TUM Blockchain Conference 2026 (29-31 octobre, Munich) : recherche, banques et hackathon de 30 heures
→ (Europe/Berlin)
Programmé En présentiel
Commence dans
À propos de l'événement
La TUM Blockchain Conference 2026 se tient du 29 au 31 octobre 2026 à la House of Communication, Friedenstrasse 24, dans le quartier de Werksviertel à Munich. Elle est organisée par le TUM Blockchain Club, une association à but non lucratif enregistrée et un club étudiant accrédité de l’Université technique de Munich, et il s’agit de la quatrième édition. Le format s’étoffe cette année. Le jeudi est une journée de recherche et de développeurs, le vendredi devient un Digital Assets Day destiné aux banques, aux superviseurs et aux grandes entreprises, et un hackathon Blockchain & IA de 30 heures se déroule du vendredi matin au samedi après-midi.
Un seul billet donne accès aux trois jours, d’après le site officiel de la conférence. Son bouton d’achat renvoie à la billetterie de l’organisateur sur Luma, qui affichait le 19 octobre 2026 quatre catégories : un billet étudiant à 9 €, sur présentation d’une carte d’étudiant ; un billet « self-funded » à 79 € pour ceux qui paient de leur poche, soumis à l’accord de l’organisateur ; l’entrée générale à 249 € ; et un billet VIP à 499 € qui ajoute l’accès au salon VIP et intervenants, la restauration et des événements parallèles. Le tarif early bird à 199 € a pris fin le 31 juillet, et aucune catégorie n’était affichée complète.
Programme de la TUM Blockchain Conference 2026 : le jeudi pour la recherche et les développeurs
La première journée, jeudi 29 octobre, commence à 09:00 heure locale (08:00 UTC) sur trois scènes baptisées Nakamoto, Turing et Hopper, avec le déjeuner à 12:45 et les dernières sessions à partir de 16:35, selon l’agenda publié. Felix Rihacek, président du TUM Blockchain Club, ouvre la journée sur la scène Nakamoto. L’organisateur qualifie le programme de version de travail, et plusieurs créneaux affichent encore « Titre à annoncer » ou « Intervenant à confirmer ».
La scène principale Nakamoto mêle marchés et réglementation. Per Möller de SwissBorg et Julian Ullrich de stabble se demandent si les plateformes centralisées et décentralisées convergent ou se font concurrence, et à 10:05 Andre Liesenfeld de Microsoft Germany s’intéresse à l’infrastructure cloud de l’économie des machines. À 10:50, un panel réglementaire technique avec Billy Rennekamp, la Dr Nina-Luisa Siedler de siedler legal et Ondřej Kovařík de l’European Ethereum Institute examine le code autonome face à la réglementation européenne. Les créneaux suivants portent sur la résolution des marchés de prédiction (11:35), un panel sur le capital-risque crypto (13:30), 1inch Aqua présenté par Vadim Fadeev (15:00), la confidentialité sur Solana (15:30) et un panel sur l’IA et la sécurité des smart contracts avec des intervenants d’Adevar Labs, Softstack et Iknaio (16:05).
La scène Turing est la scène académique. Vadim Lyubashevsky d’IBM Research Europe, chercheur en cryptographie à base de réseaux euclidiens, intervient à 11:20 sur un sujet qui n’est pas encore annoncé. Marek Sefranek de la TU Wien présente « Plonk Without Random Oracles », Andrew Zitek-Estrada de l’EPFL traite d’Arkworks post-quantique et des engagements de Merkle, et Gopi Kannappan rend compte de six mois de tentatives pour casser l’ECDSA sur un banc d’essai public. Sergey Shemyakov de L2BEAT demande comment rester privé sur une blockchain publique, et François-Xavier Wicht de l’Université de Berne parle du traçage éphémère de pièces. L’après-midi, Arman Kolozyan du CISPA présente une méthode indépendante du langage pour détecter les bogues dans les programmes de preuves à divulgation nulle (14:05), puis William Wang de l’Université de New York aborde la génération rapide de preuves pour des calculs booléens par lots (14:35). Une bonne part de ces sujets touche aux preuves à divulgation nulle de connaissance et au débat actuel sur l’informatique quantique et les signatures cryptographiques.
Hopper est la salle consacrée à la sécurité. Tarkan Yavas ouvre à 10:50 avec les compromissions de clés, les piratages de ponts et les limites des audits de sécurité. Nikita Eriashev se penche sur les portefeuilles matériels « après une année de piratages records » à 13:35, une session de 14:05 traite des actifs tokenisés d’Ondo, xStocks et Paxos, et Sveinn Valfells compare à 14:50 les rails de paiement européens aux géants mondiaux.

