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Qu’est-ce qu’Ethereum ? Le guide pour débuter

Qu’est-ce qu’Ethereum ? Smart contracts, gas, staking et couches 2 expliqués simplement, dates clés de 2015 à Fusaka, usages et risques pour bien débuter.

Débutant 9 min de lectureMis à jour À lire d'abord : Qu’est-ce que la blockchain ? Le guide pour débuter, Qu’est-ce que le Bitcoin ? Le guide pour débuter
Globe et nœuds connectés illustrant les paiements crypto mondiaux
Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’Ethereum, précisément ?
  2. Comment fonctionne Ethereum ?
    1. Comptes et transactions
    2. Les smart contracts et l’EVM
    3. Le gas : payer le calcul
    4. La preuve d’enjeu et les validateurs
    5. Les réseaux de couche 2
    6. L’offre d’ether
  3. Ethereum et Bitcoin : les principales différences
  4. Une brève histoire d’Ethereum
  5. À quoi sert Ethereum ?
  6. Les risques d’Ethereum
  7. Comment débuter avec Ethereum en sécurité
  8. À retenir

Ethereum est une blockchain décentralisée qui exécute des programmes appelés smart contracts (contrats intelligents), sans entreprise aux commandes. Sa cryptomonnaie, l’ether (ETH), paie les frais de transaction et sécurise le réseau grâce au staking. Lancé en juillet 2015, Ethereum accueille la majorité des applications de finance décentralisée, des stablecoins et des NFT.

Si le Bitcoin est une monnaie numérique, Ethereum est souvent présenté comme un ordinateur mondial partagé. Ce guide explique ce qu’est Ethereum, comment smart contract holding reserves of two or more tokens, supplied by users, that a decentralized exchange uses to execute trades automatically at a price set by a formula.">pool diverge, compared with simply holding the same tokens in a wallet. It becomes permanent when the provider withdraws.">il fonctionne, les dates clés de son histoire, ses usages, ses risques et comment faire vos premiers pas en sécurité.

Qu’est-ce qu’Ethereum, précisément ?

Ethereum, c’est trois choses à la fois. Un réseau de milliers d’ordinateurs qui conservent la même copie d’une blockchain. Une plateforme sur laquelle chacun peut déployer du code utilisable par tous. Et une monnaie, l’ether, indispensable pour payer chaque action sur le réseau.

Le projet a été proposé dans un livre blanc rédigé fin 2013 par Vitalik Buterin, alors programmeur de 19 ans qui écrivait sur le Bitcoin. Son idée : plutôt qu’une blockchain qui ne suit que des paiements, en créer une dotée d’un vrai langage de programmation, pour que les développeurs puissent y bâtir n’importe quelle application. Les faits essentiels sur la cryptomonnaie figurent sur notre fiche Ethereum (ETH).

Comment fonctionne Ethereum ?

Comptes et transactions

Ethereum compte deux types de comptes. Les comptes utilisateurs sont contrôlés par une clé privée conservée dans un portefeuille. Les comptes de contrat sont pilotés par leur code. Une transaction peut envoyer de l’ETH d’un compte à un autre ou appeler une fonction d’un contrat, par exemple « échanger 100 USDC contre de l’ETH ».

Les smart contracts et l’EVM

Un smart contract est un programme stocké sur la blockchain. Une fois déployé, il s’exécute exactement comme il a été écrit, et chacun peut lire son code. Tous les nœuds exécutent les contrats dans le même environnement, l’Ethereum Virtual Machine (EVM), et obtiennent donc le même résultat. De nombreuses autres blockchains ont adopté l’EVM : c’est pourquoi un même portefeuille fonctionne souvent sur plusieurs réseaux.

Le gas : payer le calcul

Chaque opération consomme un peu de puissance de calcul, mesurée en « gas » et payée en ETH. Ces frais de gas empêchent le spam et rémunèrent les validateurs. Depuis la mise à jour London du 5 août 2021, chaque transaction paie des frais de base qui sont brûlés, c’est-à-dire détruits, plus un pourboire facultatif. Quand le réseau est encombré, les frais de base augmentent.

