Capitalisation 2,74 T $ −6,37 % sur 24 heuresVolume 24 h 80,64 Md $Dominance BTC 59,5 %ETH 10,6 %Fear & Greed 68 AviditéCryptos 22 442

Conférences Nigeria

Nigeria Blockchain & AI Week 2026 à Lagos : programme, billets et règles crypto

→

Programmé En présentiel

Commence dans

Silhouette d’une ville avec une foule, un calendrier, une pièce et un drapeau uni

À propos de l'événement

La Nigeria Blockchain and AI Week 2026 se tient le vendredi 6 et le samedi 7 novembre 2026 au Landmark Event Centre, sur Victoria Island, à Lagos. L’entrée au sommet est gratuite, sur inscription en ligne. L’événement est organisé par le média crypto Coin News Extra avec la Fintech Association of Nigeria (FintechNGR). Il s’agit de la sixième édition selon les organisateurs, et elle dure deux jours ; une fiche d’événement de 2025 décrit celle de l’an dernier comme une journée unique.

Le moment est singulier pour le Nigeria. Le pays figure parmi les marchés crypto les plus actifs du monde, mais ses règles sont encore en cours d’écriture, et la seule session consacrée à la réglementation n’a, pour l’instant, aucun intervenant nommé.

Programme de la conférence crypto de Lagos : agents IA, stablecoins et pitchs de start-up

L’annonce publiée en septembre par Coin Edition donne pour thème 2026 « Agenda 2036 », un titre qui parle de bâtir une économie numérique africaine de mille milliards de dollars, au croisement de l’IA, de la blockchain et des stablecoins. Le site officiel détaille les sujets : agents d’IA, paiements fondés sur des stablecoins, finance décentralisée dans ses formes récentes, infrastructures Web3 et politiques publiques pour l’économie numérique nigériane. Les formats mêlent keynotes, tables rondes, ateliers, pitchs de start-up et réseautage.

Le programme publié, en heure de Lagos (WAT, UTC+1), se lit ainsi. Le jour 1 s’ouvre à 9 h 00 avec une keynote sur l’état de la blockchain en Afrique, sur la scène principale. De 10 h 30 à 13 h 30, une table ronde sur la DeFi dans les marchés émergents se tient en salle A, pendant que la salle B accueille un atelier sur la création d’agents d’IA pour des usages concrets. Une conversation au coin du feu intitulée « Crypto Regulation : What Nigeria Gets Right » suit à 14 h 00, puis le premier tour d’un concours de pitchs de start-up à 16 h 00.

Le samedi est réservé au hackathon et aux pitchs. Les équipes se forment à 9 h 00 pour le hackathon, le concours de pitchs reprend à 10 h 30 sur une scène dédiée, une session de mise en relation avec des investisseurs s’ouvre à 12 h 00 et les finales des pitchs démarrent à 14 h 00. Les démonstrations et le jury du hackathon commencent à 16 h 00. Pour le jour 2, seules les heures de début sont indiquées.

Robot à côté d’un ordinateur portable, d’une petite fusée et d’un trophée
Le programme associe un atelier sur les agents d’IA à deux jours de concours de pitchs de start-up et à un hackathon.

Aucun intervenant n’est confirmé pour 2026. Le 19 octobre, la page des intervenants indiquait que la liste était toujours en cours d’annonce, et les candidatures d’intervenants étaient ouvertes. Les éditions précédentes ont accueilli des responsables comme le directeur de la Securities and Exchange Commission (SEC) nigériane et le président de FintechNGR, mais aucun n’est annoncé cette année. La page d’accueil invite les visiteurs à « échanger » avec des représentants de la Banque centrale du Nigeria (CBN) et d’autres régulateurs, sans dire qui viendra ni dans quel rôle.

Billets : sommet gratuit, gala payable en crypto

L’inscription au sommet de deux jours est gratuite sur Luma, via le lien du site officiel. Seul le dîner de gala et soirée de remise des prix du samedi 7 novembre, à partir de 19 h 00 WAT, est payant pour les visiteurs. D’après la page du gala (consultée le 19 octobre 2026), les places coûtent 100 $ (Regular), 150 $ (Startup and Innovators) ou 300 $ (VIP) par personne, réglables en USDT, BTC, ETH et plusieurs centaines d’autres cryptos via le prestataire NOWPayments. Chaque place comprend le repas et les boissons, et la page prévient que les places sont limitées. Les tarifs sont fixés en dollars ; nous ne les convertissons pas en euros, faute de taux du jour vérifié. Le code vestimentaire et les catégories de récompenses ne sont pas publiés.

Un paiement en crypto ne peut pas être annulé : n’achetez que depuis la page officielle du gala, jamais depuis un lien reçu par message privé. Notre guide comment éviter les arnaques crypto recense les pièges habituels. Les exposants disposent de forfaits de stand distincts, de 500 $ à 3 000 $ au tarif de lancement.

Infos pratiques : venir à Lagos depuis la France

Le lieu est le Landmark Event Centre, sur Victoria Island. La page 2026 ne donne pas d’adresse postale ; une fiche d’événement de 2025 situait le même lieu au Plot 2 et 3, Water Corporation Drive. Les organisateurs n’ont nommé ni hôtel ni partenaire de transport, et aucune retransmission en direct n’est annoncée, même si l’édition complète de 2025 est disponible en replay vidéo sur le site.