Digital Assets Day : banques allemandes, Bundesbank et MiCA 2.0
Le vendredi 30 octobre est une nouveauté. Le Digital Assets Day est piloté par Bundesblock, l’association allemande de la blockchain, et s’adresse aux responsables politiques, aux régulateurs, aux établissements financiers et aux entreprises. L’accueil commence à 08:00, les sessions durent jusqu’à 18:00 environ, et il y a de nouveau trois scènes : Main, Executive Forum et Future Stage.
La Main Stage s’ouvre à 09:10 avec Manfred Richels du Deutscher Sparkassen- und Giroverband sur l’état des actifs numériques en 2026. À 09:25, Christoph Hock d’Union Investment et Hagen Weiss de PwC Legal discutent de la task force franco-allemande sur l’avenir des marchés financiers. Franziska Huber de la Deutsche Bundesbank enchaîne à 09:45 avec une intervention intitulée « From Digital Euro to Stablecoin Rails », et un panel à 10:00 sur « The New Money Stack » réunit notamment Ramin Ghafari de Siemens et Henri de Jong de Quantoz. Simone Cortese de Fnality et Christian Bock de Talos abordent les marchés de capitaux à 11:10 ; Martin Kreitmair de Tangany et Niclas Voigt de Commerzbank parlent de conservation et d’identité à 14:55. Toujours sur la Main Stage, à 14:15, le Dr Lewin Boehnke de Crypto Finance (Deutsche Börse Group) participe à une session sur la construction de champions financiers européens dans les marchés germanophones, et à 16:15 une intervention porte sur l’EU Business Wallet et le « Deutschland Stack » comme infrastructure numérique publique.
Le créneau réglementaire arrive tard, à 16:35 : Alireza Siadat de Deloitte Legal, la Dr Mara Hartsperger de Baader Bank et la Dr Siedler traitent de MiCA 2.0, de DAC8, de DORA, de la fiscalité et de la compétitivité. Pour ceux qui veulent d’abord les bases, notre guide du règlement MiCA présente les règles actuelles, et le premier échange européen de données fiscales sur les cryptoactifs au titre de DAC8 est prévu le 30 septembre 2027.
L’Executive Forum a un tour plus industriel. Peter Busch de Bosch propose à 09:35 un point sur l’IA et la blockchain. À 11:00, Valerie von Lucke de Commerzbank, Bernhard Schweizer de SAP, Paul Wong de la Stellar Development Foundation, Victor Bergmann de Google Cloud et le Pr Philipp Maume de la TUM débattent des trésoreries d’entreprise et des paiements effectués par des agents d’IA. Michael Cyrus de DekaBank parle des consortiums bancaires européens à 13:25, et Alexander Höptner, directeur général d’AllUnity, lance à 13:55 un appel à l’action sur l’innovation.
La Future Stage réunit les sujets les plus inhabituels : un passeport numérique de produit, la tokenisation de l’acier avec SC Steelcoin, et Gerhard Wimmer de Skygate sur le jeton conforme à MiCAR d’une compagnie aérienne (11:40). À 14:40, David Kurz de Bitvavo, Charles Moussy de Bybit et Marco Bodewein de Bullish rejoignent Alireza Siadat pour débattre des champions et des retardataires parmi les institutions financières, et à 16:20 Florian Wimmer de Blockpit et Marie Christin Rinke s’opposent sur la fiscalité des cryptos en Allemagne et en Autriche. Le volet bancaire bouge déjà : voir notre article sur l’entrée de Deutsche Bank dans le registre MiCA et ses projets de conservation.

Hackathon Blockchain & IA : 30 heures, 12 000 € de prix en espèces
Le hackathon débute le vendredi 30 octobre à 09:00 et s’achève le samedi 31 octobre à 15:00, soit 30 heures, d’après le site du hackathon et la page de l’événement sur le site de la TUM. Le jury passe sur les stands des partenaires, et les gagnants sont annoncés lors de la cérémonie de clôture, qui commence à 17:30 le samedi. Certains annuaires mentionnent encore 32 heures et une cagnotte plus faible ; la page de l’organisateur fait foi.
L’organisateur annonce 4 000 € de la BSV Association, 6 000 € de Cardano et 2 000 € d’API3, soit plus de 12 000 € en espèces, auxquels s’ajoutent 16 000 € de crédits d’audit offerts par le TUM Blockchain Club. Les candidatures passent par tum.devfolio.co. Le site du hackathon n’indique ni conditions d’éligibilité ni frais. La page de la TUM précise que l’événement est ouvert à tous et ne demande aucune connaissance préalable. Des ateliers des sponsors BSV Association, Cardano et API3 sont prévus, dont les horaires restent à annoncer.
Intervenants et sponsors annoncés à ce jour
La page des intervenants comptait 105 noms le 19 octobre, contre 98 le 17 octobre, d’autres sont à venir et l’appel à intervenants reste ouvert. On y trouve notamment le Dr Lewin Boehnke de Crypto Finance (Deutsche Börse Group), la Dr Mara Hartsperger de Baader Bank, Patricia Albrecht de Solana Germany, Fabian Bormann de la Cardano Foundation, Radoslav Albrecht de Bitbond, Christoph Jentzsch de beel et Andre Liesenfeld de Microsoft Germany. Des noms comme Justin Drake ou Patrick Hansen, qui figurent sur certaines pages, sont des intervenants de 2025 et ne font pas partie de la liste 2026.
