté avant et aprèsde 132,72 T à 140,58 Tmempool.space
Variation+5,92 %mempool.space, Bitcoin.com
Rang en 20263e plus forte hausse (après +14,73 % le 19 févr. et +7,15 % le 27 juin)mempool.space
Record historique155,97 T (29 oct. 2025)mempool.space
Écart avec le recordenviron -9,9 %calcul Coindaro
Hashrate estiméenviron 1 036 EH/s (mempool.space) ; environ 1 025 EH/s (Hashrate Index)17 oct., 06 h 59 UTC ; 16 oct.
Temps moyen par bloc, période écouléeenviron 8 min 45 sBitcoin.com, 16 oct.
Hashprice36,75 $ par PH/s et par jourHashrate Index via Bitcoin.com, 16 oct.
Prochain réajustementbloc 973 728, vers le 30 oct. 2026, première estimation +1,89 %mempool.space, 17 oct., 06 h 59 UTC

Hashrate du bitcoin au-delà de 1 ZH/s, sans que personne revendique les nouvelles machines

Le hashrate ne se mesure pas directement. On l’estime à partir de la vitesse à laquelle les blocs sont trouvés, si bien que les outils de suivi affichent des chiffres légèrement différents. L’estimation actuelle de mempool.space tourne autour de 1 036 EH/s, et ses moyennes journalières ont oscillé entre 1 000 et 1 085 EH/s environ sur les quatre derniers jours. Bitcoin.com citait de son côté 1 024,96 EH/s d’après Hashrate Index le 16 octobre. L’écart entre les deux sources est d’environ 1 %.

Le passage au-dessus des 1 000 EH/s est récent. Dans son bilan de septembre, le Hashrate Index de Luxor indiquait que la moyenne sur sept jours était passée de 926 à 975 EH/s au cours du mois, avant d’atteindre 999 EH/s le 8 octobre.

Qui a branché ces machines supplémentaires ? On l’ignore. Coindaro n’a trouvé aucun pool ni aucune société cotée annonçant un déploiement assez important pour expliquer la hausse. Les données des pools montrent seulement qui trouve les blocs. Sur les sept jours précédant le 17 octobre, mempool.space attribuait 270 des 1 089 blocs (24,8 %) à Foundry USA, 242 (22,2 %) à AntPool, 182 (16,7 %) à F2Pool, 108 (9,9 %) à ViaBTC, 64 (5,9 %) à MARA Pool et 48 (4,4 %) à Luxor. Un pool regroupe des milliers de mineurs distincts : ces parts ne disent presque rien de l’endroit où le nouveau matériel a été installé.

La hausse a aussi dépassé la prévision de Luxor. Dans son rapport du 9 octobre, la société tablait sur environ +4,6 % pour ce réajustement, soit près de 139 T.

Une année agitée : tous les réajustements de difficulté de 2026

L’année 2026 s’est ouverte sur une difficulté de 148,26 T, ramenée à 146,47 T au premier réajustement de janvier, avant une chute de 11,16 % le 7 février. Cointelegraph a relié cette baisse à la tempête hivernale Fern, qui avait conduit les mineurs américains à réduire ou à arrêter leurs opérations en janvier, et au recul du bitcoin jusqu’à un plus bas de 60 000 $. Deux semaines plus tard, la difficulté rebondissait de 14,73 %, la plus forte hausse de l’année.

Une deuxième coupe sévère, de 10,09 %, est intervenue le 14 juin. Le bilan de juin de Luxor l’expliquait par deux facteurs simultanés : un hashprice tombé sous 28 $, qui a mis hors ligne les parcs les plus anciens et les plus coûteux, et des effacements précoces au Texas dans le cadre des règles de tarification de pointe estivale de l’opérateur de réseau ERCOT (dites 4CP). Le bitcoin a terminé juin à 59 005 $, en baisse de 18,4 % sur le mois, selon Luxor. Depuis la fin de l’été, la remontée a ramené la difficulté à moins de 10 % de son record.