La preuve d’enjeu et les validateurs

Depuis le 15 septembre 2022, Ethereum est sécurisé par la preuve d’enjeu (proof of stake). Des validateurs bloquent de l’ETH en garantie (32 ETH pour faire tourner son propre validateur), puis proposent et confirment les blocs. Un nouveau créneau s’ouvre toutes les 12 secondes. Les validateurs honnêtes sont récompensés ; ceux qui enfreignent les règles perdent une partie de leur mise, une sanction appelée slashing. Les petits porteurs peuvent participer via des pools ou des plateformes de staking, avec des risques supplémentaires.

Les réseaux de couche 2

La chaîne principale d’Ethereum traite un nombre limité de transactions, d’où des frais parfois élevés. Les réseaux de couche 2 (layer 2) comme Arbitrum, Optimism ou Base traitent les opérations à part, puis publient des données compressées sur Ethereum pour en hériter la sécurité. Les mises à jour de mars 2024 (Dencun) et de décembre 2025 (Fusaka) ont fortement réduit le coût de cette publication, et donc les frais sur ces réseaux.

L’offre d’ether

Contrairement au bitcoin, l’ether n’a pas d’offre maximale fixe. De nouveaux ETH sont émis pour les validateurs, tandis que les frais de base brûlés retirent des ETH de la circulation. Selon l’activité du réseau, l’offre totale peut légèrement augmenter ou diminuer.

Ethereum et Bitcoin : les principales différences

  • Objectif : le Bitcoin vise à être une monnaie numérique solide ; Ethereum est une plateforme généraliste pour applications.
  • Offre : le bitcoin est plafonné à 21 millions ; l’ether n’a pas de plafond fixe, et une partie des frais est brûlée.
  • Sécurité : Bitcoin repose sur la preuve de travail et les mineurs ; Ethereum sur la preuve d’enjeu et les validateurs.
  • Rythme : un bloc Bitcoin arrive environ toutes les 10 minutes ; un créneau Ethereum toutes les 12 secondes.
  • Évolution : les deux évoluent par propositions ouvertes, mais Ethereum change plus vite, avec une à deux mises à jour par an environ.

Une brève histoire d’Ethereum

La liste complète des mises à jour figure sur la chronologie officielle d’ethereum.org. Les étapes essentielles :

  • Fin 2013 : Vitalik Buterin fait circuler le livre blanc d’Ethereum.
  • Juillet à septembre 2014 : une prévente publique lève l’équivalent d’environ 18 millions de dollars en bitcoins pour financer le développement.
  • 30 juillet 2015 : lancement du réseau, dans une première version baptisée Frontier.
  • Juin à juillet 2016 : un attaquant détourne des millions d’ETH de The DAO, un fonds d’investissement sous forme de contrat. Le 20 juillet 2016, la communauté annule le vol par un hard fork ; ceux qui le refusaient ont conservé la chaîne d’origine, devenue Ethereum Classic.
  • 2017 : explosion des ICO (levées de fonds en cryptos), pour la plupart fondées sur le standard de jeton ERC-20 d’Ethereum.
  • 1er décembre 2020 : lancement de la Beacon Chain, la chaîne en preuve d’enjeu d’Ethereum, d’abord en parallèle.
  • 15 septembre 2022 : The Merge. Ethereum passe à la preuve d’enjeu et réduit sa consommation d’énergie d’environ 99,95 %, selon l’Ethereum Foundation.
  • 12 avril 2023 : la mise à jour Shapella permet aux stakers de retirer leurs ETH.
  • 13 mars 2024 : Dencun introduit les « blobs », un espace de données bon marché destiné aux couches 2.
  • 23 juillet 2024 : les premiers ETF au comptant sur l’ether commencent à coter aux États-Unis.
  • 7 mai 2025 : Pectra porte la mise maximale par validateur à 2 048 ETH et ouvre aux comptes classiques des fonctions de portefeuille intelligent.
  • 3 décembre 2025 : Fusaka active PeerDAS, une technique qui permet aux nœuds de vérifier les données des rollups sans tout télécharger.