Lagos reste à UTC+1 toute l’année. Quand l’Europe repassera à l’heure d’hiver le 25 octobre, Paris, Rome et Lagos partageront la même heure : la keynote de 9 h 00 sera donc aussi à 9 h 00 en France. D’ici là, Lagos a une heure de retard sur Paris. L’événement ne publie pas d’heure de clôture ; Coindaro le liste comme couvrant les deux journées entières. Les voyageurs de l’Union européenne doivent vérifier les règles de visa auprès de l’ambassade du Nigeria et consulter les conseils aux voyageurs du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères avant de réserver.

Combien de visiteurs ? Deux chiffres qui ne concordent pas

La page d’accueil de l’organisateur revendique « 10 000+ » participants venus du monde entier, plus de 50 intervenants et des visiteurs de plus de 20 pays. Ces chiffres ne sont pas datés et ne se rattachent à aucune édition. L’annonce de Coin Edition, elle, dit que l’édition 2026 attend plus de 3 000 participants et 50 exposants. Nous n’avons trouvé aucun décompte indépendant de l’édition 2025, que la fiche d’un événement date d’un seul jour, le 9 octobre 2025, au même endroit et en marge de la Nigeria Fintech Week.

Le site affiche les logos de sponsors passés, dont Binance, Mastercard, Interswitch et le stablecoin en naira cNGN. Ils sont présentés comme anciens sponsors, et aucun sponsor ni partenaire média 2026 n’est encore nommé.

Cryptomonnaies au Nigeria : la réglementation en 2026, ce qui est établi

Le Nigeria se classait sixième au monde dans l’indice mondial d’adoption des cryptomonnaies 2025 de Chainalysis, publié le 2 septembre 2025 et portant sur l’année jusqu’en juin 2025. Il arrivait troisième pour l’usage de la DeFi. Chainalysis a aussi mesuré une hausse de 52 % sur un an de l’activité on-chain en Afrique subsaharienne. Une grande partie de cette activité passe par des jetons adossés au dollar ; notre guide qu’est-ce qu’un stablecoin explique leur fonctionnement.

Le cadre juridique a évolué vite. La SEC indique sur son site que le président Bola Tinubu a promulgué l’Investments and Securities Act 2025, qui abroge la loi de 2007. Selon Mariblock, le 2 avril 2025, ce texte reconnaît légalement les cryptos et traite les actifs numériques comme des valeurs mobilières placées sous la supervision de la SEC. Les sources divergent sur la date exacte de la signature en mars 2025.

Côté agréments, Techpoint Africa a rapporté en août 2024 que la SEC avait donné aux plateformes Busha et Quidax une approbation de principe, première étape vers l’enregistrement complet. Le 19 octobre 2026, la liste des opérateurs fintech de la SEC, une page datée de mai 2025, montrait toujours les deux sociétés comme plateformes d’actifs numériques dans son Accelerated Regulatory Incubation Program (ARIP), la filière des acteurs déjà actifs avant les règles crypto de 2022, et non comme opérateurs pleinement enregistrés.

La dernière étape date de juillet. Le 17 juillet 2026, Tinubu a signé le Presidential Executive Order on Virtual Assets Coordination, 2026, selon une déclaration de son conseiller Bayo Onanuga relayée le jour même par la radio d’État Voice of Nigeria et par Nairametrics. Le texte crée un Virtual Asset Council présidé par la CBN, avec le Nigeria Revenue Service et la SEC comme vice-présidents, et la cellule de renseignement financier ainsi que le bureau du conseiller à la sécurité nationale comme membres. Un Virtual Asset Office, rattaché à la banque centrale, traite les demandes et les déclarations. Le décret ne crée aucun nouveau régulateur : les actifs qui sont des valeurs mobilières restent à la SEC, tandis que les services de paiement, de règlement et de conservation pour les autres actifs virtuels relèvent de la CBN. La CBN doit ouvrir un bac à sable réglementaire et le service des recettes publier une politique fiscale. Le conseil disposait de 30 jours pour élaborer un cadre de mise en œuvre ; nous n’avons trouvé aucune information indiquant qu’il a été publié.

Marteau de juge à côté d’un bâtiment de banque, d’un bouclier coché et d’un globe
Le décret de juillet 2026 place les règles crypto du Nigeria sous un conseil présidé par la banque centrale, avec la SEC comme vice-présidente.

Pour les lecteurs français, le contraste vient du règlement unique européen décrit dans notre guide MiCA, supervisé en France par l’AMF. Le Nigeria construit le sien par plusieurs agences à la fois, et la conversation du 6 novembre est l’endroit où ce chantier pourrait s’exposer en public, si des responsables montent sur scène.

Ce qu’on ne sait pas encore

Au 19 octobre 2026, à dix-huit jours de l’ouverture, les organisateurs n’ont nommé ni intervenants, ni heures de fin de session, ni heure de clôture, ni régulateurs présents, ni sponsors pour 2026, et n’ont annoncé aucune retransmission. Les catégories de récompenses du gala manquent aussi. Pour suivre d’autres rendez-vous africains, comparez avec la Africa Bitcoin Conference 2026 de notre calendrier. L’inscription reste ouverte sur le site officiel.

En lien