Date (2026)VariationDifficulté après
8 janv.-1,20 %146,47 T
22 janv.-3,28 %141,67 T
7 févr.-11,16 %125,86 T
19 févr.+14,73 %144,40 T
5 mars+0,45 %145,04 T
20 mars-7,76 %133,79 T
3 avr.+3,87 %138,97 T
17 avr.-2,43 %135,59 T
2 mai-2,30 %132,47 T
15 mai+3,12 %136,61 T
29 mai+1,72 %138,96 T
14 juin-10,09 %124,93 T
27 juin+7,15 %133,87 T
11 juil.-5,00 %127,17 T
25 juil.-0,74 %126,23 T
8 août+0,99 %127,48 T
23 août-1,31 %125,81 T
5 sept.+1,31 %127,45 T
19 sept.+4,16 %132,76 T
3 oct.-0,03 %132,72 T
16 oct.+5,92 %140,58 T

Source : mempool.space. Les cinq plus fortes variations de l’année, trois baisses et deux hausses de plus de 7 % chacune, se concentrent toutes au premier semestre. Le second a été plus calme : quatre des sept derniers réajustements ont été positifs, et la hausse d’octobre est la plus forte depuis juin.

Illustration d'un graphique en barres avec une flèche vers le bas, une flèche vers le haut et un calendrier
La difficulté du bitcoin est passée d’une baisse de 10,09 % en juin à une hausse de 5,92 % en octobre.

Ce qu’une difficulté plus élevée change pour le revenu des mineurs

Les mineurs sont rémunérés de deux façons : par la subvention de bloc, fixée à 3,125 BTC depuis le halving du bitcoin d’avril 2024, et par les frais de transaction versés par les utilisateurs. La difficulté détermine à quelle fréquence une machine donnée remporte cette récompense. À prix et frais constants, une hausse de 5,92 % de la difficulté réduit d’environ 5,6 % le revenu attendu en bitcoins par terahash (1 divisé par 1,0592). Il s’agit de notre calcul, pas d’un chiffre publié, et l’effet est purement mécanique.

Le secteur suit cet indicateur sous le nom de « hashprice » : le revenu attendu pour un pétahash par seconde de puissance de calcul sur une journée. Hashrate Index le situait à 36,75 $ par PH/s et par jour le 16 octobre, a rapporté Bitcoin.com. À comparer avec 37,56 $ le 16 septembre et des pointes au-dessus de 41 $ à deux reprises au cours des 30 derniers jours, dont le 2 octobre. Pendant une bonne partie du mois écoulé, le revenu des mineurs a évolué 6 à 9 % au-dessus de son niveau de mi-septembre, selon le même article. Le réajustement le fait maintenant redescendre.

Septembre avait été plus favorable. Luxor y a calculé un hashprice moyen en dollars de 39,33 $, sa meilleure moyenne mensuelle depuis janvier, avec une clôture à 39,92 $. Exprimé en bitcoins plutôt qu’en dollars, le hashprice a en revanche reculé de 2,0 % par rapport à août, à 0,00048965 BTC en moyenne.

Les frais de transaction n’amortissent rien

Les frais n’ont pas comblé l’écart. En septembre, ils ont représenté en moyenne 0,0199 BTC par bloc, soit 0,63 % seulement des récompenses totales, d’après Luxor. C’était le quinzième mois d’affilée sous la barre de 1 %. En pratique, les mineurs vivent presque entièrement de la subvention et du cours du bitcoin.

Or le cours a évolué dans le mauvais sens pour eux sur un an. Le BTC a terminé septembre 32,8 % sous son sommet du 6 octobre 2025, à 124 485 $, selon Luxor. Pour les derniers mouvements du marché, voir notre article sur le bref passage du bitcoin sous les 80 000 $ le 16 octobre.

Les machines anciennes frôlent le seuil de rentabilité

L’ampleur du choc dépend du matériel. Luxor classe les machines selon leur efficacité, en joules par terahash (J/TH) : plus le chiffre est bas, moins la machine consomme d’électricité pour le même travail. À partir des moyennes de septembre, la société a estimé le revenu par mégawattheure de chaque catégorie.

Efficacité de la machineRevenu par MWh (moyenne de septembre 2026)
Moins de 14 J/THenviron 137 $
De 14 à 19 J/THenviron 99 $
De 19 à 25 J/THenviron 74 $
De 25 à 38 J/THenviron 51 $

En face, le prix moyen de l’électricité industrielle aux États-Unis était d’environ 48 $ par MWh, relevait Luxor. Les machines les plus anciennes du tableau gagnaient donc à peine plus que leur facture d’électricité avant ce réajustement. Une nouvelle baisse d’environ 5,6 % de la production en bitcoins par machine ne leur laisse presque plus de marge à ce prix de l’énergie, sauf hausse du bitcoin. Les exploitants dans cette situation remplacent généralement leurs machines par des modèles plus récents, ou arrêtent de miner et revendent l’électricité, voire le site, à un acteur qui la paie plus cher.