En octobre 2026, les développeurs testent la prochaine mise à jour, Glamsterdam, dont la date d’activation sur le réseau principal n’est pas encore fixée.

À quoi sert Ethereum ?

  • La finance décentralisée (DeFi) : prêter, emprunter et échanger via des protocoles en smart contracts, sans banque ni courtier.
  • Les stablecoins : une grande partie des jetons indexés sur le dollar, comme l’USDC et l’USDT, circulent sur Ethereum et ses couches 2, de même que des stablecoins en euros.
  • Les actifs tokenisés : des gérants émettent des parts de fonds et des obligations sous forme de jetons sur Ethereum.
  • Les NFT et la propriété numérique : des jetons uniques représentant une œuvre, un billet, un objet de jeu ou un nom de domaine.
  • Le staking : les détenteurs bloquent de l’ETH pour sécuriser le réseau et perçoivent une rémunération variable.

Les risques d’Ethereum

  • Volatilité : le cours de l’ETH peut chuter brutalement, souvent plus que celui du bitcoin lors des baisses de marché.
  • Failles de smart contracts : le code fait loi, jusqu’à ce qu’il soit faux. Des failles dans des contrats et des ponts entre blockchains ont permis des vols de centaines de millions de dollars.
  • Hameçonnage et autorisations piégées : signer une transaction sur un faux site peut donner à un « drainer » le droit de vider votre portefeuille. Vérifiez toujours ce que vous signez.
  • Frais : aux heures de pointe, une simple opération sur la chaîne principale peut coûter plusieurs euros, voire davantage.
  • Risques du staking : slashing, délais de retrait et risque propre à la plateforme ou au protocole utilisé.
  • Concurrence et réglementation : d’autres blockchains visent les mêmes usages, et les règles sur la DeFi et le staking évoluent encore.

Comment débuter avec Ethereum en sécurité

  1. Apprenez les bases. La documentation officielle d’ethereum.org, disponible en français, explique la preuve d’enjeu et la feuille de route en termes simples.
  2. Achetez sur une plateforme agréée. Choisissez un prestataire disposant d’un agrément MiCA, comme expliqué dans notre guide pour acheter des cryptos. Commencez avec une petite somme, par exemple 50 €, et n’investissez que ce que vous pouvez perdre.
  3. Créez un portefeuille en auto-conservation. Pour utiliser des applications, il vous faut un portefeuille. Notez sa phrase de récupération sur papier et ne la communiquez jamais.
  4. Essayez une couche 2. Les frais y sont généralement de quelques centimes : l’endroit idéal pour apprendre à moindre coût.
  5. Vérifiez avant de signer. Enregistrez en favoris les applications de confiance, lisez chaque demande de votre portefeuille et révoquez régulièrement les autorisations de jetons devenues inutiles.
  6. Passez au matériel pour les grosses sommes. Un portefeuille matériel garde vos clés hors ligne et vous fait confirmer chaque transaction sur l’appareil.

À retenir

  • Ethereum est une blockchain programmable lancée le 30 juillet 2015 ; sa monnaie est l’ether (ETH).
  • Les smart contracts tournent sur l’EVM, et chaque action coûte du gas, payé en ETH.
  • Depuis The Merge de septembre 2022, ce sont des validateurs qui sécurisent le réseau en bloquant de l’ETH, et non plus des mineurs.
  • Les couches 2 absorbent l’essentiel de l’activité courante à moindre coût, grâce notamment aux mises à jour Dencun et Fusaka.
  • Ethereum fait tourner la DeFi, les stablecoins et les actifs tokenisés, mais failles, hameçonnage et volatilité sont des risques bien réels.

Sources

  1. Ethereum Whitepaper - ethereum.org ethereum.org
  2. Timeline of all Ethereum forks - ethereum.org ethereum.org
  3. The Merge - ethereum.org ethereum.org
  4. Fusaka Mainnet Announcement - Ethereum Foundation Blog blog.ethereum.org
  5. Ethereum - Wikipedia en.wikipedia.org
Rédaction de Coindaro

Qui a écrit cet article

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