Cardano et Crypto Finance sont sponsors gold, Staking Facilities est sponsor silver, et le palier bronze comprend Adevar Labs, Cake Wallet, Fnality, Neodyme, Talos, Tangany et softstack. tokenforge parraine la piste consacrée à la tokenisation et Crystal Intelligence celle de la confiance institutionnelle. BTC-ECHO et la Digital Euro Association figurent parmi les partenaires médias et communautaires.
Événements parallèles à Munich autour de la conférence
La page des événements parallèles de l’organisateur en recense trois pour l’instant. Ethereum Munich #8 a lieu le mercredi 28 octobre de 18:30 à 21:30 au PATO, Königinstrasse 34 ; l’entrée est gratuite et la soirée se déroule en anglais, mais l’hôte valide chaque inscription, et le pickleball figure au programme de la soirée. DARTE Munich 2.0, une table ronde sur les enquêtes en matière de cryptoactifs organisée par siedler legal chez PwC Munich, se tient le jeudi de 14:00 à 18:00 et se fait uniquement sur invitation.
La Crypto Tax & Crime Konferenz 2026, organisée par Matthias Steger Consulting et AQ Forensics, se tient à la House of Communication le vendredi de 09:00 à 16:00. Elle est gratuite et en allemand, avec un nombre de places limité et sa propre inscription. Le billet de la conférence ne la couvre pas.
Billets et accès à la House of Communication depuis la France
Les billets se vendent sur la page Luma de l’organisateur, aux prix indiqués plus haut ; le billet « self-funded » doit être validé et le billet étudiant exige une carte d’étudiant en cours de validité. D’après la page du Digital Assets Day, les membres de Bundesblock peuvent demander une réduction à l’équipe de l’association. L’événement se tient uniquement en présentiel : nous n’avons trouvé ni diffusion en ligne ni billet virtuel.
Le lieu se trouve à environ 500 mètres de la gare München Ostbahnhof. Toutes les lignes de S-Bahn et le métro U5 s’y arrêtent ; prenez la sortie Friedenstrasse / Werksviertel. Depuis l’aéroport, la ligne S8 rejoint Ostbahnhof en 35 minutes environ et circule jour et nuit. L’organisateur ne donne aucun conseil d’hébergement.
Du Deutsches Museum à un format de trois jours
La première édition s’est tenue les 22 et 23 septembre 2023 au Deutsches Museum, avec plus de 50 conférences, tables rondes et ateliers répartis sur trois scènes et une salle d’ateliers, d’après BTC-ECHO à l’époque. L’édition 2024, de nouveau au Deutsches Museum les 12 et 13 septembre, avait été annoncée avec plus de 70 intervenants ; un message ultérieur de l’organisateur revendique plus de 1 000 participants et plus de 100 intervenants, et nous n’avons trouvé aucune explication à l’écart entre ces deux chiffres d’intervenants.
En 2025, la conférence a déménagé à la House of Communication (11 et 12 septembre). L’organisateur affirme aujourd’hui avoir réuni plus de 1 200 participants et 125 intervenants, avec 18 sponsors, 57 conférences et 12 panels. Ce sont ses propres chiffres ; nous n’avons trouvé aucun décompte indépendant. L’édition 2026 passe de septembre à fin octobre et ajoute le Digital Assets Day et le hackathon, deux formats que Bundesblock présente comme inédits. Ce que nous savons de l’affiche 2026 vient jusqu’ici de l’organisateur, d’agendas d’événements et d’un communiqué de presse sponsorisé.
Pourquoi l’agenda de Munich intéresse les lecteurs en France
Munich est à un vol court de Paris, mais le voyage n’est pas l’essentiel. Le programme du vendredi se lit comme une carte de ce que les caisses d’épargne allemandes, Commerzbank, DekaBank, la Bundesbank, Siemens, SAP et Bosch construisent sous MiCA : titres tokenisés, stablecoins, conservation, paiements entre machines. La session sur la task force franco-allemande relie directement le débat à Paris. La piste recherche du jeudi, avec la cryptographie à base de réseaux euclidiens et les bancs d’essai ECDSA, alimente la discussion sur le post-quantique.
Nous n’avons trouvé aucun intervenant ni aucune session africaine au programme.
Ce qui reste inconnu
L’heure de fin de la cérémonie de clôture ; les horaires des ateliers du hackathon ; les titres et les intervenants encore marqués à confirmer ; les conditions d’éligibilité du hackathon et d’éventuels frais ; la diffusion ou l’enregistrement des conférences. L’agenda peut encore changer avant le 29 octobre.