Pourquoi tant de mineurs se tournent vers les centres de données d’IA

La comparaison qui inquiète le secteur porte sur le revenu par mégawatt. Dans « The Compute Competition », publié le 13 octobre, Hashrate Index a fait le calcul avec une électricité à 0,08 $ le kWh et un hashprice de 39,71 $ par PH et par jour.

  • Parcs d’ASIC bitcoin sous 14 J/TH : environ 135 $ par MWh ; machines de la classe S21 : environ 98 $ par MWh.
  • Un Antminer Z15 Pro sur Zcash : environ 773 $ par MWh.
  • Un GPU Nvidia H100 loué 2,92 $ de l’heure : environ 1 679 $ par MWh à 100 % d’utilisation, 1 175 $ à 70 % et 839 $ à 50 %.
  • Le même H100 loué 2,00 $ de l’heure, utilisé à 80 % : environ 920 $ par MWh.

L’investissement nécessaire est tout aussi déséquilibré. Hashrate Index estime le coût d’une capacité H100 neuve entre 18 et 23 millions de dollars par mégawatt, contre 3,2 à 5,8 millions pour des Z15 Pro. Une capacité H100 reconditionnée revient moins cher, autour de 13 millions par mégawatt. Le site se garde pourtant de conseiller aux mineurs de basculer. Passer des ASIC aux GPU, écrit-il, revient à faire « un pari sur le maintien de ces deux chiffres à un niveau élevé », à savoir le taux d’utilisation et le prix de location.

Certains ont déjà fait ce pari. Le lundi 12 octobre, SWI Group, coté à Amsterdam, a annoncé une levée de 800 millions d’euros sur la base d’une valorisation de 6,1 milliards d’euros pour financer de l’énergie et de la puissance de calcul, a rapporté Blockhead. Le projet prévoit notamment de convertir Genesis Digital Assets, un mineur de bitcoin autrefois soutenu par FTX, du minage vers l’IA et le HPC. Alameda Research, la branche de trading de FTX, avait investi environ 1,15 milliard de dollars dans Genesis à partir de 2021. L’entreprise dispose de plus de 1,3 GW de raccordements au réseau, en service ou autorisés, répartis sur 15 sites, notamment au Texas, dans les Carolines et en Suède. SWI cède par ailleurs trois petits sites de minage au Kazakhstan.

SWI n’est pas un cas isolé. Plusieurs mineurs cotés aux États-Unis ont signé d’importants contrats d’hébergement ou de calcul depuis 2025 : Core Scientific avec CoreWeave, IREN avec Microsoft (un contrat de cinq ans et 9,7 milliards de dollars pour de la capacité Nvidia GB300, annoncé le 3 novembre 2025, selon Reuters), TeraWulf avec Fluidstack et Applied Digital avec CoreWeave. Un contrat signé n’est pas encore du chiffre d’affaires, toutefois. Dans son rapport sur le minage du deuxième trimestre, daté du 15 septembre, CoinShares recensait plus de 100 milliards de dollars de carnet de commandes IA et HPC déclaré chez les mineurs qu’il suit, pour seulement 1,1 milliard de revenus annualisés environ. Plus de 4 GW de capacité étaient sous contrat, mais seuls quelque 550 MW étaient facturés.

Illustration d'une pioche, d'un robot, d'une prise électrique, d'une baie de serveurs et de billets
Plusieurs mineurs réorientent leur électricité du bitcoin vers le calcul pour l’IA, plus rémunérateur par MWh sur le papier.

Le lien avec la difficulté joue dans les deux sens. Chaque mégawatt qui quitte le minage de bitcoin pour l’IA retire du hashrate et, au réajustement suivant, rend le minage un peu plus facile pour ceux qui restent. La hausse d’octobre montre l’inverse : pour l’instant, il arrive plus de machines qu’il n’en part.

Difficulté de minage : comment le protocole la réajuste tous les 2 016 blocs

Le bitcoin est sécurisé par la preuve de travail : les mineurs cherchent un nombre qui, combiné aux données du bloc, produit une empreinte (hash) inférieure à une cible. La difficulté mesure la petitesse de cette cible, et donc le nombre moyen d’essais nécessaires.

Tous les 2 016 blocs, soit environ toutes les deux semaines, chaque nœud la recalcule. La règle compare le temps réellement mis par ces 2 016 blocs aux 20 160 minutes prévues. S’ils sont arrivés plus vite, la difficulté augmente en proportion. Plus lentement, elle baisse. Un réajustement ne peut pas multiplier ou diviser la difficulté par plus de quatre. Résultat : les blocs arrivent en moyenne toutes les 10 minutes, quelle que soit la puissance qui rejoint ou quitte le réseau.

Pour les détenteurs de bitcoins, deux conséquences en découlent. Le calendrier d’émission ne s’accélère pas quand les mineurs ajoutent des machines, puisque la difficulté absorbe ce surcroît de puissance. Et une difficulté plus élevée signifie qu’un attaquant aurait besoin de davantage de puissance pour réécrire les blocs récents. Les débutants trouveront les bases dans notre guide pour comprendre le Bitcoin.

Ce qu’il faut en retenir en France et en Europe

Aucune règle française ne vise spécifiquement l’activité de minage, et l’AMF ne s’est pas exprimée sur le sujet. Le régulateur encadre les prestataires de services sur crypto-actifs, pas les fermes de minage. À l’échelle de l’Union, le règlement MiCA oblige ces prestataires à publier des indicateurs de durabilité sur les mécanismes de consensus des actifs qu’ils proposent, ce qui couvre la consommation d’énergie de la preuve de travail. Un épargnant français qui achète du bitcoin sur une plateforme agréée doit donc pouvoir consulter ces informations.

L’opération de SWI Group est aussi une affaire européenne : une société cotée à Amsterdam, qui lève ses fonds en euros, paie pour transformer un mineur de bitcoin en opérateur d’IA. Pour le lecteur français, la hausse de la difficulté n’a pas d’effet direct sur le prix payé en euros. Elle pèse en revanche sur la santé financière des mineurs, et donc sur les ventes de bitcoins qu’ils doivent parfois réaliser pour couvrir leurs coûts.

Ce qui reste inconnu, et les prochaines dates

Plusieurs éléments manquent. Personne n’a dit qui avait ajouté le hashrate. Le hashrate lui-même n’est qu’une estimation. Le hashprice postérieur au réajustement n’avait pas été publié dans une source ouverte samedi matin. Hashrate Index a diffusé le 16 octobre un rapport de projections pour le quatrième trimestre, que Coindaro n’a pas pu consulter.

Le prochain réajustement aura lieu au bloc 973 728. À 06 h 59 UTC le 17 octobre, mempool.space le prévoyait pour tôt le vendredi 30 octobre, avec une variation projetée de +1,89 % après seulement 113 des 2 016 blocs de la période (temps moyen par bloc de 9 minutes 45 secondes à ce stade). Cette première estimation peut varier fortement. Bitcoin.com, qui écrivait quelques blocs après le début de la période, évoquait une échéance « vers le 28 octobre » et un chiffre bien plus élevé, susceptible selon lui de beaucoup bouger.

Plus loin, la courbe à terme de Luxor laissait entrevoir une difficulté d’environ 147,1 T en février 2027. D’ici là, la décision de la Réserve fédérale américaine des 27 et 28 octobre fera bouger le cours du bitcoin, et avec lui la valeur en dollars du hashprice. Les mineurs cotés publieront leurs résultats du troisième trimestre entre fin octobre et novembre : le poids de leurs revenus IA et HPC dira jusqu’où la bascule est allée. Le bilan d’octobre de Luxor, attendu début novembre, donnera le premier mois complet de données après ce réajustement.

Sources

  1. mempool.space: Bitcoin mining dashboard (difficulty adjustment, hashrate and pools) mempool.space
  2. Bitcoin.com News: Bitcoin Mining Difficulty Jumps 5.92% in Third-Largest Hike of 2026 news.bitcoin.com
  3. Hashrate Index: Luxor Hashrate Lookback Series, September 2026 hashrateindex.com
  4. Hashrate Index: The Compute Competition hashrateindex.com
  5. Blockhead: SWI Group raises EUR800M to turn FTX-backed bitcoin miner Genesis Digital into AI data centres blockhead.co
  6. CoinShares: Bitcoin mining report, Q2 2026 coinshares.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *